Nos cinq concerts du Main Square Festival 2018

Tu fais tourner ?
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Ce week-end, il a fait beau, il a fait chaud. Deux points qu’on avait rarement eu l’occasion d’avoir lors d’un week-end au Main Square Festival et qui ont ajouté un plus à ce week-end musical. Ce qu’on a l’habitude de voir, par contre, ce sont des shows puissants, uniques et qui apportent des sentiments divers. Sur ce week-end de 3 jours, on a donc décidé de vous parler de cinq concerts qui nous ont marqué, pour des raisons diverses mais qui nous font dire que la musique est un vecteur émotionnel unique dont on ne peut clairement pas se passer.

 

 

  • Okay Monday : Prendre sa chance. Quand on a gagné le tremplin du Main Square Festival, c’est un peu une sensation trouble qui nous envahit. Jouer dans ces conditions, sur une scène aussi grande peut être à double tranchant et peut marquer un tournant dans une carrière. L’appréhension ou le stress peuvent bloquer plus d’un groupe dans un moment comme celui-ci. Heureusement, ce ne fut pas le cas des Okay Monday. Le trio lillois, venu présenter son premier album I Love You Keep Driving, a fait ce qu’il fait de mieux : délivrer une prestation délicieuse à base de grosse guitare, de plaisir et de joie. La power pop qu’ils nous ont offert ce samedi en début d’après-midi a tapé dans le centre des oreilles de plus en plus nombreuses venues se présenter devant la scène de la green room. Une prestation carrée mais détendue, qui a enchainé les titres avec maitrise tout en n’oubliant pas de placer une bonne dose d’humour bienvenue dans ce genre de moment. En plus des tubes évidents du groupe, qu’on espère voir tourner un peu plus dans vos playlists, on retiendra l’excellente reprise du tube de Madonna, Like A Virgin. La preuve une nouvelle fois du potentiel musical du Nord-Pas-De-Calais et la preuve éclatante de la nécessité de la mettre en avant via ce genre de tremplin. Okay Monday, on vous aime.

 

  • Orelsan : L’intelligence. C’est le mot qui nous est tout de suite venu à l’esprit pendant les 1h15 de show du caennais le plus cool du moment. Car à bien y regarder, Orelsan a tout compris à ce que le fait d’être dans un festival, et d’y être tête d’affiche, signifie. Contrairement aux pauvres Depeche Mode (non, ici on ne se laisse pas guider par le potentiel culte d’un groupe, et on se permet de dire quand on a trouvé un show ennuyeux et limite ringard), le bonhomme a bien eu conscience que s’il attirait les foules, beaucoup de gens ne connaissaient que peu sa discographie. Il a donc resserré son set autour de son dernier album La Fête Est Finie et de ses tubes, nous offrant uniquement trois chansons issue de son second album, les tubes Raelsan, Le Chant des Sirènes et La Terre Est Ronde. Et autant le dire, la soirée fut belle, le bonhomme toujours plus charismatique nous a offert un vrai show, entre les tubes évidents que sont Basique et Bonne Meuf et les moments d’émotions avec Paradis et Notes Pour Trop Tard.
    Une nouvelle fois, ce qui nous aura le plus impressionné, comme lors de son incroyable show au Zénith de Lille, c’est la puissance et le talent de ses musiciens qui ajoutent une vraie plus value à un concert spectaculaire. La fête n’est pas finie, elle ne s’arrête jamais.

 

 

  • Jungle : On les attendait, on les attendait vraiment beaucoup et les Anglais de Jungle ne nous ont clairement pas déçu. Tout en blanc, nimbés de jeux de lumières monumentales, ils ont fait ce qu’ils font le mieux : nous faire danser. La musique de Jungle invite ainsi à l’abandon, à s’oublier dans leur son, dans cette basse si ronde et délicieuse, dans ce groove si facile et divin qu’il semblerait presqu’iréel. Un moment hors du temps, où les tubes s’enfilent comme des perles à une vitesse hallucinante. Une heure qui sera donc passée en un clin d’oeil, pendant laquelle on s’est senti bien, happé par les notes folles de chansons comme The Heat, Busy Earnin’ ou encore Happy Man, leur dernière merveille. Ils en auront aussi profité pour nous présenter certaines nouvelles chansons qui seront probablement de la partie dans leur prochain album.
    Et comme le temps joue contre nous, il était logique que Jungle finisse ce set incroyable avec Time, chanson aussi orgasmique qu’imparable qui nous aura laissé pantois et vidé de toute énergie. Mais après tout, n’est-ce pas ce qu’on attendait ?

 

  • Pleymo : Il parait qu’il ne faut jamais voir en concert les héros de son adolescence. Après ce weekend au Main Square Festival, on peut dire que cette sentence est une belle connerie. On n’avait jamais vu Pleymo durant notre jeunesse, et c’est avec un sourire grandissant d’une oreille à l’autre qu’on a assisté à ce concert. Et honnêtement, même si on craignait un peu ce moment, l’effet faussement régressif n’a pas eu lieu. Car dès que les premières notes de United Nowhere ont résonné, on a dû se rendre à l’évidence : les Français sont un putain de groupe à voir en live. Pas de nouvelles chansons, mais en avait-on besoin ? Pas vraiment. On s’est donc tué avec bonheur dans des pogos brutaux au son de tubes qui sont toujours bien présents dans notre mémoire : Rock, Chérubin, Polyester Môme ou encore les géniales New Wave ou Tank Club. On a dû se rendre à l’évidence, Pleymo était en avance sur son temps, avec son envie de tout mélanger, de tout créer et de ne rien se refuser. Et si certaines chansons sont vraiment ancrées dans leur époque, la grande majorité a passé les années avec classe.
    Après une heure dévastatrice, c’est avec bonheur, collant de sueur et le corps couvert de bleus qu’on a pu prendre le nous de 16 ans dans nos bras et lui dire “ Mec, on a vu Pleymo en concert, et putain c’était bon.”

 

 

  • The Blaze :  Et voici donc LA claque de ce week-end au Main Square Festival. Alors que ce jour de samedi semblait parti pour être une grosse déception, à l’exception de Okay Monday, avec des groupes qui ne nous intéressaient pas ou nous ont un peu déçu, l’effet nostalgie de Liam Gallagher n’ayant pas marché sur nous comme sur la grande majorité du public et le concert de Depeche Mode nous ayant clairement donné envie de nous tailler les veines avec un tesson de verre en plastique consigné, The Blaze débarquait sur scène avec la mission assez ardue de sauver notre samedi de l’ennui presque total. Et ce fut une glorieuse réussite offerte par les deux cousins globe-trotteurs.
    Venus présenter leur album DANCEHALL à paraitre en septembre, ils nous ont offert plus qu’un concert, plus qu’un spectacle : c’est finalement une véritable expérience à laquelle nous avons eu droit. Une expérience qui fut autant musicale que visuelle, tant l’un semble fatalement lié à l’autre chez le duo habitué à nous offrir des clips complètement fous. Ils prolongent cette envie sur scène et nous embarquent donc dans leur univers avec une facilité déconcertante, entouré d’écran qui nous offrent une évasion totale et un dépaysement de chaque instant. Bref, le genre de concert qui se grave sur une rétine pour ne plus la quitter pendant un moment. Un grand moment, définitivement. Merci The Blaze.

 

Crédit photos : Nicko Guihal – Live Nation France Festivals

Futur maître du monde en formation.
En attendant, chevalier servant de la pop francophone.