Confidence Man offre un spectacle total au Badaboum

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Un choix cornélien, voilà ce que représentait ce jeudi. Entre Drugdealer, Lewis Ofman et Confidence Man, le choix était forcément compliqué. Pourtant c’est vers le Badaboum que notre cœur nous a ramené pour retrouver les doux-dingues australiens de Confidence Man. Ils nous avaient charmés lors de leur passage à Rock en Seine, ils nous ont cette fois conquis. Retour sur un concert aussi fou que ceux qui l’ont donné.

On s’est posé la question pendant un petit moment avant de se lancer. Comment raconter un concert de Confidence Man ? C’est une problématique assez intense en effet. Il y a des concerts qui sont simples à raconter, pendant lesquels il se passe des choses, ou il y a des chansons phares, des moments creux, des montées et des descentes. Bref des choses qui servent finalement à nourrir un article. Et puis il y a des concerts qui se vivent, ceux là nourrissent les souvenirs de la personne qui vit l’événement mais rarement un papier. Il devient donc assez complexe de raconter ce qu’on a vécu. Un show de Confidence Man fait clairement parti de la deuxième catégorie. Il ne se raconte pas, il se vit et tous les mots du monde ne seront jamais vraiment suffisants pour expliquer ce qu’on a vécu. Mais comme on prend notre rôle un peu trop au sérieux, on a décidé d’essayer tout de même, pour vous dire qu’au final Confidence Man en live, ça déchire dans tout ce qui fait un bon concert : la musique, les musiciens et le fait qu’ils réussissent à amener leur musique ailleurs,  vers des contrées qu’on ne pensait pas connaitre.

 

 

C’est assez tôt qu’on arrive au Badaboum. On était prévenu, il n’y aura pas de première partie. Au lieu de ça on aura eu droit à un DJ Set d’ambiance en mode MP3 shuffle qui nous aura servi une collection assez hallucinante de titres aussi hétéroclites qu’adorés : on est ainsi passé des beastie boys à Corona en passant par le thème de Ghostbusters puis Iggy Pop pour finir sur du AC/DC. Honnêtement ça ne s’invente pas. D’un groupe australien à un autre, il est donc 21h15 quand Confidence Man débarque sur scène. Enfin les deux musiciens Clarence McGuffie et Reggie Goodchild torse-nu, des chapeaux étranges et des cagoules qui masquent leur visage sur la tête. L’ambiance est donnée, nous sommes désormais dans un autre univers, une introduction dans le noir, la musique résonne et nous entraine. Et puis Janet Planet et Sugar Bones prennent possession du devant de la scène. Du look aux poses, ils en imposent, ce n’est pas pour rien qu’ils s’appellent Confidence Man. Et on le voit dans les yeux de tout à chacun, la fascination brille dans le public et tout bascule avec Fascination.

Entre des pas de danse effrénés, des changements de tenues et des poses entre mépris et mannequinat, le show Confidence Man est total.  On parlait de hauts et de bas dans un concert, le soucis ici c’est que rien de tout ça n’existe, puisque Confident Music For Confident People est un collier de perle composé uniquement de hit. Alors on enchaine, on bascule, on danse et on sourit. Pendant une heure, on aura donc doit à un vrai spectacle à mi-chemin entre le concert et le cabaret, un moment unique sur lequel il est définitivement difficile de poser des mots. Dire qu’on a aimé serait clairement trop faible, on s’est échappé, on a laissé la vie de côté pendant une heure pour ne vivre que l’instant présent ponctué de titres aussi géniaux que C.O.O.L Party, Try Your Luck, Don’t You Know I’m In A Band ou l’exceptionnelle Boyfriend. La principale mission de Confidence Man selon eux est d’offrir un moment d’évasion aux gens et leur fournir de la bonne humeur. Autant dire clairement ce fut une réussite totale et éclatante. Pour tout ça, on dit merci et à bientôt.

 

Photos : Ines Ziouane