Les clips de la semaine #33

Tu fais tourner ?
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Les clips de la semaine, c’est votre rendez-vous du dimanche. Pour faire passer votre gueule de bois et pour adoucir votre week-end, on vous sélectionne les clips qui ont fait l’actu de ces derniers jours. Les clips de la semaine épisode 33, c’est maintenant.

 

Pearl & The Oysters – Mercury Comet Caliente

Le plus beau secret de la pop française porte un nom et il s’appelle Pearl & The Oysters. Le duo installé à Gainesville en Floride est le genre de petite pépite qu’on voudrait que tout le monde connaisse mais que l’on rêve en même temps de garder rien que pour nous. Avec Canned Music, ils ont poursuivi l’élaboration d’une musique où le DIY est maître et où l’amour est roi. La preuve avec ce nouveau clip tourné par leur soin pour l’excellent Mercury Comet Caliente. On se retrouve donc en balade en forêt dans une vidéo où l’esthétique nous ramène directement dans les années 1980 et dans laquelle on est portés par une douceur et une langueur collant à la perfection à la canicule qui nous accable en ce moment. Si jamais vous voulez en découvrir plus sur le groupe, on vous conseille de jeter un œil à leur mosaïque, en attendant on dira tout simplement ceci : Joachim, Juliette, on vous aime !

Allah Las – In The Air

Il y a des clips qu’il vaut mieux regarder deux fois. Si à première vue, le clip des Allah-Las sent bon le soleil, les copains et qu’il illustre à merveille le surf-rock psychédélique génial des californiens, il y a tout de même quelque chose qui cloche, un petit arrière goût de bizarre qui nous donne envie de retourner voir la vidéo. Et c’est là qu’on réalise qu’au final on est face à une vidéo dans laquelle un des membres du groupe se fait tuer par un tir de sarbacane et que ses collègues, plutôt que de s’en inquiéter, l’emportent avec eux pour continuer de profiter de leur vacances. Glauque, avez-vous dit ? C’est en tout cas beaucoup plus fun et drôle que l’horrible Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet. En attendant, In The Air sent bon le soleil et l’été et annonce le nouvel album LAHS que le quatuor viendra défendre à l’Elysée Montmartre le 4 octobre.

David Bowie – Space Oddity (2019 Mix)

À une époque où tout va trop vite, on a tendance à un peu trop galvauder le terme classique. On l’emploie partout, tout le temps et pour un peu n’importe quoi. Néanmoins, ce terme prend tout son sens quand on parle de Space Oddity de David Bowie. Une oeuvre pop monumentale, un monument musical qui aura influencé des générations entières d’êtres humains, musiciens et rêveurs. Le titre, qui fête cette année ses cinquante ans, au même titre que l’alunissage d’Apollo 11, s’offre une seconde sortie en grande pompe avec un double vinyle signé Parlophone/Warner sur lequel apparaît ce nouveau mix. Il est accompagné aujourd’hui d’un clip présentant des images inédites de son interprétation lors des cinquante ans de Bowie au Madison Square Garden en 1997, ainsi que de la chorégraphie de La La La Human Steps pour la tournée Sound & Vision de 1990. Une manière de célébrer comme il se doit ce titre qui est finalement un classique comme il en existe peu.

Metronomy – Walking In The Dark

Force est de constater que Metronomy ne chôme pas depuis la sortie de leurs deux derniers singles (Lately, Salted Caramel Ice Cream). Ici, l’imaginaire de Joseph Mount, aussi surréaliste et unique soit-il, s’est joint à celui de Clara Bacou afin de créer des visuels aussi décalés que psychédéliques. Et d’ailleurs, l’esthétisme de ce clip haut en couleurs nous rappellerait presque celui de Radio Ladio ou peut-être est-ce l’omniprésente insouciance qui colle à la peau du quintet depuis leurs débuts qui nous fait dire ça. Trêve de nostalgie, Walking In The Dark, démontre une fois de plus que le prochain album (Metronomy Forever) sera un savoureux mélange de genres, preuve que le groupe n’a pas peur de se renouveler. En tout cas, il faut reconnaître que Metronomy a encore frappé fort et il nous tarde de les retrouver le 17 août à La Route Du Rock pour apprécier pleinement ce morceau au rythme entêtant et hypnotique.

Vancouver Sleep Clinic – Bad Dream

Tableau onirique, Bad Dream lève le voile sur les futures épopées de Vancouver Sleep Clinic. En léthargie partielle depuis son dernier onze titres Revival, les douceurs électro-folkloriques de notre Australien au cœur tendre nous reviennent enfin. Au milieu de la flore aride, un seul homme. Cape noire, chapeau noir, son corps chancelle avant de s’abandonner lourdement sur le sol. L’oiseau devient de fer. De nombreux gratte-ciels se dressent sous les nuages de l’horizon. L’artiste plonge au cœur d’un paysage d’avant-garde lustrant son œil comateux. Ainsi, le halo naturel du soleil, acteur égal à Tim Bettinson lui-même, brunit et contraste gracieusement avec les lignes électriques découpant le visage du jeune endolori. Au cours de son errance illusoire, différentes figures féminines s’imposent, portant en elles l’origine du trouble. Et quel trouble ! Énigmatique, ce premier chapitre divulgue habilement maints fragments du récit à venir, Onwards To Zion, le chemin que nous emprunterons en octobre prochain.

 

The Lumineers – It Wasn’t Easy To Be Happy For You

Cette semaine, The Lumineers nous offrent la suite de leur nouvel album concept : III qui sera divisé en trois EPs. On découvre donc It Wasn’t Easy To Be Happy For You, l’un des titres du second opus Junior Sparks. Cette fois-ci, il suit les aventures de Junior, qui est indubitablement le fils de Gloria que l’on suivait dans la première trilogie de clips. Dans cette vidéo, à la réalisation toujours très esthétique – une marque de fabrique pour le groupe désormais – on retrouve donc Junior Sparks, en proie à des difficultés avec la proximité et la gente féminine. Si le personnage de Junior nous laisse quelque peu indifférent pour le moment, la suite de ce second EP et les prochains clips nous aideront à le comprendre davantage et à apprendre son histoire.