First Shot #5 : Nanna, la déclaration de Fils Cara

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Dans First Shot, la rédaction de La Vague Parallèle mise une pièce sur des artistes qui font tout juste leur entrée sous les projecteurs. Aujourd’hui, on part à la rencontre de Fils Cara, nouveau mousse de l’équipage de microqlima.

Petit évènement chez microqlima : après les trois groupes Isaac Delusion, L’Impératrice et Pépite, un petit nouveau se pointe dans le label le plus solaire de Paris. Son nom, c’est Fils Cara. Et en plus d’être un artiste solo, c’est aussi et surtout un rappeur. Quoi, du rap pour un label typiquement pop ? On vous rassure tout de suite, les deux univers ne sont pas antagonistes, et avec Nanna, Fils Cara nous le prouve avec brio.

Cette chanson, c’est donc une déclaration d’amour parlée, comme récitée par un personnage enivré par une rencontre inattendue. Au niveau du flow, Fils Cara appartient à cette nouvelle génération d’artistes qui ne manient le vocoder qu’avec modération, et privilégient les mots à la mélodie (pensez Lomepal ou Roméo Elvis plutôt que Niska ou Vegedream). Au-delà de cette histoire qui résonnera dans la plupart d’entre nous (qui n’a jamais eu de coup de foudre ?), on est surtout séduit par la prod d’Osha (MHD, Zed Yun Pavarotti) sur laquelle se pose la voix de Fils Cara, à la fois subtile, rêveuse et ensoleillée, on se délecte des petits accents jazzy qui dansent autour d’un beat lancinant. Mention spéciale pour les ondulations de wah-wah discrètes mais efficaces sur les refrains. De quoi soulever de belles promesses pour la suite.