Les multiples facettes de Folamour
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Auteur·ice : Guillaume Scheunders
19/03/2021

Les multiples facettes de Folamour

Après avoir enflammé les meilleurs dancefloors du globe avec ses DJ sets, sorti deux albums et quelques EP, Folamour a été contraint à un repos forcé en 2020. Le bon moment pour profiter de se poser et écrire un nouvel album qui arrivera cet été. Il vient d’en dévoiler un second extrait, The Journey, qui annonce un projet plutôt éclectique. On s’est entretenus avec l’un des producteurs les plus en vogue de la scène électronique française.

La Vague Parallèle: Salut Folamour ! Alors beaucoup te connaissent, mais comment pourrait-on t’introduire à celleux qui ne connaîtraient pas ta musique ?

Folamour : Je suis un artiste français producteur, compositeur, DJ, gérant de label… Je fais un peu de tout (rires). Habituellement, je suis en tournée un peu partout et là je suis en train de dévoiler mon troisième album.

LVP: Justement, qu’est-ce que l’on peut attendre de ce troisième album ?

F: Ce sera le projet le plus varié que j’aie jamais fait. Mes albums sont souvent assez divers musicalement, ça part toujours dans beaucoup d’influences différentes, aussi bien dans du hip-hop que dans de la musique électronique ou de la soul. Là, cet album est encore plus varié, il y a vraiment tous les genres que je peux arriver à toucher du doigt. La thématique de l’album est tellement variée qu’il fallait plein de représentations musicales différentes. Ce sera quelque chose d’assez inattendu au final. Chaque morceau sera différent du morceau précédent.

 

LVP: Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de faire un album aussi varié ? 

F: C’est la thématique. Chacun de mes albums part d’une idée précise. Mon premier album s’appelait Umami parce que c’était un espèce d’équilibre entre toutes les saveurs, ce que l’on appelle umami dans la cuisine. Mon deuxième album partait sur une autre thématique et pour le troisième, le thème est le voyage et la vie dans un sens très global. Et comme dans la vie on ressent des choses très différentes, il fallait plein de genres différents pour les représenter. 

LVP: On l’a vu avec ton premier single, Just Want Happiness, qui était un style que l’on n’avait jamais entendu venant de toi.

F: C’était l’idée ! Et même dans le choix des singles, il y a cette idée de surprendre les gens et de déstabiliser ceux qui peuvent attendre quelque chose de très spécifique de moi. C’est aussi leur expliquer que l’album ne sera pas l’évidence mais quelque chose d’un peu plus recherché et qu’il faut juste l’attendre et y prêter attention. 

 

LVP: Tu as récemment signé chez Columbia. Est-ce que ça t’a apporté de nouvelles opportunités ? Un mode de fonctionnement différent ?

F: Pas tellement. Ça a agrandi l’équipe avec laquelle je travaille, ce qui est assez cool car ça fait des personnes en plus avec qui échanger autour du projet, notamment sur la façon de révéler les morceaux, etc. En revanche, pour l’album en lui-même, ça n’a pas trop changé car c’est un album que j’ai auto-produit, je travaille surtout avec Columbia pour la distribution. Donc sur l’album et la musique, il n’y a pas eu trop d’impact, en revanche il y en a eu un réel sur la réflexion autour du processus de révélation de l’album. 

LVP: Et puis ça va aussi t’offrir une tout autre visibilité ?

F: C’est sûr, ça nous a permis d’avoir accès à une équipe plus grande et à des gens qui savaient faire certaines choses qui sont parfois compliquées à trouver dans l’underground. 

LVP: Tu n’avais pas l’habitude de mettre tes clips en vidéo. Ici, tu as décidé de développer tout un pan cinématographique en parallèle de tes morceaux. Comment ça s’est fait ?

F: Il y a eu plus de possibilités sur cet album. Mes deux premiers ont été faits en totale indépendance, ce qui coûte déjà beaucoup d’argent. C’était assez compliqué d’investir en plus de ça pour faire des clips, sachant que ça demande un gros budget. Et aussi, dans la musique électronique, ce n’est pas spécialement quelque chose que les gens attendent. Dans le hip-hop, par exemple, il y a une vraie culture du clip. Mais dans la musique électronique les gens s’en foutent. Donc j’avais toujours mis ça un peu de côté en me concentrant sur la musique en essayant de toujours faire la meilleure musique que je pouvais. Mais là sur cet album, le confinement a fait que j’avais du temps, vu que je n’étais pas en tournée. Du coup j’ai pu réfléchir, écrire des scénarios, voir comment je voulais représenter les thématiques et les histoires de chaque chanson et essayer de les faire le mieux possible. Mes albums sont assez cinématographiques dans l’ensemble. Chaque chanson représente toujours un moment ou un souvenir, quelque chose de très visuel pour moi. Just Want Happiness est une vraie réussite à ce niveau-là. Le clip représente vraiment ce qu’il y a d’important dans la chanson et apporte une compréhension supplémentaire. C’est ce que j’espère faire dans chaque clip. 

