ENDZ : du bon son entre les doigts

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Le trio belge ENDZ sortait vendredi son premier album Shake, compilation de morceaux quelque part entre le futur et les 90’s. Des sonorités euphorisantes qui laissent présager de bonnes choses pour l’avenir du groupe.

« On a été très actifs séparément, dans d’autres projets » déclare Loïc b.o., guitariste et chanteur du collectif. « Après ça, on s’est retrouvés ensemble pour revenir à nos premières amours. » Des retrouvailles avec le rock indé aux influences très « années 90 », que le groupe assume pleinement. Aux côtés de Loïc, ce sont Fabrice (basse, chant) et Kévin (batterie, chant) qui complètent le trio haut en couleurs. Tous trois ayant respectivement fait leurs preuves dans des précédents projets : Flexa Lyndo, Austin Lace ou encore he died while hunting.

Des expériences qui les ont conduits à lancer ce nouveau groupe : ENDZ. La collaboration fera naître un premier clip début février, accompagnant le titre New Mistakes. On y découvre des images d’archives plutôt galactiques. Un visuel qui colle au titre euphorisant qui envoie en apesanteur.

Bon présage, ce morceau mettait en appétit dans l’attente de Shake, LP de sept titres aux différentes longueurs et influences. Tantôt plutôt rock vintage, tantôt dans des sonorités pop. Seule constante, des paroles toujours légères. Un choix revendiqué et assumé : « c’est sûr qu’on aime les morceaux qui peuvent te toucher comme ça immédiatement, les refrains qui t’arrachent le cœur », argumente Loïc. « Mais c’est très difficile à écrire, on ne prétend pas y arriver. On a pris le parti de rester dans des choses très légères, une écriture plutôt pop. » Le parti pris fonctionne. Dès le lancement de l’album, le morceau Angles & Curve reste dans la tête. S’en suivent les six autres titres tout aussi enivrants.

Au-delà de la qualité de cet opus, c’est un concept que propose ENDZ. Des rythmes aboutis et originaux. Une étrange sensation d’avoir plusieurs morceaux à la fois dans un seul titre. Impression qui s’explique par la manière originale de travailler du groupe : « Quand on répète, on improvise énormément. Après, on se réécoute et on se dit : « tiens, ces 2 parties colleraient bien ensemble », c’est comme ça qu’on fonctionne ». De mélodies composées comme un puzzle dont les 3 musiciens avouent encore avoir beaucoup de pièces sous le coude.

En bref, filez écouter Shake, premier album de ce trio détonnant, qui sera en concert le 7 mai aux Aralunaires et le 17 du même mois au Botanique. Après la bonne surprise de l’album, il nous tarde de les découvrir en live.

Photo : Jean-François Flamey

Doux rêveur à l’accent ravageur. Se laisse vibrer tant sur des rythmes endiablés que sur des mélodies mélancoliques, et en français, s’il-vous-plaît.