Last Train : "The Big Picture c'est cette vision d'ensemble sur ce qu'on est aujourd'hui"

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On avait échangé avec les quatre rockeurs de Last Train il y a peu, à propos de The Big Picture, leur deuxième album tout juste sorti hier chez Deaf Rock, désormais disponible partout et présent dans les bacs ! Un nouvel album plein de nouveautés qui, comme son titre éponyme, en dit long sur leur histoire et leur vécu ! 

La Vague Parallèle : Salut les gars, ça va ? 

Jean-Noël : Ça va bien ! Ça faisait un moment qu’on n’était pas venus à Paris pour être Last Train et c’est plutôt cool, on a de bons souvenirs ici ! On est content !

LVP : On vous retrouve aujourd’hui pour parler de votre nouvel album, The Big Picture, qui sortira le 13 septembre prochain. Comment avez-vous travaillé sur ce deuxième album depuis Weathering qui était sorti en 2017 ? 

Jean-Noël : La dynamique était totalement différente que sur le premier album qui avait mis 3 ans à se faire entre les premières séances d’enregistrement et la sortie, on était tout le temps en tournée, on prenait deux jours par-ci deux jour par-là, c’était sans fin ! On savait qu’on ne voulait pas revivre cette expérience pour le deuxième album et justement prendre vraiment un temps pour se poser et le faire. Finalement on a fait cet album sur une période beaucoup plus courte mais de manière plus intense : on est partis deux semaines en Norvège, on a fait 4-5 mois de studio en France et c’était fini. Pour la composition c’est autre chose, il y a certains titres qui ont mis un certain temps à se faire.

LVP : Comment l’avez-vous composé ?

Tim : Disons que c’est surtout Jean-Noël qui a les idées, il compose des bouts de trucs, des thèmes… Pour ce deuxième album il en avait beaucoup ! On s’est vraiment mis à les travailler tous ensemble en répète début 2018. Jean-Noël avait dit une fois qu’il avait beaucoup d’idées en tête et que le moment où le morceau prenait vie c’était quand on le jouait tous ensemble, ce que j’avais trouvé beau. Sur tous les morceaux, je crois qu’il y en a un qu’il nous avait envoyé sous forme de démo mais sinon pour les autres il parlait surtout de ses idées, il les jouait et ça le guidait dans la composition. Finalement, même si on demande par exemple à Antoine de jouer un truc en particulier à la batterie, il le jouera à sa façon et c’est ça qui va faire que les morceaux sont de nous, travaillés par nous.

LVP : C’est toi qui écris les textes, Jean-Noël ?

Jean-Noël : Sur cet album-là, oui.

LVP : Quelles sont tes inspirations pour l’écriture ? J’ai remarqué que les textes parlaient beaucoup d’amour. 

Jean-Noël : Trop chou, c’est la première fois qu’on nous dit ça (rires). Mais oui en effet, c’est vrai ! Quand on a écrit le premier album, on avait entre 18 et 21 ans, on parlait de choses plus incisives, il n’y avait rien de vraiment revendicateur, c’était un peu plus vénère, il y avait même des fictions. Pour ce deuxième album, on a beaucoup plus de recul, on a vécu beaucoup de choses depuis, on parle de choses plus personnelles. Finalement c’est un album assez introspectif et intime.

LVP : Est-ce que l’ensemble du groupe arrive à se retrouver dans des textes si introspectifs ?

JN : C’est toujours le grand débat ! Je me pose toujours beaucoup de questions par rapport à ça quand j’écris une chanson, au moment où on la partage et où on va la construire tous ensemble. C’est un truc qui existe depuis toujours et qu’on a appris. Je pense que ça va très vite dans l’instinct de tout le monde à savoir si tout le monde va pouvoir s’approprier telle ou telle chanson. Et au-delà même du fait de qui a eu l’idée, c’est surtout le fait de la jouer et la travailler tous les quatre ensemble qui fait qu’on se l’approprie tous.

