Jardin : "la fête est l’un des derniers espaces politiques"

Tu fais tourner ?
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La fête de la musique c’est tous les jours pour Jardin. Sans concessions et avec un style multiple aux influences polymorphes, il doit se nourrir de tout, lire beaucoup et se montrer à l’affût, aussi bien de n’importe quel fait informatif vérifié apparaissant sur sa liste de sites internets, que des rencontres humanistes et imprévues faites à l’abord d’un coin de rue underground. Son dernier EP « One World One Shit » est un étendard sur lequel on peut  transférer toutes nos pensées, passions, projets, c’est un recueil de poésies multimédias (son, image, etc) et post-modernes sur lequel il faut danser librement pour exister politiquement.

La Vague Parallèle : Alors qu’on fête aujourd’hui la musique en France et dans une centaine d’autres pays, peux-tu nous donner ta définition de la musique ? De la fête ? Et dans quel état d’esprit tu te trouves aujourd’hui par rapport à cet événement ?

Jardin : Je ne sais plus exactement d’où je tiens cette phrase : « pour moi la musique c’est le mouvement de libération des corps ». Je trouve que c’est une belle formule pour parler de musique. La musique c’est quelque chose qui a trait à l’invisible, donc en ça elle a quelque chose de magique, un rapport étroit avec les états de transe… C’est aussi quelque chose de commun. Donc c’est un mélange entre le magique et le politique.

LVP : On ressent déjà la notion de fête dans ta définition de la musique, cela veut-il dire tu associes forcément les deux ?

J : Bien sûr. Pour moi la fête est l’un des derniers espaces politiques dans nos sociétés occidentales capitalistes consuméristes. Elle reste une des dernières places communes où il se passe quelque chose, une sorte d’« interaction de l’intime ». Heureusement on revoit bondir ça sur les ronds-points de nos Gilets jaunes, on a revu bondir ça sur nos places publiques avec les mouvements de ces dernières années. Heureusement la fête reste un des derniers espaces assez précieux du commun, car on a presque perdu ça dans les petits commerces, parfois dans certains bars, où il n’y a plus vraiment cette « qualité d’échanges ». Heureusement on a encore ça dans quelques îlots alternatifs de culture… Mais pour la question de la fête de la musique, pour moi c’est très compliqué car… Évidemment je trouve ça super que ça ait une place dans notre société, mais pour moi la musique c’est tout le temps, la fête c’est tout le temps, et souvent la fête de la musique comme les Nouvel an, ce ne sont pas des belles fêtes car la fête c’est quelque chose qui surgit… Je ne suis pas sûr que ça suffise de faire une fête de la musique quand en face on a des brigades de son, des DBmètres et des interdictions de passer de la musique après certaines heures. La musique et la fête c’est permanent, c’est comme ça qu’on fait de la culture.

LVP : Comment Chris Korda a accueilli la sortie de cet EP où tu t’inspires largement de lui et qui lui est dédié ?

J : Je dois reconnaître que c’était un peu compliqué pour lui d’accéder au texte initialement. Il avait eu accès il y a plus d’un an, en mars de l’année dernière, à une première maquette qu’il avait pas vu passer alors qu’on n’était pas encore en relation sur les réseaux. Je lui avais envoyé parce que j’avais envie de faire une première prise de contact, et le premier retour qu’il m’avait fait quand il a vu que cet EP contenait un morceau qui portait comme titre une de ses lyrics, c’était de m’envoyer des cœurs. Il m’a fait aussi un retour lorsque l’on s’est vu à Bruxelles pour la release party, il adorait la mélodie de Débordement… Et pour finir, il s’est passé quelque chose d’assez fort et d’assez magique à ce moment-là, il y avait un certain nombre de gens qui se sont retrouvés à danser devant un live de Chris Korda, c’était beaucoup de gens de ma génération, donc un peu plus jeunes qui n’ont pas nécessairement connu sa musique quand c’est sorti, ni son parcours artistique et militant, et il y a eu un vrai moment de transmission. Et aussi Chris Korda me l’a proposé donc j’ai donné mes vœux à la Church of Euthanasia, il m’a proposé de devenir Cardinal Jardin, de la Church, et c’est en ça que je pense qu’il y a quelque chose dans ce projet de l’ordre de la transmission, car ses idées commencent à traverser sa génération et arriver à une autre génération, et ça c’est précieux ça pour lui. Les retours ont vraiment été super.

