Les clips du mois : avril
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Auteur·ice : Rédaction
04/05/2023

Les clips du mois : avril

Les clips du mois, c’est votre rendez-vous mensuel qui vous présente les sorties vidéos de nos musiques préférées. Composées avec amour et minutie par les oreilles de notre rédaction, ces compilations s’attèlent à vous partager chaque mois le meilleur des Internets, faisant se côtoyer les grands noms du moment et les jeunes pousses de la musique. Découvrez les pépites qui nous ont fait chavirer le cœur et les rétines ce mois-ci. 


Le plus embrasé : Caroline Polachek – Smoke

| Sélectionné par Arotiana

 

Après la sortie du fabuleux Desire, I Want To Turn Into You, Caroline Polachek a dévoilé le clip de Smoke, un clip trépidant qui révèle une Caroline navigant entre espoir et désespoir. Prête à faire jaillir son feu intérieur comme un volcan, elle ne laisse finalement sortir qu’un nuage de fumée… Une métaphore dans laquelle on peut facilement se retrouver. “It’s just smoke.” Ces quelques mots nous restent dans la tête depuis son concert à la Salle Pleyel car comme à son habitude, elle a su nous emporter dans son monde hypnotisant et déjanté. “Go on, you know I can’t say no.” Nous non plus on ne sait pas te dire non Caroline.


Le plus engagé : Anne Paceo – From Shadow to light

| Sélectionné par Louise

 

Loin des esthétiques soignées qui ont l’habitude d’attirer notre attention, From Shadows to light se dévoile dans un clip déroutant mais puissant : un diaporama brut, sans transition ni aucune cohérence visuelle. Sortir des diktats du beau qui régissent l’image et proposer une réalisation dépourvue de tout sens de l’esthétique, il fallait oser, elle l’a fait, et ça nous a piqué juste là où il faut. Des visages connus, comme celui tristement emblématique de Mahsa Amini et des milliers d’autres, anonymes ou presque. Des luttes d’hier et d’aujourd’hui, des revendications d’ici et d’ailleurs, contre les violences de genre, les inégalités et les oppressions… Pendant 4 minutes et 24 secondes, Anne Paceo nous fait voyager à travers les nombreux féminismes du globe et des époques sur une composition puissante et solennelle qui s’érige en une ode aux luttes, aux sororités et aux femmes qui les composent.


Le plus chorégraphié : Jungle ft. Erick The Architect – Candle Flame

| Sélectionné par Hugo

 

Près de deux ans après la sortie de leur sublime troisième album Loving In Stereo (qui nous a rendu·es dingues avec son mythique Keep Moving), le collectif londonien de Jungle est de retour avec Candle Flame, jolie mise en bouche de leur futur album. En collaboration avec Erik The Architect pour l’occasion, Candle Flame se veut généreusement explosif. Un rythme effréné sur lequel on ne peut s’empêcher de bouger la tête, qui se retrouve avec beauté dans la caméra de J Lloyd et dans la chorégraphie de Shay Latukolan. L’album maintenant annoncé, comment ne pas avoir hâte de se mettre la suite dans les oreilles ?


Le plus épileptique : Donna Missal – Out of Me

| Sélectionné par Caroline

 

Donna Missal. À la lecture de ces deux mots, la chair de poule devrait vous gagner. Si tel n’est pas le cas, il est grand temps de vous mettre à jour pour l’amour de la pop avant-garde, bien déterminée à vous faire aimer l’électro. Donna ce sont des acrobaties vocales sur des production dynamique computer generated (par Sega Bodega rien que ça), mais pas que. On y retrouve également le sens du rythme et l’utilisation du corps dans des visuels millimétrés. Déjà avec le sublime Flicker et maintenant avec Out Of Me qui nous emmène dans un univers bien plus dark où lumières stroboscopiques règnent. Bref, des corps qui s’enlacent et se meuvent l’un a coté de l’autre, du noir et blanc, et les envolées vocales de Donna Missal – c’est exactement ce qui nous manquait ce mois-ci.


