Les artistes à ne pas manquer au Pitchfork Music Festival Paris

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Pour la septième année, le Pitchork Music Festival investit la Grande Halle de La Villette. Ça se passe du 2 au 4 novembre et on y sera. Comme on est plutôt sympa, on vous fait une petite liste des artistes qu’il faudrait penser à ne pas louper.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, on vous parle de l’Avant Garde. C’est un peu le festival avant le festival, ça se déroule sur deux soirs (du 31 octobre et 1er novembre) et pas moins de 46 artistes sont au programme, distillés entre le Café de la Danse, le Badaboum, la Mécanique Ondulatoire, la Loge, le PopUp!, le Supersonic et le Pan Piper. On a décidé de vous parler de trois d’entre eux :

  • On vous conseille fortement d’aller voir You Man le 31 octobre, non seulement parce que leur premier album Spectrum Of Love est génial, mais surtout parce qu’ils font carrément monter la température en live. Préparez vos pieds parce que ça va chauffer.
  • Le lendemain il ne faudra pas louper l’Israélienne Noga Erez qui tape fort avec sa musique au carrefour des genres et fortement politisée.
  • Enfin il y aura Rostam qui s’annonce comme une sensation de cette Avant Garde. Echappé de Vampire Weekend, ce multi-instrumentiste de génie viendra présenter à Paris son tout premier album solo Half-Light.

Le 2 novembre, on se retrouvera aux Halles de La Villette pour une soirée programmée par The National. On ne manquera sous aucun prétexte le concert des New-Yorkais qui viennent de sortir un Sleep Well Beast aventureux et de toute beauté. Ce soir-là, on se laissera aussi porter par les mélodies voyageuses de Chassol et par la pop-folk rêveuse de This Is The Kit qui nous promet, on en est sûrs, un joli moment de grâce.

Le 3 novembre promet aussi son lot de bonnes claques scéniques avec la présence d’artistes aussi variés que l’Irlandais Rejjie Snow, les Français Isaac Delusion, la rappeuse canadienne Tommy Genesis, la dreampop de Cigarettes After Sex  ou encore Andy Shauf et ses compositions tout en finesse et sur le fil de l’émotion. Mais c’est surtout la tête d’affiche du soir qui nous envoie des étoiles dans les yeux : 3 ans après avoir éclaboussé le Pitchork Music Festival de toute sa classe, revoilà Jungle et ses rythmes fous. On espère clairement que les Anglais nous dévoileront des chansons d’un nouvel album à venir, même si on se contentera aisément de hits tels que Time et Busy Earnin’. Déhanchements obligatoires.

Enfin, on ira griller le reste de notre énergie le 4 novembre, qui s’annonce clairement épique. Samedi soir oblige, la soirée sera placée sous le signe du déchainement. On attend avec impatience de pouvoir enfin découvrir Run The Jewels en live, eux qui squattent nos oreilles depuis plusieurs années déjà avec des albums aussi géniaux que puissants et engagés. En parlant d’engagement comment ne pas parler de Princess Nokia, qui en plus d’enfiler les tubes comme les perles sur un collier, et devenue l’une de nos héroïnes en cognant un misogyne présent à son concert ou en bottant le cul d’un raciste hors du métro new-yorkais. On ira aussi voir l’anglais Loyle Carner, une semaine après son passage au Grand Mix de Tourcoing, mais aussi le quartet de Toronto, BADBADNOTGOOD, qui mélange avec bonheur et talent jazz et hip hop. A ne pas râter non plus, deux fiertés françaises : le seul et unique Jacques et la jeune Sônge dont l’EP est un veritable enchainement de chansons qui nous tapent comme autant d’uppercuts sonores.

On a un peu peur de l’état dans lequel on finira ces trois jours, mais avec une programmation qui s’annonce aussi éclectique que pointue, le Pitchfork Music Festival enfonce le clou et se pose clairement comme le festival le plus excitant et important de l’automne parisien.