LVP: On retrouve également quelques featurings sur cet album, ce qu’on retrouvait moins chez toi par le passé. Tu as eu envie de mettre plus en avant la partie vocale ?

F: Oui, d’une manière générale j’ai toujours voulu me diriger vers ça. L’évolution de ma musique s’est toujours orientée vers une forme de pop, ma forme de pop. J’aime beaucoup la pop et j’ai envie d’en faire ma propre version, mélangée avec du hip-hop, avec de la soul, avec du jazz… Sur cet album-là, j’ai vraiment pu le faire. J’ai rencontré les bonnes personnes, tous les featurings sont des gens que j’ai rencontrés dernièrement. On a vraiment percuté humainement et on savait à chaque fois qu’il y aurait quelque chose de cool à faire ensemble, donc tous les featurings se sont faits super naturellement. D’un point de vue assez méta, même la manière dont se sont faits les featurings correspond bien à l’histoire de l’album, ce truc de rencontres parmi les voyages. Je suis très content qu’il y ait plus de voix sur cet album. Comme je ne sample plus de la manière dont je pouvais le faire sur mon premier album, ça me permet d’avoir une immense liberté sur ma façon de représenter mes idées. Avant, elles étaient très simplifiées, ça les ramenait à quelque chose d’assez simple, une phrase que je samplais, ce qui réduisait l’histoire que je racontais à quelque chose de très basique. Là, ça me permet de reprendre des histoires plus complexes, avec plus d’émotions, plus de nuances. 

LVP: Tu as donc agrandi ce côté pop dans tes morceaux, tout en diminuant un peu les influences du jazz ou de la soul ? 

F: Oui exactement ! Après, je pense que je l’ai diluée. Elle est toujours vraiment là, si on écoute les morceaux, il y a quand même beaucoup d’influences très variées. Typiquement, le featuring avec Zeke, hormis le côté world music, c’est un morceau qui est assez jazz dans les harmonies et dans l’approche. Donc j’ai plus dilué ces influences dans ma musique, qui maintenant me ressemble beaucoup plus car c’est beaucoup plus de moi. J’ai davantage diminué les influences de musiques où avant je pouvais vraiment sampler une œuvre. Maintenant, j’ai écrit les violons, les harmonies, etc. Donc les influences sont moins évidentes, mais elles sont toujours là en sous-lecture dans chacun des morceaux. 

 

LVP: Tu es à la fois connu pour tes morceaux deep chill que pour tes DJ sets enflammés, ce qui amène une certaine dualité chez toi. Ce sont deux facettes qui peuvent cohabiter chez un artiste ?

F: Je pense que oui. C’est une chose à laquelle je réfléchis beaucoup. Parfois, en tant qu’artiste, on peut avoir l’envie de se centrer sur une part de nous-même, sur une facette que l’on a et essayer de la tourner en personnage. Ça peut être quelque chose d’assez classique, rien que le fait de sentir qu’il y a une facette qui parle mieux aux gens et donc du coup on peut se focus sur cette facette-là. Moi, j’ai toujours essayé de ne pas faire ça. Dans la personne que je suis, il y a quelque chose de très joyeux, dansant. J’aime beaucoup voir les gens sourire et ressentir des choses super cool, c’est pour cela que j’adore jouer de la soul, de la funk ou de la disco. Pouvoir aller partout sur la planète et voir les gens être heureux dessus, ça me régale. D’un autre côté, quand je compose de la musique, j’ai aussi envie de quelque chose de plus profond, même triste. Sur l’album, il y a des chansons assez mélancoliques, tristes, nostalgiques. J’aime bien avoir cette dualité, je la trouve vraiment importante parce qu’elle permet de représenter toutes les facettes de la personne que je suis et de pouvoir toutes les partager d’une manière ou d’une autre. Quand je suis dans un club ou dans un festival, je n’ai pas envie de partager un truc nostalgique ou triste. En revanche, ça m’excite vraiment de me dire qu’il y a quelqu’un qui peut se poser tout seul chez lui en écoutant mon album et ressentir des émotions, repenser à des moments qu’il a vécus… Je peux comprendre que cette dualité soit bizarre pour certains, que ce soit un peu différent de ce que l’on attend des gens. Mais j’apprécie vraiment ce truc d’avoir plusieurs facettes de la personne que je suis et d’arriver à toutes les représenter d’une certaine manière. Enfin peut-être pas toutes, je pense que je suis un peu plus que ce que j’arrive à montrer (rires)

LVP: Et tu crois que le public qui t’écoute tout seul et celui qui vient te voir en DJ set est le même ? 