Le plus canin : King Krule – Seaforth

| Sélectionné par Joseph

 

L’enfant roi londonien souhaiterait-il devenir un beach boy de Liverpool ? Nouvel album et nouveau single oblige, la star de l’indie made in England explore de nouveaux territoires. Et même si la grisaille du Merseyside continue d’infuser ses rêves d’une mélancolie omniprésente, la compagnie de ses amis à quatre pattes devrait suffire à orienter ses pas et ses mélodies vers de plus lumineux auspices. Finalement, peut-être que la joie se niche davantage dans un bœuf avec ses potes, les pieds dans le sable humide que dans des mirages insolubles ?


Le plus retournant : Dream Wife – Orbit

| Sélectionné par Philomène

 

Bisous la Terre, on s’envole ! Dream Wife nous emmène en Orbit avec son dernier single. On y retrouve le son hachuré d’Alice Go, guitariste et productrice du morceau, et la voix provocante de Rakel Mjöll, iconique vocaliste du groupe. Dans le clip d’Orbit, les trois membres de Dream Wife tournent dans un montage digne des 80s et prennent un bain de slime dans une piscine Matrix. Mjöll y parle des univers parallèles, des vies passées, comme autant de rencontres fortuites qui font l’amitié, le tout sur un riff électrique de guitare. Pro tip : si vous trouvez le morceau exaltant sur Youtube, attendez de voir ces trois auto-proclamées Bad Bitches en live. Après Leech et Hot (don’t date a musician), Orbit est le troisième morceau issu du prochain album des Wives, Social Lubrication. En boucle spatio-temporelle dans nos oreilles dès le 9 juin.


Le plus enfantin : Kalika ft. Youv Dee – Personne

| Sélectionné par Charly

 

La jeune et prometteuse KALIKA préfère aux petites chemises et mocassins, cotte de mailles, jupe rose et arc à flèches lumineux. La tenue parfaite pour faire la chasse aux monstres menaçants, magnifiquement animés dans ce clip que l’artiste a coréalisé avec Mohamed Chabanne. C’est dans un univers enfantin fait de bonbons et gros nounours qu’on plonge et qu’on suit l’aventure de la plus badass des popstars françaises pour ne “plus être personne”. Qui de mieux alors que Youv Dee pour l’accompagner dans cette quête, lui le fan de jeux vidéos et de mangas et qui en tant que rappeur aux accents emo s’inscrit parfaitement dans l’esthétique de ce clip ? C’est derrière une KALIKA menant à toute allure sa moto et armé de ses supers pouvoirs qu’on le voit tenter de neutraliser un Pokémon encore inconnu. KALIKA continue de montrer la radicale singularité de sa vision artistique et propose avec ce clip la porte d’entrée idéale pour découvrir son univers ainsi que son album à peine sorti : Adieu les monstres.


Le plus vivant : So Lune – HERO

| Sélectionné par Giulia

 

Esthétique, rythmique et dansant, c’est la règle de trois de Hero de So Lune. Le mouvement du corps et la beauté du geste présents dans le clip se mêlent avec élégance à la voix puissante de Romane. So Lune, c’est le projet d’une sœur et d’un frère : elle à la voix lui à la prod. Ensemble iels parlent de vie, de liberté et d’émotions.


Le plus caca de pigeon : Tiberius b – Jetski

| Sélectionné par Flavio

 

Les symboles qu’on accorde au malheur de se faire déféquer dessus par un pigeon sont multiples : certain·es parlent d’une mauvaise journée qui s’annonce, d’autres vous diront que ça porte chance. Pour Tiberius B, artiste indie au charisme rock et fiévreux, c’est ni l’un ni l’autre. Les cacas de pigeon du clip de son nouveau single Jetski expriment plutôt un chaos à la fois sexy et débraillé, qui vient dérégler la monotonie de la vie, s’alliant à merveille avec la candeur de cet hymne à l’amour qui n’annonce que du bon pour son EP DIN prévu pour juin.

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