 

LVP : Comment avais-tu découvert la musique de Chris Korda ?

J : Je l’explique dans une autre interview que j’ai faite à l’occasion de la première rétrospective de la Church of Euthanasia chez Goswell Road. Ça s’est passé chez Madame Patate, on triait ses disques et je suis tombé sur ceux de Chris Korda. Ça a été assez fulgurant. L’esthétique et le contenu du message m’ont percuté.

LVP : Tu le trouvais déjà aussi avant-gardiste niveau musical ?

J : J’ai trouvé que c’était une musique qui, quand je l’écoutais, échappait à plein d’égard à certains codes des styles : il y a quelque chose d’un peu house, il y a quelque chose d’un peu electro bass, mais en même temps c’est toujours la même chose dans la musique électronique : quand on commence à ajouter quelques lyrics ça provoque un espèce de glissement, et c’est l’endroit où je me situe aussi, ce qui fait qu’on n’est pas vraiment dans les codes habituels, qu’on est pas vraiment dans les styles, dans les chapelles de la techno au sens large, c’est principalement cela qui m’a plu. Car quand cette musique échappe à ces codes de styles et de chapelles elle devient un peu intemporelle. Donc moi quand j’écoute un disque de Chris Korda qui est sorti en 2002, j’entends fort du Legowelt beaucoup plus tardif mélangé avec des lyrics qui sont écrites et posées comme personne.

 

LVP : Ce n’est peut-être pas du tout ça, mais est-ce-que vous faîtes tous les deux de l’art brut ?

J : Je ne saurais pas te dire ça, car c’est compliqué comme question, je ne suis pas assez spécialiste de ce qu’on considère « art brut » pour utiliser cette expression mais je vais te dire pour moi ce que j’appelle de l’art brut : je suis pas mal sur internet un channel qui s’appelle Yolo Musique, sur lequel j’avais d’ailleurs découvert SMS (un side-project de Lëster) avec qui j’ai fait un morceau qu’on a sorti pour l’opération de Peacock. Quand je suis sur Yolo Musique et que je vois les gens qui font de la musique de manière amateure, qui font des choses parfois dont tout le monde se moque, un rap un peu raté… Moi j’y vois souvent quelqu’un qui pose sa sensibilité et c’est à double tranchant mais sans filtre, donc c’est en ce sens que je trouve que c’est de l’art brut pour moi, Yolo Musique. Et en même temps avec Internet tout le monde croit qu’il doit reproduire les codes qu’on boit massivement par le canal digital, alors est-ce que c’est de l’art brut je ne sais pas, est-ce que ce n’est pas de l’art post-consumériste… J’y vois une sorte de naïveté et quelque chose sans filtre d’assez puissant. Chez Chris Korda et chez moi, je ne suis pas sûr qu’on puisse dire ça, même si évidemment il y a une forme d’honnêteté et de radicalité dans la manière de mettre en place les choses mais il y a, il me semble, dans les deux, un tel assemblage, un tel mélange de références que je ne crois par qu’on soit dans quelque chose de brut. Ce qui est sûr c’est qu’il y a quelque chose de très punk dans nos projets, et quand j’ai interviewé Chris il me disait que pour lui c’était punk, et de toute façon il est punk, son parcours est punk et c’est assez beau de le voir continuer comme ça, et moi, même si je refais pas mal de rap, je veux garder cette flamme punk, et chez les punks, dans ce mouvement-là il y a ce côté assez brutal, il y a quelque chose d’assez « sans filtre » là aussi, et c’est en ça que ça t’a fait poser cette question je pense.

LVP : On sent à la fois une certaine révolte chez toi mais aussi une intensité et une passion pour la vie. Es-tu d’accord avec ça ? Peux-tu nous expliquer ce subtil paradoxe ?

