Le Point Éphémère sous le charme de Local Natives

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Ce jeudi soir l’accalmie gagne les bords du quai de Valmy. Après une journée entre le gris et la pluie, le soleil décide de pointer timidement le bout de son nez pour nous réchauffer un peu. Un signe du destin sans doute ou une m,anière guider notre chemin vers le Point Éphémère, où les Californiens de Local Natives venait ce soir là présenter leur nouvel album, Violet Street.

C’est donc dans le cadre intimiste du Point Éphémère que débarque sur scène le quintette de Los Angeles aux alentours de 21 heures. A notre entrée dans la salle, on réalise bien vite que celle-ci est trop petite pour eux. Tant mieux en un sens, car c’est dans ce genre de moments qu’on a la sensation d’assister à des moments d’exception et de communion entre des artistes et leur public. Ca n’aura pas manqué ce soir là. Il faut dire qu’après trois ans d’absence, on attendait de pied ferme Local Natives. Et il faut croire que l’attente est mutuelle, puisque le groupe nous a offert un concert vraiment beau, aussi intense que sensible qui a donné sa part belle aux morceaux de son nouvel album Violet Street. Ainsi, c’est sur les notes de Munich II que le groupe entre sur scène avant d’enchainer avec l’excellente Café Amarillo.

Sur scène, comme sur album, ce titre semble être un miroir de ce qu’est devenu le groupe en 2019 : un collectif soudé, qui vit bien ensemble et qui regarde dans la même direction. La preuve avec cet hommage appuyé Taylor et Kelcey à leur pote Ryan juste avant de jouer Dark Days. Pour le reste, le groupe a plongé dans son catalogue, nous permettant de découvrir en live des nouveaux titres qu’on aime déjà comme When I’m Gonna Lose You qui gagne encore plus en force sur scène ou les excellentes Megaton Miles et Garden Of Elysian. L’occasion aussi de vérifier qu’on fond toujours aussi facilement en larmes avec You & I et Heavy Feet, que Sun Hands et Breakers gagnent avec le temps leur galons de vrais classiques de la pop indé et que Sunlit Youth est vraiment un album sous estimé (pas par nous en tout cas) tant ses titres sont taillés pour la scène, la preuve avec Dark Days mais aussi la très belle Coins.

Pendant plus d’une heure vingt, le groupe n’a rien laché et a charmé son monde avec ses harmonies vocales classieuses et ses constructions musicales travaillé et efficace. Volubiles, le groupe n’hésite pas à s’adresser au public, tente le français et semble réellement heureux d’être la. Joli moment d’émotions aussi lorsqu’ils remercieront longuement La Blogothèque avant d’entamer la superbe Who Knows Who Care que tout le public reprendra en choeur avant de terminer avec la mélancolique Tap Dancer qui clôture aussi en beauté Violet Street. Terminé ? Pas complétement, les cinq garçons reviendront avec un titre du génial Gorilla Manor, l’incomparable Wide Eyes qui termine ce show en feu d’artifice.
Lorsqu’on sort de la salle, le ciel est clément, apaisé comme nous pouvons l’être après ce beau concert de Local Natives. On le regarde tranquillement en remontant le quai vers le métro, le cœur léger et le sourire encore au coin des lèvres. Ces garçons-là savent défintivement nous toucher et on a déjà repris rendez vous avec eux en septembre à La Maroquinerie.

 

Bonus : les photos de Alphonse Terrier