(EXCLU) Fantastic Mister Zguy nous emmène à NYC

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Vous avez certainement constaté qu’il a fait drôlement beau ces derniers jours. De son côté, l’anticyclone Fantastic Mister Zguy annonce la sortie de son premier album King Shrimp, gorgé de pop ensoleillée. Autant vous dire qu’à La Vague Parallèle, on ne croit pas aux coïncidences. Et comme une belle chose n’arrive jamais seule, on est ravi de partager avec vous en exclusivité le clip de New York City. De quoi aborder le week-end tout en chill et allégresse.

Vous êtes-vous déjà égaré dans les rues de la Grosse Pomme un après-midi d’été ? Si oui, cette douce vidéo vous rappellera des souvenirs. Dans le cas inverse, elle risque d’évoquer en vous l’idée de prendre le premier vol CDG – JFK. Il faut dire que l’esthétique dessinée par le réalisateur Thomas Delaporte, délicieusement naïve, colle parfaitement au style lo-fi de Fantastic Mister Zguy. On y découvre donc ce fameux Zguy accompagné de son acolyte Roro sous le soleil américain dans un clip ultra-référencé. Les deux compères croisent notamment la statue de la liberté, King Kong, Times Square, ses publicités foisonnantes et ses taxis, le havre de Central Park, les salles de concerts underground de l’East Village mais aussi et surtout Lou Reed, qui leur propose d’enregistrer un album avec Andy Warhol. La success-story est complète, Zguy accédant même au Graal New-Yorkais : avoir sa trogne affichée sur le mur d’une pizzeria, à côté d’autres célébrités telles que Marilyn Monroe ou David Bowie.

L’affiliation à Lou Reed et Andy Warhol n’est d’ailleurs pas gratuite, tant les arrangements semblent se situer à mi-chemin entre The Velvet Underground et Foxygen. Une musique douce et psychédélique qui contraste avec des paroles qui annoncent vouloir être “always in a hurry”. Et c’est là la meilleure représentation possible de New York City: une mégalopole à la fois grouillante d’individus pressés et peuplée de flânants rêveurs. Une ville où une certain détachement à la réalité est nécessaire afin de survivre à l’électricité stagnante, un constat résumé dans la phrase “I wanna play like all that lo-fis band performing in a cave, and watching the people burn, and say that I feel fine”. On a quelques doutes sur la syntaxe, mais l’image est limpide.

Un clip qu’on ne se lasse pas de revoir, et une chanson qui accompagnera désormais nos ballades diurnes. C’est peu dire que le minimalisme de Fantastic Mister Zguy apportera un vent de fraicheur aux playlists hivernales.