La Vague Patrick Watson

Tu fais tourner ?
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Deux dates, dimanche 1er mars et dimanche 8 mars pour voir un artiste : Patrick Watson ! On a voulu tenter l’expérience et on s’est rendu à l’Aéronef de Lille et au Cirque Royal de Bruxelles. Résultat : des concerts riches en émotions et des moments mémorables.

Le chanteur québécois en est déjà à son 6e album studio et rappelle Chilly Gonzales dans son originalité, tout comme Jonathan Wilson dans sa folk envoutante (le côté prog en moins).

Après le succès de ses albums Close To Paradise (2006), Wooden Arms (2009) ou encore Love Songs For Robots (2015), il est revenu à la fin de l’année 2019 avec une pépite : Wave. Cette fois-ci, on retrouve de nouvelles sonorités rythmées par différentes ambiances, des plus obscures aux plus joyeuses. 

Dans cette optique, le show s’annonce plein de surprises. Le public est impatient et la salle se remplit rapidement. 

Kyla Charter

Ainsi, en première partie, on se laisse entraîner dans la douceur soul de Kyla Charter. Elle n’a pas besoin de grand chose, juste d’une guitare et de sa voix.

Ornée d’une couronne de fleurs et vêtue d’une longue robe noire, elle est hypnotisante, tout droit sortie d’un rêve. On est également attendris par sa timidité qui, malgré tout, respire la bienveillance, un beau moment.

Après une petite pause, le temps d’installer le décor et les nombreux instruments, Patrick Watson entre en scène. Le groupe s’entoure de petites lumières qui tamisent la salle, on est comme dans un cocon. Jovial, Patrick prend des nouvelles du public, avec son doux accent québécois. Il fait également des blagues (auxquelles il sera parfois le seul à rire), l’atmosphère est dé-ten-due. On commence le concert avec Dream For Dreaming.

Surprise ! Kyla Charter est encore là ! Eh oui, elle fait la première partie mais aussi la choriste de Patrick. Pour certains morceaux, le piano est mis en avant, comme avec Here Comes The River, The Wave, Broken, Look At Youmagique. Pour d’autres morceaux plus folk, la guitare espagnole est de mise avec Joe Grass, pour Melody Noir par exemple, somptueuse.

Père Watson, raconte une histoire

Patrick Watson a le don pour raconter les histoires qui se cachent derrière ses chansons. En particulier pour les titres issus de Wave, il explique l’inspiration derrière Strange Rain ou encore Drive, basé sur un voyage aux États-Unis. Au fil des titres, les lumières changent de couleur, des tons rouges, bleus, violets, elles sont plus sombres ou lumineuses. Il y a une parfaite harmonie entre images et sons. 

La créativité est harmonieuse et infinie, Patrick Watson utilise un microphone pour modifier sa voix sur Turn Off The Light. Il y a même des lasers pour l’ambiance robotique qui, arrivés au plafond, ressemblent à une nuit étoilée. De cette manière, on se rend compte de la complexité des accords et des choix de l’artiste (avec Hearts par exemple). C’est très beau à voir et à entendre.

Tous ensemble !

On passe un pur moment, la cohésion de groupe est puissante. À L’Aéronef, on plaisante, avec la claviériste qui sait tout faire (elle est même « dentiste »), on fait une ovation à l’ensemble du groupe…

D’ailleurs, la cohésion joue un rôle important dans les différents morceaux joués, on pense à Wild Flower ou Big Bird In a Small Cage. Celui-ci fait appel à tous les membres du groupe, mais aussi au public. Par conséquent, on a l’impression de faire partie intégrante du groupe. Ce sentiment est particulièrement mis en avant au Cirque Royal puisque le groupe fera une improvisation avec un jeune garçon aveugle jouant du piano, merveilleux.

Enfin, le rappel sera au choix du public : The Great Escape (Aéronef) et Lighthouse (Cirque Royal).

Les deux concerts ont été une réelle expérience qui ne demande qu’à être renouvelée et on remercie grandement L’Aéronef, le Cirque Royal et UNI-T pour l’organisation.