LVP : Est-ce que vous avez une anecdote sur l’enregistrement de l’album à partager ?

Julien : Quand on enregistre en studio, on enregistre tous les quatre dans la même pièce. On cherche toujours à avoir la bonne prise donc ça prend des fois pas mal de temps !

LVP : Vous n’enregistrez pas du tout en piste par piste ?

Julien : Non, après on rajoute parfois des instruments bien sûr, car on essaie d’avoir un album dense et complet, avec beaucoup d’harmonies. Mais on essaie dans tous les cas au départ d’être tous les quatre dans la même pièce et d’avoir une bonne prise.

Tim : On essaie de transmettre la magie à travers les micros, faire ressentir que ça c’était la bonne prise même si on ne sait pas vraiment pour quelle raison !

Julien : Et c’est dur, car parfois tu fais ta prise avec tes potes et t’es tellement dans le truc que t’as l’impression d’avoir fait un truc pas trop mal, puis tu vas voir Remi Gettliffe, notre réalisateur, dans sa salle de mixage, et il te fait “non mais c’était vraiment pas terrible les gars”. Ça nous remet bien en place. (rires)

Antoine : Des fois c’est l’inverse, on sort d’une prise sur laquelle on pense avoir fait des pains puis finalement on finit par la trouver géniale. C’est assez bizarre.

Tim : Par exemple pour The Big Picture qui dure 10’27 sur l’album, qui est la dernière chanson éponyme, on s’est décidés à l’enregistrer un petit peu au dernier moment, il devait être minuit – 1h du matin, on avait fait une grosse journée, on ressortait d’une période un peu de doute et là, gros déblocage ! On a pris la première guitare sans avoir vraiment recherché nos sons, on l’a enregistré en une prise et en fait c’est la prise qui est restée sur l’album. On n’a même pas fait de prise de sécurité, on savait que c’était la bonne et que c’était bon quoi. C’était un grand moment !

LVP : En écoutant ce nouvel album, je trouve qu’on ressent bien l’essence Last Train mais que celle-ci a évolué. On a un album toujours très rock mais surtout on découvre de nouveaux aspects de ta voix Jean-Noël, plus saturée et à l’inverse très douce par moment, on ressent une dynamique dans la musique, il y a beaucoup de retombées calmes, de jeux d’intensité… Comment est venue cette nouvelle approche qui change quand même votre esthétique finalement ?

Tim : Je trouve ça assez cool que tu dises que tu as ressenti l’essence de Last Train là-dedans, car en effet il y a une évolution mais ça reste nous !

Jean-Noël : L’explication c’est qu’on grandit quoi ! Fire a été une chanson importante pour nous, car c’était la première fois qu’on captait qu’il se passait quelque chose de différent. On joue de la musique ensemble depuis qu’on a 12 ans et on a joué plein de trucs différents, du punk au rock et quand on a composé Fire on a compris qu’il se passait quelque chose de chouette. Tu parlais de dynamique, de construction et déconstruction et ce sont des choses avec lesquelles on adore jouer sur des titres un peu longs. Finalement, la période de composition du premier album a été une période de puberté musicale, il nous a surtout permis de mettre la base du propos. On voulait faire comprendre que Last Train était bien un groupe de rock, on faisait des petites bombes rock de 3 minutes avec un riff et ça s’arrêtait là ! Pour ce nouvel album, on avait surtout pas envie qu’il y ait de mauvaise lecture, on voulait vraiment montrer qui on était, comment on considérait la musique et comment on considère notre musique aujourd’hui. On a écrit plein de chansons qui ne sont pas sur l’album, qu’on a mis de côté pour plein de raisons différentes d’ailleurs. Finalement The Big Picture est un album de 10 titres qui représente parfaitement qui on est aujourd’hui, en temps qu’artistes. L’album en ce sens porte bien son nom, c’est cette vision d’ensemble sur ce qu’on est aujourd’hui !

