Qui es-tu Aaron Maine (Porches)?

Tu fais tourner ?
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Email this to someone
email

Aaron Maine a répondu à quelques unes de nos questions à l’issue de sa prestation au PitchforkMusic Festival, on en sait plus sur ses projets et on a essayé comprendre un peu mieux cette personnalité atypique.

C’est la fin de votre tournée ?
Oui il nous reste un concert demain à Amsterdam et ensuite c’est terminé, après 5 semaines aux États Unis. C’était fun la tournée, mais je suis quand même content que ça se termine, de rentrer chez moi, voir mes amis et surtout faire de la musique. Ça fait 4 mois qu’on tourne, c’était cool, mais j’aime pas l’idée que ça prenne autant de temps, alors que je pourrais travailler sur mes musiques.

J’ai vu que tu avais enregistré presque tout ton album (Pool) chez toi, pourquoi avoir choisi cette option?
J’avais pas planifié ça mais j’ai eu un ordinateur pour la première fois depuis longtemps, j’ai emprunté une boîte à rythme et j’ai été emballé assez vite, j’ai acheté un programme d’enregistrement en ligne et ça a commencé à vraiment m’obséder, le fait d’enregistrer à la maison me permettait de tester pleins de choses.

Et tu penses que ça te plairait d’enregistrer ou produire des morceaux d’autres groupes de musique ?
Oui, j’y ai pensé, il y a l’EP de Franky Cosmos Fit Me In que j’ai produit, j’aime travailler avec d’autres personnes sur leur musique, c’est quelque chose qui m’intéresse.

Comment tu décrirais ton album « Pool » à quelqu’un qui ne te connaît pas ?
Hmm je dirais que c’est assez tonal, avec des sons électro…mais le mieux c’est qu’il l’écoute ! À lui de se faire une idée.

Quelles sont tes inspirations ?
Je dirais que c’est tout ce qui m’entoure, pas forcément de la musique. C’est quelqu’un que je vois, une photo, un magazine, un artiste que j’écoute, la vie de tous les jours en somme. Musicalement j’écoute beaucoup Arthur Russel, Blood orange, Solange, Neil Young ou Daniel Johnston, je pense qu’ils ont tous une influence sur ce que je fais.

Quand tu composes, tu commences par écrire les paroles ou bien la mélodie ?
Je commence par les paroles, j’écris beaucoup. Quand je sens que j’ai quelque chose qui sonne, j’essaie de trouver la bonne mélodie sur le piano ou à la guitare, quand j’ai un bon rythme et une bonne structure j’essaie de comprendre de quoi parle la chanson, basée sur les quelques lignes que j’ai écrites plus tôt, et je complète.

Tu faisais des études d’art, pourquoi as-tu finalement choisi de te tourner vers la musique ?
J’ai toujours voulu être musicien je crois, depuis mes 16 ans surtout mais je me sentais pas d’aller dans une école de musique, je voulais pas mélanger ma passion aux études. J’avais toujours été intéressé par la peinture, et l’illustration et je pense que ce que j’ai appris en école d’art m’a aidé d’une certaine manière, ça s’est transposé sur la musique que je crée. Je peins toujours occasionnellement mais c’est dur de trouver du temps pour ça, même si c’est quelque chose que j’aime toujours faire. Je pense que les couleurs, et les formes inspirent mon travail.

Aaron Maine Interview

Tu as un autre pseudonyme, Ronald Paris, tu peux m’en dire plus sur lui ?
Porches existe depuis 6 ans et il y a tellement de choses qui ont été faites, j’ai l’impression d’avoir tellement grandi, changé, évolué depuis que j’ai commencé que j’avais besoin de tourner la page, d’écrire un nouveau chapitre, et de m’éloigner de mon passé. Avoir Ronald Paris, c’est d’une certaine manière une façon de faire table rase, comme un nouveau départ, quand je joue solo en tant que Ronald Paris, c’est quand je sens que j’ai envie de faire quelque chose qui ne collerait pas à Porches, ça me donne une certaine liberté de création.

Et pourquoi choisir un pseudonyme ? Pourquoi pas jouer entant que Aaron Maine ?
Je pense que c’est juste plus fun d’ avoir comme un alter ego. Quand je suis sur scène le fait d’être Ronald Paris me permet de faire des choses que je ne ferais pas en tant qu’Aaron Maine. Ça m’amuse et je me sens plus confiant à l’idée de créer, d’expérimenter des choses, que si j’avais été « moi-même ».

Qu’est-ce qui attend Porches maintenant ?
On finit la tournée demain, on va rentrer, écrire, travailler, on a pleins d’idées. On va plancher sur un nouvel album et j’espère qu’on reviendra très vite à Paris !

Traduit de l’anglais