La garage party de Broncho à la Maro

Tu fais tourner ?
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Il y a quelques dizaines d’années, on découvrait de nouveaux artistes dans les rayons des disquaires. Puis, c’est la bande FM qui nous faisait aimer de nouveaux artistes. YouTube a depuis dynamité le tout avec n’importe quel artiste accessible en un clic. Mais c’est par un nouveau média que Broncho est arrivé sur notre radar, ou plus précisément dans notre feed. On est tombé sur une publicité en traînant sur Instagram, et il aura suffit de quelques secondes du riff de Stay Loose pour attiser notre curiosité. Direction la Maroquinerie donc, pour un concert à quitte ou double.

Pinky Pinky

Le bal s’ouvre avec Pinky Pinky, trio féminin dont on entendra sûrement parler à l’avenir. Car les adolescentes californiennes tiennent déjà une formule gagnante : un garage rock tout en douceur, où l’on échange les rôles. On retrouve la batteuse au chant, la bassiste à la mélodie et la guitare au rythme. Une idée du bon vieux rock, simple et efficace, qui laissait présager de la suite.

 

Broncho

Car la tête d’affiche de la soirée ira plus loin dans l’esthétique droit-au-but chère au garage rock de l’autre côté de l’Atlantique. T-shirt trop large et short de sport, le leader Ryan Lindsey est une sorte d’anti-guitar hero. En prenant à peine le temps de saluer la salle, les trois compères de Broncho enchaîne les titres rythmés. Et vont droit à l’essentiel. Peu de lumières de scène (ce qui ne facilitera pas le travail des photographes), pas d’effets psychédéliques, simplement trois artistes qui kiffent en sautillant sur place, en cadence. On vous parlait tout à l’heure du riff de Stay Loose ? Il sera tout bonnement omis, faute de second guitariste sur scène. On redécouvre ainsi plusieurs chansons dans leur forme la plus basique, l’absence de certaines mélodies accentuant la puissance rythmique des compositions.

Les chansons s’enchaînent, et la musique devient de plus en plus rapide, le son de la Danelectro de plus en plus crade, et les amplis de plus en plus forts. Qu’il est rafraîchissant de voir, dans une salle, les artistes au même niveau que leur public. Hors de toute prétention, la scène que l’on observe à la Maroquinerie pourrait se dérouler dans un garage quelque part en Amérique. Une ode au rock indé américain, en somme, qu’on aura ironiquement découvert de la manière la plus digitale possible. Une piqûre de rappel nécessaire, où l’on décèle de la mélancolie derrière la saturation, qui nous rappelle que le rock a encore beaucoup à offrir. Longue vie aux chansons à trois accords !

En bonus, quelques diapos prises par Léonore Preszburger entre deux pas de danse.