The Raconteurs, de retour 10 ans plus tard

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Si l’Europe a Damon Albarn, les États-Unis n’ont pas à rougir avec Jack White en tant qu’homme aux mille projets. Alors que le premier a réactivé son super groupe The Good, The Bad and The Queen, le second n’est pas en reste puisqu’il vient de relancer son super-groupe à lui, The Raconteurs, avec deux titres inédits. En attendant un nouvel album pour 2019 ?

La boucle est bouclée. Après avoir secoué la planète rock avec son troisième album solo, Boarding House Reach, il était normal que Jack White finisse 2018 avec un gros feu d’artifices. Aussi inattendu qu’il était doucement espéré, c’est donc avec un retour de The Raconteurs que le musicien de Détroit vient sonner la fin d’une année musicalement exaltante.

Petit rappel, même si on se doute qu’il n’est pas forcément nécessaire : The Raconteurs est le super groupe de Détroit, composé de Jack White, mais aussi du multi-instrumentiste Brendan Benson, de Patrick Keeler (The Greenhornes) à la batterie et de Jack Lawrence (Dead Weather et The Greenhornes) à la basse. Ensemble ils ont sortis deux albums : Broken Boy Soldiers en 2006 et Consolers of The Lonely en 2008 et puis… rien ou presque. Des retrouvailles sur scène, des rencontres sur d’autres projets mais le groupe était resté en hiatus durant 10 ans. C’était trop long, et à l’occasion de l’anniversaire de son second album, la formation avait dévoilé deux titres offerts sur 45 tours à une poignet de chanceux. Ces deux titres se révèlent aujourd’hui au monde en musique, mais aussi en vidéo.

Il y a d’abord Now That You’re Gone, avec Benson en lead vocale, sa mélancolie douce et lourde à la fois, ses guitares distordues, ses chœurs brisés  et chaleureux et ses refrains de rupture à reprendre un soir de déprime avec tous les abimés de l’amour présents autour de soi, une bière à la main et la tristesse trop lourde sur les épaules. Ce blues moderne est mis en image par Dikayl Rimmasch dans un noir et blanc sublime et de bon aloi qui donne le rôle principal à Gia Genevieve. Il montre toutes les émotions qui nous passent par la tête lorsqu’une relation prend fin et qu’on se retrouve à la fois, seul, démuni et rempli de souvenirs qu’on voudrait tant oublier.

C’est une toute autre ambiance que dévoile Sunday Driver, ses grosses guitares et sa batterie qui cogne. Si l’ambiance se fait toujours aussi moite et lourde, la musique se fait plus lumineuse et psychédélique et avec White au lead, on trouve de sonorités bien plus frontales et directes. A l’image, Steven Sebring offre une vidéo toute en mouvement, en ralenti, en faux plans séquences tournoyants qui nous amènent au plus près des musiciens et nous offre des ambiances à la fois hynotiques et réjouissantes.

En deux titres, The Raconteurs se rappellent donc à nos bons souvenirs musicaux et prouvent que même 10 ans après, ils restent un groupe toujours aussi excitant. Les rumeurs annoncent un album à venir pour 2019, on ne pouvait rêver meilleur cadeau.