Yannis Philippakis et Tony Allen ont fait voyager le Winter Camp Festival

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Ce vendredi, on a passé la soirée à la Maroquinerie pour le Winter Camp Festival. L’occasion de découvrir MILK London, le side-project de Yannis Philippakis, chanteur emblématique de Foals.

Vous n’êtes pas sans savoir que le groupe britannique Foals a déjà annoncé la sortie d’un nouvel album pour 2019. On n’en sait malheureusement pas plus pour le moment, mais pour patienter on a décidé de faire un tour au Winter Camp Festival. On y a retrouvé Yannis Philippakis, de retour sur scène avec son projet MILK London Live Music.

Lancé dans le sud de Londres en début de cette année 2018, il émane de sa volonté de créer une série d’évènements permettant de rassembler sur scène des musiciens de divers horizons sur des sets improvisés, rendant les shows totalement uniques tant pour les musiciens que pour le public. Et le projet va même au delà de la simple jam : chaque performance est enregistrée et pressée sur vinyle, disponible pour ceux qui assistent au concert, « du lait frais en bouteille » !

On a adoré le concept et pour le Winter Camp Festival, on s’attendait donc à une prestation live unique et on a été servi ! Sans surprise, la voix de Yannis nous a bel et bien transportés, d’autant plus que celui-ci était accompagné de musiciens hors pair.

Dans le lot, on citera un des guitaristes du groupe, Jimmy Smith dont l’association avec Yannis nous a totalement plongé dans l’univers même de Foals, et ça fait du bien ! On a également pu découvrir un invité surprise de pointe : le pionnier de l’afrobeat Tony Allen, lui-même grand partisan de l’improvisation, a rejoint la formation en fin de set. Après nous avoir fait découvrir Tomorrow Comes The Harvest, album produit en duo avec Jeff Mills à la Cigale en ce début de semaine, Tony Allen a su faire sensation une fois de plus sur la scène parisienne.

Le ton a naturellement basculé dans un groove mêlant la rythmique dynamique de l’ancien batteur de Fela Kuti et la voix hypnotique et envoutante de Yannis Philippakis.

Qui dit jam dit également quelques fausses notes et balbutiements ici et là qu’il est rafraichissant d’entendre lorsque ceux-ci se transforment en mouvements accomplis. Certains riffs musclés nous ont d’ailleurs fortement rappelé les grands moments d’Holy Fire.

On a donc assisté à un réel voyage sonore qui s’est achevé par un rappel teinté d’un rock psychédélique procuré par des guitares nimbées de delay et un son de synthé atmosphérique. On a hâte de voir si Yannis nourrira le futur album de Foals de ces experimentations !