Focus : Les artistes à ne pas rater à We Love Green

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Le festival We Love Green revient pour une neuvième édition, les 1er et 2 juin prochains, dans le bois de Vincennes à Paris. Après Björk, A Tribe Called Quest et LCD Soundsystem, c’est au tour de Booba et de Christine and the Queens d’inscrire leurs noms en haut de l’affiche de cette édition 2019. Également programmés : Laurent Garnier, Flavien Berger, MetronomyKali Uchis, Toro y Moi, Idles… Ouch.

En plus d’une programmation titanesque, dont nous allons vous dévoiler nos coups de coeurs, ce projet s’inscrit dans une logique écologique totale et propose des conférences qui s’annoncent passionnantes. Parmi les initiatives novatrices proposées par WLG : zéro plastique, 100% d’énergies renouvelables, 80 000 arbres plantés… (le reste est à lire ici)

Mais place à la musique – c’est quand même notre job – : voici les 6 artistes à ne pas manquer durant ce week-end qui s’annonce particulièrement intense. Quelques gros noms, quelques surprises, on espère vous voir au premier rang lors des concerts que l’on attend le plus. À l’attaque !

SAMEDI (Adrien)

LEON VYNEHALL

Notre bon Leon revient à Paris ! Le producteur britannique, auteur des illustres Music for the Uninvited (2014) et Rojus (2016), s’est imposé au fil de ses sorties comme un des poids lourds de l’UK Bass et de la Deep House. Il vient présenter son dernier opus sorti chez Ninja Tune l’année dernière, Nothing is Still, après avoir séduit la critique et le public partout où il a posé ses valises. Le DJ-Producteur sera présent sur la scène Think Tank de 23h à 0h30, pour nous caresser les oreilles et nous dégourdir les gambettes. Seul petit bémol, il est programmé en même temps que Booba, FKA Twigs et Ricardo Villalobos…. Le choix s’annonce cornélien. Bass ou baston ?

 

NU GUINEA

La grande scène de la Prairie va être inaugurée de la meilleure des manières. La duo de Naples Nu Guinea, dont les productions résonnent dans les meilleures soirées depuis quelques mois, est un des projets disco-funk les plus intéressants du moment. Héritiers directs de la scène Italo – et même plus localement, de la scène napolitaine -, Lucio Aquilina et Massimo Di Lena réinvente le son des pionniers Tullio de Piscopo et Tony Esposito, entre beaucoup d’autres. On trépigne d’impatience de se trémousser sur les pianos cristallins de leur dernier LP, l’irrésistible Nuova Napoli, dès 14h30 au coeur du Bois de Vincennes.

 

BAMAO YENDÉ

Il représente à lui seul le renouveau de la scène House parisienne. Le patron du bouillonnant label Boukan Records, DJ, producteur et organisateur de soirées – rien que ça – est chargé de poser les premières vibes du festival. Une tâche pas vraiment facile il faut le reconnaître, mais le petit prince du kif a plus d’un tour dans son sac. On aime énormément la compilation Boukan Vol.1, qui réunit quelques-uns des meilleurs beatmakers de Paname : Puzupuzu, Amor Satyr, Kabaka pour ne citer qu’eux… Histoire d’étirer les ischios, on s’écoute l’obsédant Echauffement 1er Kata ; baisers de panthère et jambes de velour au programme dès 13h sur la scène Lalaland !

 

 

DIMANCHE (Victor)

TAME IMPALA

C’est LA tête d’affiche du festival. Voire le concert le plus attendu de l’année. La première date en France de la bande à Kevin Parker depuis bien trop longtemps. A seulement 33 ans, le touche-à-tout australien a déjà une carrière exceptionnelle, ponctuée de collaborations avec Lady Gaga, Mark Ronson ou Kanye West. Depuis le rock psychédélique à la Beatles de ses débuts, son projet Tame Impala a évolué vers une synth-pop toujours plus rêveuse. Avec un nouvel album quasiment terminée, on espère découvrir en avant-première les derniers chef d’œuvres du multi-instrumentaliste et producteur de Perth.

 

POND

La source d’eau de Perth serait-elle enchantée ? A en voir la densité d’artistes exceptionnels venant de cette ville perdue en Australie, il y a de quoi se poser la question. Le groupe Pond en fait partie. Emmenée par le captivant Nick Allbrook, cette formation à géométrie variable concentre en une même musique pop 80s, prog rock et r’n’b psychédélique. Peut-être auteurs du meilleur album de 2019 avec Tasmania (produit par… Kevin Parker), un disque qui aborde le sujet du réchauffement climatique, on ne pouvait que les imaginer dans la programmation de We Love Green.

 

ERYKAH BADU

Si le curseur des années 2000 a autant penché vers le r’n’b, c’est peut-être dû à Erykah Badu. A la frontière du jazz, de la soul et du hip hop, son premier album Baduizm fut une petite révolution dont l’influence, portée par les tubes On & On ou Other Side  Of The Game dépassa rapidement New York. Depuis, c’est tout en sensualité et en douceur que la chanteuse américaine charme les oreilles de son public et d’artistes prestigieux tels que Common, Queen Latifah ou encore The Roots pour l’inoubliable You Got Me.

 

Que vous soyez plutôt férus de pop rêveuse, de r’n’b puissant ou carrément des têtes brûlées par la techno, on vous attend sur place pour un week-end enchanté. Besos.