Les clips de la semaine #20

Tu fais tourner ?
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Les clips de la semaine, c’est votre rendez-vous du dimanche. Pour faire passer votre gueule de bois et pour adoucir votre week-end, on vous sélectionne les dix clips qui ont fait l’actu de ces derniers jours. Les clips de la semaine épisode 20, c’est maintenant.

 

Merryn Jeann – Canopy

Si la voix de Merryn Jeann vous apparaît comme familière, c’est parce que vous l’avez probablement entendue dans le titre Aloha où l’artiste avait collaboré avec Møme. On était alors loin de soupçonner toute l’étendue de puissance et d’émotion que la jeune femme pouvait procurer. Dans Canopy, elle montre toute la fragilité et délicatesse de sa voix mais aussi de ses textes, le tout dans un clip à l’esthétique sombre et angoissante. On y retrouve un petit air de Laura Marling, associant ainsi une puissance vocale et une mélancolie d’une beauté déconcertante. La jeune australienne sortira son album le 17 mai, et puisqu’elle semble apprécier la France, fort est à parier qu’on la recroisera très bientôt sur nos scènes. Soyez à l’affût.

 

Venus VNR – Phoque

En février, on avait découvert le duo en première partie de Cadillac. Aujourd’hui, Venus VNR dévoilent leur première vidéo pour le titre Phoque. Et on comprend vite pourquoi ils sont signés chez Etic System : cauchemar éveillé sur le monde de l’open space et les névroses quotidiennes qui ne se résolvent qu’à coup de cacheton, le premier titre de Venus VNR peut se voir comme le cousin pop d’une certaine A Bas La Hiérarchie de Stupeflip. Visuellement, le groupe joue sur le décalage, offrant un clip délirant et lumineux où tout finit fatalement par partir en couille. Un premier titre comme un manifeste et une porte ouverte d’un EP quatre titres à venir et qu’on pourra déjà entendre le 3 mai aux Trois Baudets.

 

Malik Djoudi – Épouser la nuit

Il y a un peu plus d’un mois, Malik Djoudi dévoilait son très bon second album Tempéraments. Parmi la belle collection de titres qui le composent, épouser la nuit nous faisait particulièrement vibrer. Ode à cette nuit où l’on s’abandonne pour mieux se retrouver dans la vie, le titre joue de ses cassures, à la fois lancinant et puissant, il vibre de ces pulsations pop et électronique qui le place entre le contemplatif et l’épique. Pas étonnant donc que cette petite merveille ait été choisie pour clôturer la trilogie de clip initiée avec Antoine Carlier. La vidéo joue encore des lumières, de cette zone floue entre fantasme et réalité, pour offrir un miroir cinématographique à la chanson. Une course poursuite vers la nuit hantée par la présence fantomatique et la chorégraphie de Fanny Sage. Malik Djoudi sera à retrouver le 17 mai au poche de Béthune pour un co-plateau explosif avec Inuit.

Richard Fenet – Peau de pêche

Nouveau venu dans la galaxie de l’excellent label Pan European Recording, ancien membre de Calypsdodelia, Richard Fenet se dévoile au monde avec ce premier titre : Peau de pêche. Guidé par une boite à rythme martiale contre laquelle se fracassent la douceur et la chaleur des vibrations orientales, ce premier titre est fatalement doux comme une… peau de pêche. Visuellement, le clip de Chalisee Naamani alterne entre vidéo DIY et montage photographique bien senti qui renforce les sensations de dépaysement et de voyage qui embaument ce premier titre. Peau de pêche est le premier titre de Degré 1 qui sortira le 7 juin.

Camp Claude – Getting Closer

Après avoir sorti leur deuxième album, Double Dreaming, en mars dernier, Camp Claude nous plonge à nouveau dans son univers teinté de vert en nous dévoilant le clip de Getting Closer. Un clip pour le moins atypique pour le titre le plus singulier de l’album puisque celui-ci se tire nettement du disque avec sa production électro, que le trio a travaillé aux côtés de Ewan Pearson. En tout cas, pas de doute, on reconnaît bien la signature de Diane Sagnier dans ce clip : l’atmosphère y est fantasmagorique, rêveuse, spatiale, chimique et florale à la fois.

Salut c’est cool – On ne peut pas revenir en arrière (avec Flavien Berger)

Après une tentative de moyen-métrage autour d’Astérix et Obélix (dont on n’a d’ailleurs plus entendu parler depuis deux ans), Salut c’est cool et Flavien Berger collaborent pour un nouveau titre : On ne peut pas revenir en arrière. Ce morceau, qui sera présent sur l’album à paraître de Salut c’est cool (groupe dont nous avons d’ailleurs sorti une interview cette semaine), est accompagné d’un clip aux allures d’expérimentation. Si Flavien Berger était déjà À reculons sur son dernier album, les protagonistes passent ici en mode auto-reverse dans ce clip où chaque scène est montrée à l’envers. Une pépite à ne pas manquer.

FKA twigs – Cellophane

Lorsque FKA twigs décide de revenir sur le devant de la scène, il est clair qu’on ne pouvait pas s’attendre à quelque chose de simple. On avait presque oublié la propension de l’anglaise à ne jamais faire les choses à moitié. Elle nous offre Cellophane, un clip de Andrew Thomas Huang la mettant en scène au travers de l’art du pole-dancing, hommage au fait que la danse l’ait aidé à se reconstruire après les derniers chapitres de sa vie. Un titre envoûtant et une performance visuelle magique qui signent son grand retour et sa renaissance, cinq ans après LP1. Du grand art.

Vladimir Cauchemar – (G)RAVE

Overdose de trop dans le nouveau clip de Vladimir Cauchemar. Le producteur nous prouve ici qu’il prend toujours le temps de nous gâter de sa fibre si déjantée entre deux productions à succès (Trop Beau de Lomepal, c’est lui). Pour ce nouveau visuel accompagnant son incandescent (G)RAVE, le mystérieux DJ masqué fait appel à son acolyte Titouan Harel (déjà aux commandes du trippant Aulos) pour dupliquer sa fameuse tête de squelette et la mettre en scène grâce à des effets toujours plus kitschs, toujours plus beauf.

Joy Crookes – London Mine

“Même en temps de crise, j’aime Londres. Même quand les leaders de notre pays ignorent les demandes de la ville en encourageant quelque chose d’aussi rétrograde que le Brexit, j’aime Londres. Même quand elle ne m’aime pas, j’aime Londres.” C’est avec cette douce déclaration à sa ville natale que la nouvelle coqueluche anglaise de la soul nous a rendu envieux de découvrir son clip à l’effigie du Grand Brouillard. Un format carré légèrement rétro aux couleurs somptueuses qui dresse le portrait bienveillant de cette communauté londonienne riche de culture, d’art et de vie. Sans oublier bien sûr la qualité du morceau qui nous baigne dans la volupté de la voix de Joy, véritable miel pour les oreilles.

Odezenne – Bleu Fuchsia

“Le ciel est triste, je trie des pommes bleues fuchsia” On va dire que cette phrase empruntée du refrain du morceau résume pleinement le clip qui l’accompagne. Tout d’abord pour ce manque de logique presque artistique, avec un texte qui se compose comme un cadavre exquis. Son clip aussi, finalement, semble se construire de façon aléatoire en mettant en scène Jaco le long d’une plage entouré par de grossiers effets colorés de pixels hyper-saturés. Il y a aussi la face poétique du clip, l’aisance du chanteur urinant face à ce somptueux coucher de soleil en bord de mer. Joli Odezenne.