J : Je ne sais pas si c’est un paradoxe, je pense que le révolté est quelqu’un de passionné et plein d’espoir, la révolte elle n’est pas sans futur. La révolte elle est pour un monde meilleur, elle est au contraire pour le futur. Je trouve que quand les black blocs ont des banderoles avec écrit « le monde qui vient », ou « le peuple qui manque », je ne sais plus, c’est le nom d’un livre en fait, et quand je pense à ça je vois les black blocs avec leur banderole, pour moi ce sont des gens qui sont en tension, vers un avenir. Pour moi la révolte est pleine d’espoir, et donc c’est ce qui est difficile dans notre société : on n’aime pas la violence, c’est quelque chose de très dur. Et d’ailleurs moi aussi dans mon côté punk parfois il y a beaucoup de colère, beaucoup de violence et c’est difficile de recevoir ça, ça peut faire mal. Donc j’espère conserver cela chez moi, dans la musique que je fais, cette espèce de sensibilité, du fait de parler de l’expérience, de parler de l’intime de parler de ce qu’on ressent, donc évidemment ça peut tendre vers la tristesse mais pas que. Exprimer ses émotions et ses ressentis, et essayer comme ça de construire une sensibilité qui est en effet en révolte, qui est en effet un peu en rejet de ce qu’on peut vivre, des modèles sociaux qu’on reproduit, et en même temps essayer de tirer le fil pour construire quelque chose, de continuer à hurler notre joie, à hurler nos rêves et à hurler un « yes future ».

LVP : J’ai l’impression que tu te documentes énormément pour pouvoir organiser cette révolte et cet art politique, où sont tes sources ?

J : Oui c’est vrai, bien sûr qu’il faut lire, bien sûr qu’il faut écouter France Culture (rires), qu’il faut discuter avec les gens. Mes sources sont partout, mais moi j’ai une problématique d’attention dans la lecture, pour moi c’est compliqué de lire, je ne lis pas un livre du début à la fin, mais j’ai plein de livres tout le temps et je lis plein de fois la même page et malgré tout il y a une pensée qui se construit, et j’écoute en effet beaucoup de choses, je regarde beaucoup de choses, je trouve beaucoup de documentaires, et j’écoute énormément la radio et beaucoup France Culture car c’est une des dernières radios où on ne prend pas trop les gens pour des cons.

 

LVP : As-tu l’impression ou du moins l’intention de produire en permanence une sorte de musique du futur ?

J : Franchement des fois j’écoute mes trucs je trouve ça trop naze, j’ai l’impression que je n’apporte pas grand-chose et donc je ne peux pas dire que j’ai l’impression de faire une musique du futur. Je n’ai pas l’impression de faire un truc original ou exceptionnel, non. Il y a un truc qui est problématique avec la question de l’auteur et avec la question de la starification de l’artiste, et ça se ressent spécifiquement dans la musique car on est dans l’invisible, on est dans le mouvement, dans le vivant, dans le présent, on est dans le flux en fait, on est dans le flux de la pensée, on est dans le flux de la création humaine, et on ne fait qu’agglomérer des petits ingrédients de ce flux, les agencer un tout petit peu différemment, et c’est que comme ça que le flux continue à avancer, c’est un flux de pensées, donc un flux de musique, qui continue à avancer. Donc des fois j’ai l’impression que je continue à agréger, agglomérer, assembler des choses d’une autre manière et que ça continue à faire avancer ce flux-là, et des fois j’ai l’impression que c’est absolument trop naze et que j’ai rien apporté. Donc je ne sais pas si c’est la musique du futur mais en tout cas c’est la musique du présent, c’est sûr.

LVP : Aimes-tu les cases dans lesquelles les médias placent les artistes ?

J : Non pas du tout, je pense qu’il faut échapper aux genres et il n’y a que comme ça qu’on peut agglomérer d’une nouvelle manière ou en tout cas d’une autre manière, car je n’aime pas dire « nouveau », « plus », tout ça… C’est plutôt : « encore autrement », « encore différemment », et la différence elle est en dehors des genres.

LVP : Et toi, on te place dans le rap, on te place dans le punk, on te place un peu dans les deux, dans l’électro ?

J : Ça c’est intéressant car c’est déjà des filiations que je trouve existantes, car le punk et le rap viennent exactement d’une même énergie, des mêmes cités post-ouvrières, qu’elles soient issues de l’immigration ou pas, c’est de là que ça vient. Et il y a aussi des formes de techno qui viennent de ces endroits-là, de ces milieux sociaux.

