Focus : Cinq groupes à ne pas rater le dimanche aux Nuits Secrètes

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Parmi tous les festivals de l’été, il y a des rendez-vous qu’on ne manquerait pour rien au monde. Les Nuits Secrètes est un de ces instants adorés. Et comme tous les ans, le festival d’Aulnoye-Aymeries revient avec une programmation à tomber par terre. À rendez-vous exceptionnel programme exceptionnel, aujourd’hui on vous parle des cinq groupes à ne pas rater le dimanche.

 

Fat White Family (Eden – 19h20)

Après avoir été remué par les Anglais de Life le vendredi et de Sleaford Mods le samedi, c’est avec un enthousiasme fort peu dissimulé qu’on aura l’occasion de goûter à la balle de match Fat White Family. Au bord de l’implosion, on a eu peur de ne jamais les retrouver sur scène. Ils sont pourtant bien revenus cette année chez Domino, laissant derrière eux l’époque lo-fi pour faire place à un album plus travaillé et plus pop, mais toujours aussi sauvage. Autant vous dire que même les moins sensibles au rock britannique ne manqueront pas d’être emportés par cette tornade grouillant de kétamine et de folie ! Surtout, osez vous rapprocher des barrières, stay on your Feet, et vous pourrez même dès lors avoir le culot de déclarer I am Mark E Smith.

Metronomy (Grande Scène – 20h10)

On aime Metronomy depuis si longtemps. Et le terme “aimer” n’est très certainement pas juste, tant l’intensité des sentiments que l’on porte pour ce groupe semble difficile à retranscrire. Metronomy, c’est le genre de groupe que l’on peut reconnaître dès les premières notes de basse. Metronomy, c’est aussi le genre de groupe qu’on aime autant entendre en hiver, enroulé dans sa couette et mélancolique à l’écoute de Heartbreaker, qu’en plein été tout fou, la route des vacances rythmée par The Bay. Metronomy, c’est vraiment le genre de groupe qu’on attend aux Nuits Secrètes. Patientant en silence depuis le disque presque solo de Joseph Mount et la réédition des dix ans de Nights Out, le groupe nous proposera incessamment sous peu un nouvel album dont les deux premiers singles laissent miroiter de grandes choses. Il fera chaud sur la Grande Scène des Nuits Secrètes, prévoyez votre Salted Caramel Ice Cream.

Yolande Bashing (Station Secrète – 20h10)

Si vous avez déjà par le passé été convaincu par Metronomy, on vous conseille plutôt de profiter de la douce électro-brutalité proposée par Yolande Bashing. Nouveau-né de la scène musicale lilloise, le jeune homme fera sans aucun doute partie de vos découvertes coups de cœur aux Nuits Secrètes. On a déjà pu croiser Yolande Bashing à maintes reprises dans le Nord (et de plus en plus un peu partout en France), et on a remarqué qu’il réussit à chaque fois à relever un défi fort peu évident : réunir aussi bien sur la piste de danse les fans de grosse techno que les amateurs plus réservés de la nouvelle scène pop française. Ramenez donc avec vous vos plus grands regrets, car au programme on pourra, en toute intimité : enlever son t-shirt, froncer les sourcils, et puis chanter et crier la rage et la mélancolie. Chouette, non ?

 

Structures (Station Secrète – 22h15)

Ensuite, on continuera tous ensemble d’apprendre à gérer sa colère avec Structures. Le secret ? Le lâcher-prise. Structures sur scène, ce sont quatre bonhommes qui ont l’air de vouloir te casser la gueule au premier abord. Et puis, en fait, tu te rends vite compte que tu vas foncer le crâne en avant dans le peloton de tête de spectateurs déjà transcendés par la rough wave, même si ça doit te coûter un bras. Devant un live de Structures, on se sent propulsé plus loin qu’un Satellite envoyé dans l’espace, et on voyage aussi bien sur la Terre (grâce à des morceaux comme Pyramids) que dans le temps (post-punk assumé, du genre de The Fall ou Wire). Alors, même si vous êtes plutôt du genre bien organisé, on vous invite vivement à découvrir la vision chaotique de la structure par Structures.

KOMPROMAT (Eden – 23h25)

KOMPROMAT sera l’un des derniers concert de cette 18ème édition des Nuits Secrètes. Composé de Rebeka Warrior et de Vitalic, ce projet qui a fait surface avec l’album Traum and Existenz a été présenté comme un hommage à la techno berlinoise. Sans surprise, le chant est en allemand et la musique plus proche de la techno que du reggae‏. KOMPROMAT, plus qu’un simple duo électro, c’est l’alliance d’un homme et d’une femme qui ont marqué le paysage musical français. Si vous avez déjà fait confiance à Sexy Sushi et à Vitalic, confrontée vous de face et sans peur à cette bombe à retardement. Moments de dance‏ intenses, parfois plus doux en français, il sera cependant difficile de se sortir de ce concert inchangé. Adieu Kraftwerk, bienvenue KOMPROMAT.