Une Histoire #3 : Isaac Delusion au Casino de Paris

Tu fais tourner ?
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La musique est un vecteur de sentiments inestimable. La musique te fera rire, pleurer, danser, penser, rêver, aimer… La musique te rappellera les bons souvenirs comme les mauvais. La musique ne te fera jamais oublier. Elle transformera en légèreté le poids que tu as sur le cœur après un lapin posé par une nana aux yeux couleur menthe à l’eau,  un peu trop jolie, et sans doute trop en couple aussi.

Elle te rappellera l’enfant que tu étais, lorsque tu combattais des dragons pendant tes insomnies, enfant de la nuit jusqu’au petit matin, à la recherche d’Isabella, quand tu te demandais à quel point (tu la voulais) : sans doute un petit peu trop fort, sans doute un petit peu trop haut, où tu finissais par ouvrir la boite de Pandore de tes sentiments pour les retrouver dans les mains du Diable, sans chance ni pitié.

Et même si tu finis par devenir Pécheur, la musique sera toujours là pour toi, te guidera, t’aidera à échapper à la veuve noire, et tu te diras « même si je tombe, je tiendrai la distance, encore quelques pas, jusqu’à prendre la couronne de cette terre d’or« .

Ce lundi soir, au Casino de Paris, Isaac Delusion a sans doute fait ressentir ça à beaucoup de monde. La musique du combo est une symphonie faite d’amour, de sourires francs (surtout ceux du batteur) et de communion.

Point d’orgue de la tournée Rust & Gold, c’est un véritable moment de beauté, de classe et de talent que les Parisiens nous ont offert, et on n’en attendait pas tant. Il faut dire qu’en commençant leur set avec The Sinner, ils étaient quasiment certains de nous conquérir et de nous faire pleurer en même temps. C’est ce qui est beau avec Isaac Delusion, cette façon de nous balader, de nous offrir des moments suspendus de poésie musicale, de nous faire naviguer tranquillement d’une émotion à l’autre. On a donc dansé, ri, pleuré, on a laissé de côté la réalité et on a vécu pleinement pendant 1h30 au rythme des tubes du groupe, que ce soit Isabella, Cajun, She PretendsDistance ou l’incroyable reprise des Yeux Menthe à L’eau du grand Eddy Mitchell.

En live, les chansons prennent une dimension inédite. Elles s’étirent, dévient, varient, excellemment portées par des musiciens généreux et au diapason, tout simplement heureux d’être là et de partager une part d’eux avec nous. Car c’est toute la force du live de Isaac Delusion : rien n’est feint, tout est vrai, vibrant, tout se transporte comme une vague, un tsunami de beauté qui frappe chacun au cœur et lui permet de réaliser ceci : qu’il est bon d’être là, qu’il est bon d’être vivant. Et pour ça, on peut dire merci Isaac Delusion et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Futur maître du monde en formation.
En attendant, chevalier servant de la pop francophone.