Le Grand Mix fête la pop française avec Le Pop Factory

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En 2018, la pop française se porte bien. Elle se porte même très bien, ne vous inquiétez pas pour elle. Portée par des artistes ambitieux, qui jouent avec les mots, les langues et les textures, qui s’approprient les codes pour mieux les distordre et offrir à ce courant un vent de fraîcheur bienvenu et nécessaire. Cette musique et ces groupes méritaient un événement à leur hauteur. et c’est désormais chose faite avec cette première édition du Pop Factory.

On ne va pas le cacher, on est des amoureux du Grand Mix de Tourcoing. Notre relation avec la salle est d’abord celle de spectateurs heureux de voir une salle de concert avec une programmation toujours ambitieuse, toujours défricheuse des talents et des ambiances du moment et à venir. On n’est donc pas étonné de les voir s’associer avec La Condition Publique pour créer un vrai moment, un espace pour mettre en avant une scène française qui n’en finit plus de cartonner et de redéfinir la pop dans tout ce qu’elle a de plus aventureux et varié. Voici donc venu le Pop Factory, mini-festival sur 3 jours qui réunit quelques uns des acteurs les plus cool du moment. La grande intelligence de cette édition, c’est que non seulement elle met en avant une programmation digne d’un match All-Star NBA, mais de manière à ce que chaque soir ait sa propre couleur en associant des groupes qui se mêlent facilement ensemble pour des soirées aussi identifiables qu’elles sont excitantes et harmonieuses.

On commence donc par le jeudi et on a déjà les yeux qui brillent et le cœur qui s’emballe. Une programmation 3 étoiles, avec des groupes qui modulent la pop et la transforment en terrain de jeu propice à l’évasion et au plaisir. Ça commence avec Grand Blanc qui a récemment redéfini les couleurs de sa musique avec un Image au mur qui ne cesse de nous enivrer. Le groupe a pris un virage bien plus organique et lumineux et on a hâte de voir vivre sur scène ces nouvelles chansons qui nous enchantent.

Pas le temps de niaiser que débarquera sur scène le nouveau héraut de cette scène pop. Son nouvel album Contretemps est un véritable labyrinthe dans lequel on se perd, on revient et qui nous hypnotise. Flavien Berger viendra mettre sa musique à notre service pour une performance qui s’annonce déjà dantesque, le garçon prenant un véritable plaisir à jouer avec sa musique pour la modifier, offrant à chacun de ses passages une performance unique et différente de la précédente. Bref, un concert de Flavien Berger est toujours unique et par conséquent, immanquable.

La soirée se terminera en apothéose avec les deux doux-dingues Agar Agar qui viennent de dévoiler leur premier et tant attendu premier album The Dog And The Future. A la fois mélancolique et dansante, la musique du duo prend une ampleur furieuse sur scène, portée par la folie et la charisme d’un groupe qui n’en finit plus de surprendre et d’exploser aux yeux du monde.

On embraye directement avec le vendredi qui risque fort de faire couler quelques larmes à l’auteur de ces lignes. Devenu une blague pour ses potes, l’amour qu’il porte à Clara Luciani et à sa musique n’est plus à prouver. En même temps, il faudra faire la fine bouche pour ne pas être percuté en plein cœur par une musique qui mêle l’intime à l’universel, qui touche du doigt l’émotion tout en ne se refusant pas un côté épique et parfois très rock. Sur scène, elle est accompagnée de musiciens qui donnent à sa musique une ampleur et une maitrise bienvenues. Bref, pour paraphraser un peu Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, « Clara est notre reine« .

Mais attention, si la madone fait briller nos yeux, ceux qui l’accompagnent n’ont pas à rougir de la comparaison. Il y aura tout d’abord la régionale de l’étape, notre Madonna à nous, Paprika Kinski. De retour d’une nouvelle tournée au Mexique, la jeune femme viendra nous faire danser des pieds à la tête. Basses rondes, synthé 80’s, la Lilloise développe une musique girl power, colorée et réjouissante. Elle sera sans doute une découverte pour certains, et on vous conseille de ne pas la louper. Pour accompagner ce duo féminin, c’est Thousand qui viendra compléter la programmation de ce vendredi. Si le nom sonne très américain, c’est bien en français que Stéphane Milochevitch s’exprime. Un phrasé entre chant et rap, des ambiances feutrées et variées entre Odezenne et Bashung, le garçon serait presque la définition de ce que doit être la pop en 2018, celle qui s’inspire de tout et qui ne se refuse rien, une image de la pop polythéiste loin des vieilles chapelles auxquelles on voudrait la raccrocher : on a hâte de découvrir ce Thousand en scène.