LVP : J’ai une vision qui me vient, tu n’aimerais pas réaliser un film ?

J : Écoute il s’avère que j’ai déjà réalisé un long-métrage très très punk qui s’appelle Wakanda, ça a été co-réalisé avec mon ami Rackam Armand, avec qui on a aussi fondé le label Dumbhill, et on est vraiment en train de se poser la question de le rendre accessible en ligne, ça a été réalisé en 2014, il y a des trailers que tu pourras trouver.

LVP : Car tu lies très souvent la vidéo à la musique…

J : Je t’avoue que quand j’en aurai marre de faire de la musique, je pense que pourrai réaliser des films en faisant de la permaculture à la campagne, hors des villes en tout cas, ou en péri-urbanité. Je pense que je pourrai au moins écrire des films.

 

LVP : J’ai l’impression, même si je ne te connais pas depuis longtemps, que « Débordement » est le morceau qui pourrait te faire passer un cap, qu’est-ce-que tu en penses ?

J : Écoute tu sais qu’on l’a réalisé avec Tiphaine Larrosa pour Cultural Workers, elle contribue d’ailleurs fortement depuis le début au projet Jardin, car si on se souvient bien la première vidéo de ce projet était réalisée par Tiphaine… Donc on s’est posé la question de cette vidéo et aussi avec l’équipe avec qui je travaille sur Jardin, car cela fait bientôt un an que je travaille sur le projet d’un album de rap, car comme je te disais, pour moi préparer cet album avec une couleur plus rap c’est aussi me poser la question de faire un album plus pop, avec la volonté de passer mon message à des publics qui n’ont peut-être pas eu accès à mes expérimentations musicales jusque-là. Et donc on s’est posé la question de rendre accessible ce qu’on avait à dire, ce qu’on avait à représenter à ce moment-là, et c’est peut-être en ça qu’il y a un cap même si je ne me suis jamais posé la question en ces termes. Ces derniers mois, cette dernière année, c’est qu’avec les rencontres que j’ai faites récemment, qui m’ont beaucoup aidé à développer le projet Jardin, j’aborde la question différemment et j’ai envie que mes idées, qui ne sont pas juste les idées d’un punk hardcore de cave, qui sont en fait les idées de plein de gens, j’ai donc envie qu’elles soient fédératrices, j’ai envie de trouver des gens et que mes esthétiques ne soient pas non plus que clivantes ou que provocatrices. J’ai envie qu’on puisse comprendre que ces idées sont fédératrices, qu’elles correspondent à tout le monde, qu’elles sont autant à moi et à mes esthétiques radicales, qu’à tous les gens qu’on a croisés dans les manifs ces derniers temps, et peut-être à d’autres.

LVP : Je dis ça car ce clip a été relayé par Libération, Gonzaï, Clique, un grand nombre de médias un peu « majeurs », est-ce-que c’était le cas de tes anciens projets, ou est-ce qu’il marque une différence dans ce sens-là ?

J : On a déjà eu le clip de Desmond Just Born sur Libé, réalisé par Guillaume Hery. Mais c’est vrai que là il y a eu un véritable effet sur ce clip, qu’on n’a jamais eu autant de retours. Je vais te parler déjà directement de mon cercle proche, des gens qui étaient autour de moi, qui ont été beaucoup touchés, ça me fait chaud au cœur. Pour moi c’est un texte super important, que j’ai écrit pour mes amis, pour les gens qu’on voit dans le clip, pour parler de nous, de ce qu’on ressent, et c’est super d’avoir des retours sur ça, et j’espère que ça va continuer, qu’on pourra porter notre message encore plus loin encore.

LVP : Je voulais te dire d’ailleurs que je trouve que tu allies de manière optimale la puissance du texte avec l’efficacité de la musique, de la mélodie, enfin il y a un truc très fort dans ce morceau !
Sur cet EP tu fais un titre avec Summer Satana, on sent une certaine complémentarité qui s’impose, peux-tu nous parler de ton rapport à elle et par extension de ton rapport à certaines artistes féminines que l’on voit beaucoup apparaître dans ton univers ?