LVP :  C’est chouette car on sent vraiment une volonté de faire votre propre musique, de ne pas rentrer dans des codes !

Tim : C’est vrai que, comme dit Jean-Noël, cette dynamique on l’avait déjà et le fait d’avoir pris ce temps off pour répéter, ça nous a permis d’approfondir nos recherches musicales, d’aller encore plus loin et explorer de nouvelles choses. Par exemple Jean-Noël n’avait jamais chanté en voix de tête jusqu’à présent !

Jean-Noël : Finalement les nouveautés de cet album ce sont des choses qu’on a toujours eu envie de faire mais qu’on n’a jamais assumées ou qu’on a jamais eu l’occasion de faire ! C’est vrai que dans le rock, t’es très vite mis dans une case et on peut se demander ce que les gens vont penser si maintenant on fait commencer un morceau avec une guitare toute douce et une voix de tête comme on l’a fait sur The Idea Of Someone, alors qu’en fait il faut juste oser le faire !

Antoine : On est d’ailleurs très contents, car on a eu plutôt de bons retours sur ce premier titre. C’est vrai que quand on l’a sorti on avait un peu peur et en fait c’est trop cool de voir qu’on peut se permettre de faire des trucs qui changent, les gens sont bienveillants !

LVP : En parlant de nouveauté il y en a quand même une grande sur cet album : la présence d’un orchestre ! Comment vous est venue cette idée de mêler le rock à un orchestre de cordes ?

Jean-Noël : C’est une suite logique en fait. Je ne sais pas depuis quand on parle de cette idée de jouer un coup avec un orchestre, c’est pas un truc nouveau pour nous. On a toujours été très fans des trucs orchestrés, de musiques de film et de choses assez épiques de manière générale. C’est quelque chose qu’on a toujours voulu faire, c’était important pour nous. Au même titre que le premier album devait installer une base de lecture, celui-ci devait avoir de nouveaux éléments, la voix de tête, le piano, le crié, des choses plus déconstruites et voilà il fallait aussi qu’il y ait ces cordes. C’était un bel échange avec l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, on a travaillé avec un chouette arrangeur qu’on salue ! C’était une drôle d’expérience, j’ai pas envie de dire que c’était parfait, car rien n’est jamais parfait mais c’était particulier et on est très fiers du résultat.

LVP : Comment vous prévoyez ça en live ?

Jean-Noël : On est vraiment anti triche, on est quatre sur scène et c’est comme ça qu’on apprécie le live, c’est vraiment quelque chose de différent de l’album. Il n’y aura pas tout un orchestre avec nous. (rires)

Tim : En live, tu ressens l’énergie, la chaleur, le son, des choses que tu ne peux pas ressentir quand t’écoutes un album chez toi. On compense l’orchestre justement avec cette énergie et puis on adapte quoi !

Antoine : On faisait des répétitions avant l’enregistrement de l’album avant même de rencontrer l’orchestre où Jean-Noël jouait quelques lignes de violon à la guitare par exemple. Ces lignes étaient anticipées et déjà là, on les a simplement changées par des violons pour certaines.

Julien : Tout ça est parti dans un studio pour en faire quelque chose de plus harmonieux pour revenir finalement sur du live comme on avait l’habitude de travailler donc c’est plutôt cohérent, on a pas besoin forcément de réarranger.

LVP : J’aime beaucoup écouter l’album d’une traite, je le trouve plutôt bien orchestré. Est-ce que la tracklist a été réfléchie ?

