Session Numérique #5 : Pond revisite Madonna pour Triple J

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Dans Session numérique, La Vague Parallèle sillonne la toile à la recherche de ce qu’Internet nous réserve de plus fort, de plus doux, de plus coloré. Aujourd’hui, on a cliqué sur les imprévisibles lascars de Pond, de passage à la radio Triple J pour le désormais classique exercice de “Like A Version”.

Drôle de monde, cet internet. On se retrouve à suivre les chaînes YouTube de radios basées à l’autre bout du monde, comme KEXP à Seattle ou Triple J en Australie. Et à ce petit jeu, Triple J est devenu une référence de par son format auquel les plus grands artistes se sont pliés : présenter une chanson originale, et – surtout – une reprise, ce qui donne l’occasion aux artistes d’assumer des plaisirs coupables en les revisitant. C’est exactement ce qu’à su faire Pond pour une session qui est arrivé chez nous au beau milieu de la nuit, décalage horaire oblige. C’en est presque meilleur, tant ces deux vidéos nous ont mis un sacré coup de boost au réveil.

Pond démarre en douceur par Daisy, single de leur excellent album Tasmania qui réunit tous les ingrédients qui font le bonheur des fans du quintet de Perth. Le charisme de Nick Allbrook, un entremêlement vaporeux de synthés et de guitare, une batterie electro-pop, et une basse aux influences surf du multi-instrumentaliste Jay Watson. Lors de notre discussion avec lui, Nick nous avait révélé Tasmania avait été arrangé de manière à passer graduellement de l’insouciance à la confusion, et cette chanson qui ouvre l’album est en effet une ode à l’amusement. Un signe d’un week-end radieux, donc.

On connaissait le goût prononcé de ces attachants australiens pour le kitsch (Prince, Kylie Minogue, Outkast…). Pond enfonce le clou en avec une surprenante reprise de Ray Of Light, ce morceau de Madonna datant de 1998, loin d’être la chanson la plus iconique de la reine de la pop. On y retrouve Nick qui se trémousse à la Mick Jagger sur une version sacrément moderne, portée par le groove certain d’un Jay cette fois-ci à la batterie, laissant la gestion de la basse synthétique à Jean Ireland. Le refrain, déjà très efficace dans la version originale, donne ici l’envie de se mettre à courir dans la rue. On se mettrait presque à danser frénétiquement lorsqu’un riff de Moog amène le tout à un autre niveau.

Bref, du kitsch, du coloré, de l’optimisme : tout pour entamer parfaitement ce week-end. Merci Pond et Triple J !