Témé Tan met la Maroquinerie dans sa poche

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Il a passé l’été entre la Hongrie, la Lituanie, la Réunion ou encore le Portugal, mais c’est à Paris que Témé Tan a choisi de terminer sa tournée d’été le 27 septembre dernier. En une soirée, l’artiste belge a littéralement mis le public de la Maroquinerie dans sa poche pour l’emporter en voyage. On y était, on vous raconte.

Crinière de lion, je suis né à Kinshasa

Améthys, Témé Tan

Du lion, Témé Tan n’a pas que la crinière. Le natif de Kinshasa est aussi une bête de scène, qui dévore l’espace et règne en maître sur les planches. Et pour la dernière date de sa tournée à la Maroquinerie, Témé Tan a réussi un exploit, quoique bien banal pour lui, celui de rendre fascinante la formule souvent ennuyeuse et factice de l’artiste seul sur scène avec ses outils électroniques.

Il faut dire que dans le cas du Belge, la démarche est mue par des motifs logistiques : Témé Tan est un insatiable globe-trotter, qui avale les kilomètres avec ses instruments sur le dos. Alors, grâce à ses petites machines, il emporte avec lui des morceaux du monde, des gens, des paysages qu’il traverse et des cultures qu’il explore, pour les incorporer à sa musique et les révéler à son public. Sur la scène de la Maroquinerie, ce miracle moderne a de nouveau opéré. Du tempo saccadé de Coups de griffe à la douceur orageuse d’Olivia, Témé Tan a su captiver une audience particulièrement réceptive à ses tribulations musicales : en réponse à l’irrésistible ligne de basse d’Améthys, elle a repris avec plaisir les “nanana” qui rythment le refrain du morceau et a scandé Menteur lorsque le roi de la soirée le lui a demandé d’un geste de le main.

Et le ciel me remplit la poitrine

Le Ciel, Témé Tan x Le Motel

Qu’importe, finalement, que Témé Tan soit seul sur scène, car sa poitrine est remplie du ciel, des lumières des cultures d’ailleurs, et surtout d’un coeur gros comme ça. Il était du reste comme chez lui dans cette petite salle du XXe arrondissement de Paris, et a présenté avec bonheur celles qu’il considère comme sa famille française : Karami, dont les beats electro-zouk ont assuré la première partie du concert, et Célia Wa, venue agrémenter le sublime Matiti des envolées de sa flûte traversière.

Manifestement très ému au moment de clore le chapitre de son premier album sur la scène de la Maroquinerie, Témé Tan emportera un souvenir brillant de sa dernière date parisienne, dont on espère qu’elle marquera son prochain disque aussi vivement que ses autres voyages autour de la planète.

Pratiquant assidu du headbang nonchalant en milieu festif. Je dégaine mon stylo entre deux mouvements de tête.