Il parait que le samedi 17 novembre sera noir. Noir comme le pétrole qui semble cristalliser toutes les attentions d’un peuple qui ne semble vouloir se révolter que lorsque son confort est mis en jeu alors qu’il y a bien d’autres choses qui nous donnent envie de casser les murs. Mais nous, ce 17 novembre, on fera fi de la politique et on continuera notre voyage dans la pop, on ira chercher le bonheur dans l’hédonisme et le plaisir de se retrouver avec des gens qui, comme nous, aiment la musique. Et autant dire que les amoureux de la musique seront comblés en ce samedi, avec quatre groupe que l’on suit et que l’on aime à La Vague Parallèle.

Il y aura d’abord deux de nos chouchous, lauréats du FAIR 2019, Chaton et Malik Djoudi. Le premier a déjà eu plusieurs vies, mais c’est avec ce projet aussi personnel qu’onirique que le garçon a pris le devant de la scène en otage. Un mix entre égotrip, dub et chanson française : c’est sur un terrain où tout est Possible, qu’on attend Chaton de pied ferme.

L’élégance est un mot qui colle parfaitement à Malik Djoudi, lui qui fait jouer ses machines modernes pour faire couler nos larmes. Classieuse, émouvante et évidente, la musique de Malik Djoudi nous obsède autant qu’elle nous marque. En duo sur scène, il offre un moment suspendu par la grâce et la beauté, aux ambiances aussi planantes que cinématographiques.

Minimalisme et voix de velours, c’est un peu les deux lignes directrice de la musique de Vendredi Sur Mer. Une voix posée, une nonchalance assumée qui marque et interpelle, Charline Mignot est une jeune femme de son époque, frondeuse et fière. Tout en poésie, elle déclame à la première personne un univers à la fois réaliste et onirique qui colle à la peau. Jamais niaise et toujours vraie, Vendredi Sur Mer est une des belles promesses de la pop française version 2018.

Finir en beauté, c’est ce qu’il fallait pour cette première édition du Pop Factory. Quand on pense à ce renouveau de la pop française, l’un des premiers noms qui nous vient en tête est assurément celui de The Pirouettes. Le couple-duo a récemment dévoilé son nouvel album Monopolis et si les voix de Léo et Vickie se mêlent toujours avec autant de bonheur, ils ont décidé d’assumer les ambitions de leur musique. Plus ample, plus produit et fatalement très différent de leur premier effort, les jeunes gens modernes s’amusent de leur statut et de leur situation, brouillant habilement les pistes entre fiction et réalité dans des textes aussi intimes que mis en scène. Une bien belle manière d’achever ces trois jours pendant lesquels la pop nous aura fait rêver, danser, rire et pleurer.

Comme on est fan de l’événement, on a décidé de vous y emmener avec nous, mais pas que… Alors pour célébrer la pop dans toutes ses variations, voilà ce qu’on vous offre :

1×2 places pour la soirée du jeudi avec Grand Blanc, Flavien Berger et Agar Agar
2×2 places pour la soirée du vendredi avec Clara Luciani, Thousand et Paprika Kinski
2×2 places pour la soirée du samedi avec The Pirouettes, Vendredi Sur Mer, Malik Djoudi et Chaton
1 vinyle et 1 CD dédicaces du nouvel album de Grand Blanc, Image au Mur
3 packs The Pirouettes comprenant un CD dédicacé de Monopolis, deux pins et des stickers

Pour tout ça, on vous donne rendez vous sur nos pages Facebook et Instagram.

Futur maître du monde en formation.
En attendant, chevalier servant de la pop francophone.