Bagarre surprend encore avec Danser Seul (Ne Suffit Pas)

Tu fais tourner ?
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Vous êtes pas prêts” . Cette expression, utilisée un peu à tort et à travers, a pourtant un but bien précis : vous prévenir, vous alarmer, vous teaser. Ça signifie la surprise, qu’elle soit bonne ou mauvaise d’ailleurs. C’est préventif, une manière de vous alerter : ce que vous allez voir, entendre, lire, découvrir est inédit, différent, innovant.

Cette expression, depuis 2014, définit à merveille Bagarre. Que ce soit pour parler de leur son, de leur look ou de leur live, on ne voit que cette petite phrase toute simple “vous n’êtes pas prêts”. En toute honnêteté, et c’est d’ailleurs ce qui fait la beauté de ce projet, même quand on est “habitué”, même quand on les a vus treize fois en concert, même quand on pense tenir le bout qui nous permettra de décrypter ce groupe au nom percutant, et ben finalement on n’est pas prêt.

Déjà lorsqu’ils avaient dévoilé en novembre dernier Béton Armé, premier extrait de Club 1,2,3,4,5, on s’était retrouvé sur le cul, sonné, ne sachant pas vraiment quoi penser. Musique de Club, leur précédent EP, semblait avoir tracé les prémices d’un style qu’on les imaginait bien tenir. Et puis non, finalement la prise de risque, l’envie de radicalité était trop tentante pour avancer démasqués. Car ce que veut Bagarre, c’est nous surprendre, nous choquer, nous faire réagir. Pari gagné, Béton Armé nous a séduit par sa poésie urbaine, son texte nébuleux qui prête à toute les théories et bien sûr, par sa production absolument fracassante.

Un mois et demi plus tard, ils reviennent et enfoncent le clou avec Danser Seul (Ne Suffit Pas). Alors que beaucoup de groupes s’inspirent de la musique qui existait déjà bien avant qu’ils ne soient nés, Bagarre a décidé de dépoussiérer un style avec lequel ils ont grandi, à savoir la dance 90’s.

Voix modifiée, rythme implacable, thématique toujours plus portée sur l’amour et l’unité et clip aux petits oignons, les protégés du label Entreprise tapent une nouvelle fois dans le mille et nous laissent en PLS. On peut le dire sans trop en dévoiler, tout le reste de l’album est à l’avenant, offrant un disque à la fois éclaté, référencé et radical. En vérité, vous n’êtes pas prêt.