Retour aux sources pour Nick Waterhouse

Tu fais tourner ?
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Les fans de rock’n roll et de rythm’n blues seront comblés puisque Nick Waterhouse débarque avec un quatrième album éponyme, dans lequel il explore une nouvelle fois les sonorités des années 50 et 60.

Ce style si caractéristique de l’artiste californien rythmait en effet déjà ses trois précédents albums : Time’s all Gone (2012), Holly (2014) avec l’incroyable This is a Game et finalement Never Twice (2016). Tous les trois sont sortis sur le label Innovative Leisure, co-fondé, entre-autres, par Hanni El Khatib.

Mais la passion de Nick Waterhouse pour les sonorités old school ne s’arrête pas là. C’est plus jeune, en travaillant dans un magasin de vinyles, qu’il découvre les techniques d’enregistrements analogiques. Il décide d’appliquer ces méthodes à l’enregistrement de ses albums, reniant ainsi les techniques digitales qui ne respectent pas assez les distorsions de sa musique à son goût.

Il aura fallu près de trois ans au guitariste pour sortir son quatrième album, Nick Waterhouse. Dans de récentes interviews, il explique que ses trois premiers albums forment une sorte trilogie et que ce quatrième opus marque une rupture née d’une introspection. Il considère cet album comme plus réfléchi, plus brut et ouvertement plus conflictuel que tout ce qu’il a pu faire auparavant.

Plus vraies, plus proches de lui-même, les onze chansons qui constituent ce disque laissent une place prépondérante à la voix de Nick, mise en valeur par les cuivres, guitares et autres basses. Dès le deuxième morceau, Song for Winners, on comprend que cet album est celui de la passion. Le résultat est harmonieux, festif voire parfois même dansant (je vous met au défi de ne pas vous dandiner en écoutant El Viv).

Les collaborations ne manquent pas non plus sur ce sur disque : Paul Butler à la production, qui a par exemple travaillé avec St-Paul & The Broken Bones, ou encore Ricky Washington (qui n’est autre que le père du saxophoniste Kamasi Washington) qui l’accompagne à la flûte. On y trouve également une reprise de Jo Armstead de 1967, I Feel an Urge Coming On.

L’artiste, qui attache une grande importance à la puissance et à la pureté des ‘lives’, sera présent au Botanique ce samedi 23 mars 2019. Sans doute la meilleure façon de découvrir son univers !