(REPORT) La belle soirée de Foams à La Boule Noire

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Mercredi 28 mars, j’avais rendez-vous au concert de Foams à la Boule Noire, petite salle très sympathique une porte après la Cigale. Ce petit groupe parisien commence à faire sa place dans le paysage de la scène indé depuis ce début d’année, alors rien de mieux que d’aller voir soi-même pour en juger. Récit d’une bien belle soirée.

Arrivé à Pigalle, je traverse la foule se rendant au concert de Charlotte Gainsbourg à la Cigale et arrive dix mètres plus loin dans une salle déjà bien remplie. Malheureusement, j’arrive cinq minutes avant la fin de la prestation de Trente, premier artiste de la soirée.

Première pause le temps d’un changement de plateau, je me dirige vers le bar mais les tireuses ne marchent plus. Impatient de me rafraîchir la gorge sous une chaleur qui avait déjà fait exploser le thermomètre de la Boule Noire, je prends mon courage à deux mains et commande un mojito. J’étais pas fier mais c’était bon. Le public commence à se rassembler vers la fosse, les techs sont sur le pont. On aperçoit enfin quelque membres de Foams arborant un magnifique maquillage argenté très mystérieux.

20h30, la salle s’assombrit et les premières notes de synthé se font entendre. Les tenues de basses du Moog font trembler nos coeurs et nous emmènent dans un monde parallèle où Lionel Jospin aurait gagné les élections présidentielles en 2002.

Tous les musiciens redoutent les problèmes techniques lors d’un concert et Foams n’y ont pas échappé ;  mais ils ne se sont pas démontés pour autant et réussissent à tenir le cap avec une grande élégance qui en ferait pâlir Bigaranx (Solidays 2015). La chanteuse fait enfin son apparition sous les encouragements du public, très en forme, qui n’hésitait pas à clamer de vive voix son amour pour le groupe. Cette dernière est d’ailleurs une vraie front-girl et nous envoie avec vigueur des mélodies pentatoniques en complémentarité avec la guitare et les synthés, nous rappelant les meilleures heures de Beth Ditto et de GossipFoams enchaine ainsi ses titres pendant plus de 1h ; le public conquis demande alors deux rappels.

Bilan de ce concert : Foams est un groupe qui ne manque pas d’énergie et leur complicité sur scène crée une vraie connivence avec le public. La puissance du jeu du batteur, les basses, les synthés 80’s et les accords funky de la guitare ont transformé la Boule Noire en véritable dancefloor. Mais le groupe ne s’arrête pas là en proposant aussi des morceaux dédoublés aux arrangements plus aériens, permettant aux musiciens et à la chanteuse de montrer une autre facette de leur talent. Pour conclure, Foams est un groupe clairement taillé pour la scène et les festivals d’été. Bonne route les amis !

Page Facebook : Facebook.com/FOAMSOfficial

Fils caché de Thomas Mars et Dan Snaith, j’ai quitté ma ville pour la capitale. C’est une bonne situation ça scribe ?