Lana Del Rey, poète californienne avec Norman Fucking Rockwell!

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Alors que septembre et ses responsabilités pointent leur nez, Lana Del Rey prolonge la période estivale avec son sixième album : Norman Fucking Rockwell!. Deux ans après le sublime Honeymoon, Lana Del Rey conte ses rêves sur les douces plages de Californie. Aujourd’hui, réfugiée sur la côte ouest, accompagnée de guitares et piano, elle critique l’absurdité de l’Amérique.

– Des maux brûlants

Le rêve américain n’est plus, peut-être que l’Amérique non plus. Dans sa poésie, Lana n’hésite pas à penser le présent. Le titre de ce nouvel album nous met déjà la puce à l’oreille. Effectivement le peintre Norman Rockwell représente dans ses œuvres l’optimisme du rêve américain. Dans Lust For Life, Lana Del Rey chantait déjà ses tourments quant au monde actuel. “Is this the end of America?”, s’interroge-t-elle dans When The World Was At End We Kept Dancing. Ainsi, dans Norman Fucking Rockwell! nous retrouvons ses inquiétudes. On peut penser au morceau The Greatest : “Kanye West is blond and gone” chante-t-elle. Cette phrase fait directement référence au soutien à Trump dont fait part le rappeur. Sur le même morceau, nous pouvons entendre “L.A is in flames, it’s getting hot” qui fait allusion aux feux de forets qui sévissent en Californie. Dans le dernier couplet, “Life on Mars ain’t just a song” évoque un monde où la fiction chantée par Bowie devient bel et bien réelle.

– Une ode à la Californie

Si Lana a abandonné les longs riffs de guitares depuis Ultraviolence, on les retrouve aujourd’hui dans des morceaux comme Venice Bitch. Avec un magnifique jeu de mots, et ainsi faisant référence à la très célèbre plage de L.A,  Lana Del Rey retrace ces temps où la Californie était un paradis pour les artistes. Un paradis d’amour, de musique et de partage. Dans cet Éden, la californienne chante l’amour brûlant, comme dans American Next Record ( “You make me feel like the song I never knew”) ou même Cinnamon Girl ( “Hold me, love me, touch me, honey”).

 

L’album se termine avec Hope is a dangerous thing for a Woman like me to have – but I have it. Le voyage s’arrête sur cette balade au piano : une note d’espoir sur notre monde et son chaos. En bref, Lana dévoile sa poésie et ses maux brûlants, ainsi qu’une pop douce, parfois vaporeuse et sensuelle. Ainsi, Lana Del Rey touche au plus profond de nos êtres.

En plus du concert le 23 février à l’Accord Hotel Arena, Lana Del Rey a annoncé qu’un prochain album, nommé White Hot Forever, sera dévoilé en 2020.