Jean-Noël : Honnêtement, on a réfléchi vraiment à beaucoup beaucoup de choses mais il y a des choses qui n’ont pas forcément été beaucoup réfléchies dont la tracklist ! Même au moment d’aller enregistrer, on ne savait pas vraiment quelle chanson allait sauter ou pas, on avait une base quand même mais voilà, on a enregistré une quinzaine de chansons et certaines ont sauté au passage. Je pense que ça serait mentir si on disait que la construction de l’album était anticipée. Par exemple A Step Further Down et On Our Knees sont liées car A Step Further Down est simplement une adaptation de la mélodie d’On Our Knees que j’ai faite au piano et pour le kiff on s’est dit que ça serait cool de l’enregistrer et de la mettre sur l’album ! A un moment, on s’est même demandés s’il fallait mettre The Big Picture sur l’album ! Tout ça se construit au fur et à mesure, tout change tout le temps. T’as le morceau dans ta tête, tu le joues avec tes potes, tu l’arranges, tu vas l’enregistrer, tu le réécoutes, c’est plus le même morceau. Tu mets une voix dessus, c’est plus du tout le même morceau. Donc au final ça a avancé et ça a donné cette tracklist qui est la réflexion finale.

Tim : Du coup il n’a pas été composé comme un album concept qu’on écoute d’une traite, mais c’est quelque chose qu’on adore finalement ! Hier encore dans le van avec Antoine on écoutait un album de Kate Tempest qui est vraiment un album que t’écoutes d’une traite et je pense que ce ne sont que des trucs comme ça qui nous font kiffer donc essayer de se rapprocher de ça avec Last Train c’est trop bien quoi !

LVP : Pourquoi avoir appelé l’album The Big Picture si vous me dites que vous avez hésité à l’intégrer à l’album ? Si le morceau n’avait pas été là tout aurait pris un autre sens.

Jean-Noël : Moi je n’ai jamais vraiment hésité, je pense que c’est la plus belle chanson qu’on ait faite jusqu’à présent, j’en suis très fier mais en fait on parlait avant du temps qui passe, de certaines bases qu’on a posées avec le premier album, de ce qu’on avait envie de délivrer avec ce deuxième… En fait The Big Picture est un peu à la frontière entre ces deux époques, il porte bien son nom : une vision d’ensemble, un titre long, une sorte de ballade assez dissonante et mélancolique… je l’adore et je trouve qu’il nous représente beaucoup ! On se demandait simplement si ce n’était pas trop de le rajouter à l’album sachant que l’album est déjà dense, c’est beaucoup d’informations. On a évoqué le fait de sortir ce titre à part. Et je suis très content au final qu’il fasse partie de l’album et que ça ne soit pas un échantillon à part.

Tim : Jean-Noël avait même parlé de commencer l’album sur ce titre. Enfin voilà, le temps et les écoutes jouent beaucoup et c’est ce qui a donné cette tracklist.

Jean-Noël : Je pense qu’on a vraiment besoin de temps, on n’est pas un groupe très prolifique. Il y a des groupes qui sortent des skuds tous les ans dont des artistes qui nous influencent beaucoup mais je pense que si on a la chance de continuer, on ne sera jamais un de ces groupes-là puisqu’on a trop besoin de temps pour créer. On a besoin de vivre des trucs. The Big Picture est la retranscription en chanson d’un truc super intense qui a été vécu. C’est pas possible d’écrire des chansons pareilles sans prendre le temps de vivre ! Je pense aux Rival Sons de qui on est très fans, je cite souvent cet exemple, mais ils ont des chansons super intenses et d’autres comme Face Of Light qui parle d’un père et son fils. Ils sont très prolifiques et ils me disaient la dernière fois qu’ils produisaient beaucoup puisqu’ils ont des familles à nourrir mais du coup le pourquoi du comment t’as écrit le morceau n’a plus du tout le même sens. Entre un morceau que tu écris car tu dois écrire et un morceau que tu écris suite à une expérience ouf, c’est pas la même chose ! J’ai pas envie qu’on se retrouve dans la situation où il faut sortir un album pour sortir un album. On sortira un album si on en a envie et en l’occurrence, là, on en avait envie et on avait les titres pour le faire donc on l’a fait.

LVP : En plus de ça vous êtes bien occupés, vous avez créé votre propre festival, La Messe de Minuit ! 

