Yaeji revient nous faire danser sur One More

Tu fais tourner ?
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Il y a quelque chose de spécial qui se dégage de cette Kathy Yaeji Lee. Inspirée par son Brooklyn d’adoption, c’est avec finesse que la jeune coréenne avait brillé l’hiver passé avec son projet EP2, un mélange de tout ce que vous n’avez jamais voulu entendre mais que vous adorerez réécouter. Avec des sonorités aussi singulières, c’est en effet à un exercice périlleux que cette pépite avant-gardiste s’était essayée en livrant une house music enrobée de moelleuses vocals anglo-coréennes sulfureuses à souhait. Le prouvent l’entêtant Raingurl ou l’emprunté Passionfruit, cette djette n’a pas froid aux yeux et propose une accroche particulière qui passe, qui casse, mais qui ne laisse pas indifférent.  À l’heure où l’on préconise à profusion les sentiers battus qui n’impressionnent plus personne, Yaeji sort sa machette et nous immisce dans les hautes herbes alternatives de quelque chose de novateur et frais.

Silence radio depuis près d’un an, c’est tout récemment qu’elle revient nous faire danser avec tout d’abord une réédition de Focus, le nouveau tube post-estival de la pétillante Charli XCX avant de se dévoiler sur One More. Sur ce nouveau titre – potentiellement annonceur d’une nouvelle compilation à venir – l’artiste troque la machette contre son arme fétiche : un minimalisme si bien régulé que ça en devient presque troublant. Troublant car comment expliquer qu’un titre d’une sobriété si délicate éveille en nous ces pulsions dansantes jusqu’ici réservées à une électro bien plus explicite, bourrée de beats et de refrains surfaits ? La musique facile, c’est pas pour elle. Ici, les rythmes sont subversifs, l’auto-tune poussé à l’excès est assumé et le résultat est on ne peut plus efficace. Et bien qu’on ait une folle envie de vous en dire plus sur le sujet, il nous est compliqué d’écrire tout en nous dandinant sur les vibes dreamy et confortables de Yaeji. Sorry but not sorry.

Caméléon musical aux allures de mafieux sicilien.