(EXCLU) Gabriel Tur prend son envol avec Papillon Blanc

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Si la valeur n’attend pas le nombre des années, elle n’attend pas non plus celui des… singles. Voilà déjà quelques temps que Gabriel Tur officie sur les planches en tant que musicien, comédien et même metteur en scène, accumulant peu à peu une réputation à la hauteur de son talent. Aujourd’hui, c’est dans un étonnant costume de poète argenté qu’il dévoile donc son tout premier titre, Papillon Blanc, en exclusivité sur La Vague Parallèle. 

On pensait avoir tout lu, tout vu et tout entendu à propos de la mort. Pour le meilleur, et disons-le, souvent pour le pire. Des paraboles grossières aux poèmes mièvres en passant par les symboles macabres, tout semblait réuni pour nous couper l’envie de nous infliger l’écoute d’un énième titre larmoyant.

Pourtant, quelque chose nous a touchés dans la démarche de Gabriel Tur. Sa sensibilité, peut-être. Sa délicatesse, sans doute. Sa subtilité, sûrement. Peut-être même un peu des trois. Là où d’autres associent la mort à un petit corbeau noir, Gabriel Tur, lui, y voit un grand Papillon Blanc. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup.

C’est avec une poésie empruntée aux Gainsbourg ou aux Sheller et un phrasé mi-bondissant mi-traînant à la Flavien Berger que Gabriel Tur traite des sujets qui le passionnent, qui l’inquiètent et qui l’animent, comme autant de volutes éthérées qui s’échappent de son esprit fertile. Pour décor de son premier clip, le jeune homme a choisi un théâtre, lieu familier et fantasmé pour le passionné du sixième art qu’il est. Quelque part entre les souvenirs et les rêves, on y voit une vieille dame se presser puis se perdre, emportée par le battement d’ailes du papillon au rythme de l’irrésistible basse qui fait vibrer le morceau, des incantations synthétiques qui constituent son refrain et des pas de danse des géniaux Passion Passion. Un premier essai remarquable, qui témoigne à la fois du talent mélodique de Gabriel Tur et de sa capacité à tirer un univers poétique et singulier de ses inspirations musicales.

Pour tenter d’apercevoir le grand Papillon Blanc en live, on vous conseille de vous rendre au Barboteur, qui ancrera pour l’occasion sur la place de la Pointe à Pantin le 30 mai prochain. Prenez garde, toutefois, à ne pas vous y brûler les ailes.