Lenparrot et l'Ensemble Philéas : un trop plein d'émotions

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Il est des artistes qu’on se doit de voir encore et encore sur scène. Et c’est le cas de Lenparrot (artiste nantais dont on a vanté le talent maintes et maintes fois) qui s’est présenté jeudi dernier à l’auditorium de Rezé aux côtés de l’Ensemble Philéas (dirigé par Vincent Dormieu, altiste) devant une salle comble et un public très impatient à l’idée d’être transporté par ses notes. 

C’est pendant près d’une heure trente que nous avons voyagé émotionnellement et musicalement, une heure trente pendant laquelle Romain Lallement – de son vrai nom – a interprété une version acoustique de son album And Then He (sorti en octobre 2017). Un album dont on a par ailleurs pu avoir un avant goût grâce aux version lives rassemblées dans The Boy With The String Quartet. Confortablement installés dans notre siège, c’est aux alentours de 20h30 que le voyage a débuté. Les premières notes de piano sont tombées suivies de celles du quatuor composé d’un violoncelle, d’un alto et de deux violons afin de créer une harmonie parfaite. Lenparrot s’ouvre et se confie alors à nous, joue ses titres où poésie et tendresse se rassemblent et se ressemblent. S’enchaînent donc ses titres tels que Masculine, Spidermouth ou encore Vincent, des versions acoustiques qu’on ne pourra oublier tant les mélodies de chacune d’entre elles nous auront captivés et touchés droit au cœur. Le public très réceptif que ce soit par les larmes ou par les applaudissements, souhaite que ce concert ne se termine jamais et que cet instant musical, ce jeudi soir, soit figé à jamais dans le temps.

 

Non mentionné au préalable, c’est pour une seconde fois que le public nantais se voyait présenter la pop de chambre de Lenparrot accompagnée de son quatuor à cordes. Pour l’occasion, le chœur des élèves du collège Pont Rousseau dirigé par Olivier Lavolé, professeur d’éducation musicale, a pu le rejoindre pour deux titres. La cohésion est telle que la musique ne cesse de prendre de sens à travers l’union presque parfaite entre les voix. Et puisque l’artiste ne fait pas les choses à moitié, il a fait d’une pierre deux coups en dévoilant au cours de cette soirée pour le moins intimiste, deux titres inédits que nous aurons sûrement le plaisir d’écouter dans son prochain album.

C’est alors que le concert touche à sa fin et que Lenparrot tente de dire au revoir à son public dont il a du mal à se séparer tant il lui offre deux rappels au cours desquels il joue (pour notre plus grand plaisir) nos titres coups de cœur tels que Monday Land ou encore Inner place à deux reprises. Des titres qui ont su rendre indéniables les capacités vocales du chanteur nantais, une voix au grain unique et aux aigus incomparables. Le clap de fin arrive alors, les frissons subsistent et l’émotion de même, la gorge est nouée mais le public comblé.