CORE, le nouveau festival bruxellois ambitieux qui célèbre la musique alternative
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Auteur·ice : Flavio Sillitti
18/05/2022

CORE, le nouveau festival bruxellois ambitieux qui célèbre la musique alternative

La musique alternative n’existe pas. C’est en tout cas ce qui ressort de la plupart des débats échauffés, imbibés et rarement constructifs de nos soirées entre potes. Définir ce genre nébuleux que semblent s’approprier tou⸱te⸱s les mélomanes un peu pompeux·ses ne serait donc pas une mince affaire, mais le CORE Festival, nouveau venu en terres bruxelloises, semble offrir des pistes de réponses. Focus sur ce nouveau rendez-vous à l’affiche XXL et aux ambitions tout aussi grandes.

Pour vous situer, les machines que sont Tomorrowland et Rock Werchter ont uni leurs forces respectives pour donner naissance à un petit nouveau. Le nouveau-né pèse lourd, très lourd, du moins si on en croit l’affiche absolument folle qui animera cette première édition. CORE Festival fera ses premiers pas du 27 au 28 mai au pied de l’Atomium. L’annonce de ce nouvel événement soulève tout de même des inquiétudes, notamment pour le paysage événementiel bruxellois dont l’offre ne cesse de se décupler. Une enquête de L’Echo vous en parlera bien mieux que nous.

Le concept du CORE Festival est né d’une volonté de se recentrer sur la nature, d’où la localisation de choix au cœur du Parc d’Osseghem. Mais « nature » ne rime pas forcément avec structures minimalistes en bois de récup’ : ici on mise sur une scénographie éléphantesque, entre îlots centraux surélevés bordés d’écrans LED géants et plaine de pylônes-miroirs luminescents. On vous avoue qu’on n’a pas eu le temps d’ingérer les très alléchantes simulations 3D des différentes scènes, mais on se tarde de les fouler in real life.

En termes d’affiche, le festival convainc largement en se détournant des têtes d’affiche mainstream habituelles pour se calquer sur un modèle plus anglo-saxon qui priorise la découverte, l’éclectisme et la renommée des noms bookés. On y retrouve ainsi autant des pointures des scènes rap et électro branchées (la légende Nas, l’infatigable Action Bronson, le chaloupant Mura Masa et l’edgy Jamie XX, au lendemain de son set absolument dingue au Coachella), que des jeunes pousses plus de niche qui se construisent déjà leur réputation à coups de sorties remarquées (yeule, Joy Crookes, Amaarae). À côté de ça, le Plat Pays voit ses étoiles scintiller à travers la présence de Sylvie Kreusch, PeetLous and the Yakuza ou encore Bibi Seck, Lola Haro et Cellini, figures montantes du DJing noir-jaune-rouge.

Pas mal de surprises également, comme le grand retour prophétique des cousins Alric qui reviennent nous faire voyager avec leur électro cinématographique sous le drapeau de The Blaze – assurément notre concert immanquable du week-end. Le Canadien Daniel V. Snaith s’offrira une double apparition au CORE Festival en jouant la même journée la discographie de son projet Caribou et de son projet Daphni. Ça tombe plutôt bien : on est fan des deux. Finalement, l’un des nouveaux rois du hip-hop britannique, Stormzy, viendra accompagner le coucher de soleil sur la plaine d’Osseghem de ses rimes tranchantes et de son flow inimitable. Affiche complète :

La philosophie “expérience”

Comme pour pas mal d’événements estampillés Tomorrowlandce nouveau festival a l’envie de vous en mettre plein les yeux, et de vous renvoyer chez vous en fin de festival avec des étoiles plein les bagages (et les stories Instagram aussi). L’effet waouw va consolider la réputation d’un rendez-vous, le rendre immanquable, favoriser le bouche-à-oreille et induire à une affluence augmentée pour la prochaine édition. Ici, il repose sur d’extravagantes installations, comme cette tour centrale de plus de huit mètres de haut qui servira de club en soirée, et dont les écrans LED qui l’entourent diffuseront tout au long du festival une production de Louie Schwartzberg, réalisateur américain à succès dont le documentaire Fantastic Fungi avait captivé la planète lors de sa diffusion sur la plateforme Netflix. Quitte à passer des champignons sur des écrans, autant que ce soient ceux d’un des réalisateurs les plus brillants du globe.

Autre point central pour le CORE Festival : la nourriture. Oubliez les sandwichs club au pain humide qui ont sauvé vos festivals de jeunesse, ici vous allez pouvoir déguster les gourmandises des meilleures adresses de Belgique. Une aubaine pour nos palais, peut-être moins pour nos porte-monnaie ? Heureusement, le prix concurrentiel des tickets (72€ la journée/132€ le combi) vous permettra de vous faire plaisir et de craquer pour les sandwichs vietnamiens de chez Banh Mi ou d’engloutir les emblématiques frites belges de Bart De Pooter sans trop de remords.

Plus d’infos et billetterie : https://corefestival.com


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