J : J’ai toujours eu des groupes de copines. Je ne sais pas si c’est la femme qui est en moi qui me fait être beaucoup plus à l’aise avec des copines pour bosser, mais ça s’impose, même si ça m’empêche pas de bosser aussi avec des copains. Et après évidemment Summer Satana c’est une associée de vie, on a monté ensemble, avec Genesis Addiction aussi – avec qui je composais Our Fourtress – le label Cultural Workers. C’était une manière de mettre un nom sur ce regroupement d’amis avant tout, avec de ce que l’on partage en commun de ce rapport au texte, articulé à l’engagement politique dans l’art, à la place du texte dans la musique… Donc c’est une petite famille artistique et on se nourrit au quotidien, on se donne de la force, car je pense que pour mener des combats on a besoin d’avoir des espaces d’une part safe et rassurants, qui sont aussi des endroits où on multiplie les forces et on s’encourage, car on ne peux pas mener des combats seul, enfin je n’y crois pas, ça n’existe pas, et même quand on veut nous le faire croire c’est un mensonge, on mène ces combats avec ses amis.

 

LVP : Et pour finir, cet été on te verra dans les meilleurs festivals, certains que je fréquente, et que j’adore notamment pour le lâcher-prise qu’ils permettent, notamment Visions, où l’on peut voir ce qu’il y a de mieux en terme de musique actuellement. Peux-tu nous donner un peu ton programme de l’été ? J’ai vu que tu avais relayé sur les réseaux le projet de Jorje18, je ne sais pas s’il joue à des festivals aussi ?

J : C’est mon grand regret qu’on n’ait pas pu le faire jouer, je rebondis tout de suite sur ça car il fait partie de ce cercle d’amis très proche, de ma famille bordelaise, de notre label Dumbhill, et il était aussi dans notre projet de film Wakanda. Mais il faut savoir que c’est très difficile la musique, particulièrement les projets solo, c’est difficile de prendre le risque de s’exposer au public, de dire « tenez regardez je fais vraiment de la musique », publier sa propre musique c’est un cap qui est particulièrement difficile à passer et donc pour Jorje18 ça a pris des années. Adieu La Terre je le mets dans la même case que Chris Korda, c’est vraiment du lourd pour moi, je lui souhaite de bien continuer, il a aussi eu des projets de vie personnelle qui lui ont pris beaucoup de temps et donc c’est aussi pour ça qu’il a pris du retard et tant mieux, la vie avant l’art. Donc j’invite tout le monde à écouter Jorje18, et j’espère qu’on le verra bientôt dans les super festivals. En revanche moi je vais jouer en effet dans de très chouettes festivals, évidemment l’une de mes plus grosses dates c’est Peacock, ensuite un super festival que je t’invite à suivre avec une super équipe : la Supérette à Liège, le festival s’appelle Supervue. Visions, évidemment, pour lequel il y a déjà eu deux rendez-vous manqués, je devais jouer avec Our Fourtress et ça ne s’est pas fait, et je suis trop heureux de jouer dans ce festival cette année. Et enfin, à la rentrée, on va faire notre premier live, car je remonte sur scène avec Wutangu, car Jardin ne va plus se produire en live seul, on va faire ça à deux, pour une des premières dates à Orléans, puis le Less Playboy is More Cowboy à Poitiers en septembre, et le RBMA aussi ensuite à Paris. Et il y aura d’autres petites dates cachées qui ne sont pas encore vraiment annoncées. Donc c’est vrai qu’on a de belles perspectives devant nous.

LVP : Je te remercie beaucoup !

« One World One Shit » par Jardin – Date de sortie : 3/05/19 – Label : Cultural Workers

Jardin sera au Peacock (Paris) le 5 juillet, au Supervue (Liège) (du 26 au 28 juillet), au Visions (Bretagne) le samedi 3 août, au Less Playboy is More Cowboy (Poitiers, du 12 au 14 septembre), au Festival HOP HOP HOP (Orléans, du 13 au 15 septembre) au RBMA (Paris) le 28 septembre, et à Rennes le 9 novembre avec Kompromat et Periods.

Photo : Guillaume Hery