Tim : C’est un fantasme qu’on avait depuis longtemps et c’est d’autant plus cool que ça marque pour nous, Last Train, le début de la tournée. On fait quelques dates cet été mais le gros sortira après l’album. La Messe de Minuit sera le premier concert en salle qu’on fera avec tous ces nouveaux morceaux donc on est très contents d’y jouer. On est très heureux de cette programmation que Jean-Noël a bouclé, très rock et très jeune ! On est très contents d’organiser ce rassemblement rock à Lyon, je pense qu’on en avait besoin et on espère que d’autre gens en avaient besoin aussi.

LVP : Le retour du rock c’est une chose à laquelle vous croyez ?

Jean-Noël : Oui définitivement ! Je suis fan de hip hop aussi, j’aime beaucoup la trap et je trouve ça chouette mais je pense qu’un jour les gens se rendront compte de la supercherie. Ca fait quand même 4 ans qu’on écoute la même chose, avant ça il y a eu l’électro, tout ça c’est cyclique, ça fonctionne par phase. Je n’ai jamais vu autant de personne heureuses dans ma vie que dans des concerts de rock, car c’est un lâcher prise énorme, il y a de l’interaction. Les gens aiment voir jouer des musiciens sur de vrais instruments, où l’action d’un doigt sur une corde créé un son. Le rock et le live sont des choses qui sont intrinsèquement liées et qui ne mourront jamais, même si en ce moment le rock n’est pas la super star du live et que tous les tickets s’arrachent pour voir Angèle, son frère et d’autres artistes de ce type, je pense que le rock marchera toujours, il est intemporel. En tout cas je suis persuadé que les gens auront envie de retourner voir des concerts en salles et se diront que le rock c’est chan-mé ! Je n’ai pas grand espoir que le rock revienne sur les ondes, revende des disques ou stream à donf, mais c’est vraiment lié au live, il faut simplement se rendre compte qu’une salle de concert est faite pour faire des concerts et pas pour tricher !

LVP : Je voulais également évoquer votre univers visuel NB, qui a toujours été très sombre et qui je trouve est beaucoup plus lumineux qu’avant ! 

Jean-Noël : C’est énorme qu’il y ait une bonne lecture du projet ! On aime beaucoup le noir et blanc, on s’est demandés si on intégrerait de la couleur et puis on s’est dits que cette fois-ci on serait plus blanc que noir ! C’était important pour nous, on n’avait pas envie d’être dans la redondance et de ressembler à ce qu’on était avant, on évolue.

Tim : Le premier album était noir, le deuxième blanc, je me demande comment sera le prochain. (rires)

Jean-Noël : Et puis on a eu la chance de travailler avec des bons photographes, des bons réalisateurs de clips… Toutes ces personnes nous ont mis sur la voie aussi. C’est vrai que la pochette du premier album a été choisie à 2h du mat dans un lit en mode “Il faut une pochette d’album, on fait un test”. Pour celui-ci, on a pris plus de temps même si l’histoire est rigolote et que dans un sens c’est un heureux hasard, je pense qu’il y a plein de choses qui nous ont finalement conduites à choisir cette proposition.

Tim : C’est vrai que c’était assez rigolo car il y a eu plein d’idées, on avait vraiment un shooting de plus de 300 photos, toutes différentes de photographes différents mais on a tous été convaincus par cette photo en la voyant, on savait que c’était celle-là !

LVP : Pour finir, vous avez une découverte à partager ? 

Antoine : Une bonne recette ! (rires) Moi j’aime beaucoup Kate Tempest en ce moment, c’est une rappeuse anglaise. Son dernier album m’a explosé, ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça !

Jean-Noël : Restons là-dessus, car on prône des valeurs rock depuis tout à l’heure mais en vrai on est très ouvert !

 

Vous l’aurez compris, Last Train donnera sa prochaine messe le 19 septembre prochain pour la première édition de La Messe de Minuit !