On a serré La Pince Monseigneur

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La Pince Monseigneur, c’est un groupe de rock largement influencé par les années 80. Des paroles qui nous parlent à tous, ponctuées de nappes de synthé cheesy à souhait. À leur actif, un single et un EP sorti courant 2018. Les thèmes se recoupent dans Nostalgie d’avant, Pense à moi ou Magie et l’univers de La Pince commence à prendre forme : Amours impossibles ou encore désir de retour à l’enfance. Leur musique est particulière, souvent clivante et ils en sont bien conscients.

J’ai rencontré Julien, Raphaël, Joachim et Miguel, quatre des cinq membres du groupe, pour en savoir plus sur leurs prochains projets après un live coup de coeur à L’Alimentation Générale début décembre.
Ils m’ont accueilli dans un appartement du 11e pour leur tout premier interview.

 

La Vague Parallèle : Comment vous décririez votre musique ?

Raph : Notre musique elle est aussi plaisante que malaisante, et c’est de là que découle, l’essence même de l’amour.

Julien : La prise de partie est dans ce côté un peu malaisant que Raph décrit si bien.

Raph : On fait pas de la musique pour coeur de lion on fait de la musique pour coeur de pirate.

 

LVP : Bon on va recommencer par la base : pourquoi La Pince Monseigneur ? Vous avez déjà remis en cause ce nom ?
Julien : Pour le nom ça s’est fait pendant une résidence dans une salle en bourgogne il y a quatre ans. On faisait de la musique ensemble, sans plus de précision. Il nous fallait un nom pour l’affiche du concert, et un saxophoniste du groupe a proposé qu’on s’appelle La Pince Monseigneur. On savait même pas vraiment ce que c’était au début d’ailleurs.
Par la suite on a pensé à plein d’autres noms, des trucs comme Bisous Magique, Littérature (avec des fautes) ou encore Salon de Coiffure, mais aucun ne nous a convaincus.
Ensuite, Sébastien (cinquième membre du groupe, absent ce soir là NDLR) a dit ces mots : “C’est pas le groupe qui choisit son nom mais le nom qui choisit le groupe”. Depuis qu’il nous a dit ce magnifique précepte, je n’ai jamais plus remis en question le nom de La Pince Monseigneur.

Raph : On aimait bien le côté mystérieux, et le “Monseigneur” qui apporte un côté un peu classe.

 

LVP : Qu’est ce qui vous a tous réunis autour de cette pince ?

Miguel : Alors si on reprend la biographie officielle j’étais dans une salle d’arcade à Osaka en train de jouer à Guitar Hero, et deux gars sont arrivés et m’ont repéré. Ils sont tout de suite venus me voir pour me dire : “Mec t’as une putain de dextérité, tu voudrais pas jouer du clavier avec nous ?” (rires)

Raph : En vrai, Julien et moi on fête nos 20 ans d’amitié là.

Julien : À la base on était un groupe de funk avec une chanteuse, ça s’est fini et on voulait quand même continuer ensemble. Raph a pris la basse, et Miguel est arrivé il y a deux ans.
C’était l’arrivée du messi de ouf, je faisais un peu les claviers avant avec le chant, ça rendait pas comme on voulait parce que j’étais à fond dans aucun des deux, donc Raphaël a proposé que je me mette en guitare/chant comme on est maintenant. Sauf qu’avec toutes les parties de synthé qu’on voulait entendre il fallait bien quelqu’un pour les jouer.
Et là Miguel est arrivé !

Miguel : C’est un pote commun qui m’a dit qu’il fallait absolument me faire écouter ce que faisaient des amis à lui. Je me souviens on avait écouté de la vaporwave. Dans mon entourage j’étais le seul à en écouter donc j’ai trouvé ça complètement dingue que ça fasse aussi parti de leurs influences.

Julien : On permet à Miguel d’assouvir beaucoup de fantasmes au final.

 

LVP : Est-ce que le fait de chanter en français s’est fait naturellement ou il y a eu un cheminement derrière ça ?

Raph : À la base on écrivait en anglais mais c’était du yaourt, et on s’est dit pourquoi mito, on parle mieux français, c’était logique.

Julien : Après on a pas tout de suite eu l’oreille pour écrire en français. Le déclic ça a vraiment été Starmania. L’écriture c’est du français universel, fait pour être compris par tous les francophones : les belges, les québécois…

Raph : On l’a joué en CM1 ! Julien faisait Ziggy, et moi l’enfant de la pollution.

 

LVP : Tant qu’on parle de Michel Berger, j’ai pas pu m’empêcher de penser à Quelques Mots d’Amour en écoutant Lettre à Ariane, vous pourriez expliquer ça comment ?

Julien : J’ai écris la Lettre à Ariane à une période où je travaillais beaucoup Quelques Mots d’Amour de Berger justement, donc ça a clairement dû jouer. Après, la mélodie est pas la même, mais il y a beaucoup de similitudes, le côté piano/voix, le tempo.

 

LVP : Votre musique est assez influencée par la culture manga et anime, qu’est ce qui vous a amené à ça ?

Joachim : Julien a toujours regardé beaucoup d’animes, moi pas trop, et les autres non plus il me semble, Julien en regarde pour nous. En général quand on écrit ou qu’on compose on y pense pas plus que ça.

Julien : Oui c’est vrai, c’est l’ambiance générale de nos morceaux qui est inconsciemment influencée par les mangas ou encore les openings d’animes des années 80.
J’avoue que souvent j’imagine des animes quand j’écris.

 

LVP : Votre premier EP sur Spotify est une live session, vous préférez les versions live ou studio de façon générale ?

Raph : On aime beaucoup les versions live, on aimerait voir plus de groupes faire des enregistrements de live, comme ça se faisait avant. Parcels restent très proches du live dans leurs versions studio, bien qu’ils aient quand même pas mal de prod derrière.

 

LVP : Entre Le Roi et les morceaux de votre EP, il y a vraiment un changement net, la voix plus claire, plus de guitare aussi : qu’est ce qui vous a amené à ce résultat ?

Raph: Le roi il y avait justement beaucoup de production derrière, on se disait que c’était chaud que ça rende bien en live.

Julien : Du coup c’est notre envie de jouer en live qui a fait changer la musique. On a inversé notre façon d’aborder le truc. Avant c’était studio à deux avec Raph et adaptation live, maintenant c’est le live qui construit nos morceaux

Raph : Après ça se modifie pendant les répets bien sûr. On se tient à une répèt par semaine.

 

LVP : Je vous ai découvert à votre concert à l’Alimentation Générale début décembre et vous avez joué de nouveaux morceaux. Vous avez un projet d’EP, d’album ? Dans le même esprit que la session Live ?

Julien : On vient d’enregistrer 8 titres il y a une semaine, dont certains vont sortir en EP, avec des clips.

 

LVP : Des idées pour les clips ?

Miguel : Vu que moi je fais de la 3D, on fera sûrement un clip un peu barré. Évidemment on peut pas faire full 3D, mais on va essayer de faire un truc efficace avec des images sympa.

Julien : On a pas mal jeté de trucs qu’on avait faits, on a pas les meilleurs en prises vidéo. La live session du studio c’est le premier truc qu’on a voulu garder, ça a été fait par deux potes.

 

LVP : Et sinon, pour finir plutôt Salamèche, Carapuce ou Bulbizarre ?

Miguel : Salamèche sans hésiter, et tant pis si l’arène d’Ondine arrive au début.

 

Leur prochain concert sera aux Disquaires le vendredi 15 février à 20h. Viens te faire ton avis, l’entrée est libre !

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