F: Je ne pense pas ! Il y a une grande part du même public, peut-être la moitié des gens qui m’écoutent viennent me voir en concert. Mais je pense qu’il y a une grosse partie qui aime juste me voir dans les festivals et dans les clubs, qui veut juste ma facette positive et qui n’est pas forcément intéressée par la musique que je compose à côté de ça. Et inversement, je crois qu’il y a des gens qui m’écoutent chez eux et qui adorent écouter cette musique-là, mais qui ne sont pas forcément portés sur le fait d’aller dans la foule pour danser. Je pense qu’il y a une part de commun, mais je ne crois pas que ce soit à 100% le même public. Il y a des gens très différents des deux côtés et j’aime beaucoup l’idée qu’il y en ait qui n’apprécient que certaines choses de moi. 

LVP: Hors covid, tu étais plus motivé à produire en studio ou à faire des DJ sets ?

F: C’est une question difficile ! (rires) Pour pousser la question au maximum, si je ne devais garder qu’un des deux, je crois que je garderais composer de la musique, ça reste le cœur de ce que je fais. En revanche, j’aurais quand même du mal à me passer de cet échange avec les gens. Actuellement, j’ai beaucoup de mal. Il y a un truc assez spirituel, un truc d’énergie qui est super important. Je compose vachement en ce moment donc tout se passe bien, mais j’aimais beaucoup ce truc d’échange d’énergie, ça me remplissait toujours de quelque chose. Mais dans l’absolu, la composition reste le cœur de ce que je fais et ce sera vraiment le truc que je ferai toute ma vie, contrairement aux DJ sets. 

 

LVP: Si tes DJ sets sont si bons, c’est aussi parce que tu es un excellent digger. Comment t’est venue cette passion ? 

F: La réponse est assez évidente, mais j’ai toujours écouté énormément de musique. Depuis que j’ai 7 ou 8 ans, je ponce une quantité astronomique de musique. Mais ça vient aussi de mon vrai amour de la musique, quels que soient les genres. J’aime ce qu’elle fait ressentir, je suis assez sensible là-dessus et ça me parle vraiment. Et puis pendant une période de ma vie, j’aimais beaucoup le support physique, notamment le vinyle. Et par le vinyle, il y a toute une culture d’aller essayer de trouver des musiques que les gens ne connaissent pas et de les partager. Ce truc-là m’a vachement parlé. Je n’ai jamais trop essayé d’être le mec qui trouve des trucs les plus inconnus, par contre j’aime l’idée que les gens viennent à mes concerts et qu’ils découvrent que 95% de ce que je joue pendant mon set, ce sont des choses qu’ils n’ont jamais entendues et qu’ils adorent. Et puis ça me permet d’avoir un vrai intérêt à écouter 20 albums par jour ! (rires)

LVP: Et justement, quelles sont tes dernières trouvailles ?

F: En ce moment, je ne dig plus trop de musique à jouer, vu que je ne joue pas. J’écoute plutôt des choses juste pour le kiff. J’ai un ami à moi, Parviz, qui va sortir un EP sur mon label. Il vient de me l’envoyer et il est absolument incroyable, je suis pressé de le partager. Sinon, j’écoute beaucoup de rap français, il y a Hamza qui est un de mes chouchous et qui vient de sortir son nouveau projet, le dernier Booba, qui reste le patron ultime donc il fallait écouter son album, surtout que c’est son dernier. Et je l’ai trouvé plutôt cool, il y a de très bonnes choses dedans. Mais à part ça c’est un peu tranquille en ce moment niveau sorties. Je me suis aussi fait l’album de Madlib produit par Four Tet, qui est assez cool. 

LVP: On parlait de DJ set, il y a un moment qui nous a marqué, c’est le fameux “ABBA Moment”, qui a énormément tourné sur internet. Est-ce que tu sais nous raconter ce moment ?

F: Le fameux ! (rires) L’histoire est assez marrante parce qu’en fait, ce n’était pas prévu du tout. J’avais déjà joué le morceau deux ou trois fois et à chaque fois ça avait bien marché, mais une Boiler Room c’est un moment bien spécifique. Tu ne sais jamais comment les gens vont réagir et la façon dont ils vont le faire va être inscrite dans le temps. Je faisais le warm-up de la journée, j’étais un des premiers DJs à jouer. Le runner qui devait m’amener de l’hôtel à l’endroit était en retard, donc je suis arrivé deux minutes après être censé avoir commencé ma propre Boiler Room. C’était déjà quelque chose de compliqué à gérer, je n’avais aucun moment pour me concentrer sur ce qui se passait et j’ai dû commencer direct. La première demi-heure se passe et je sens les gens vraiment réactifs, il y a une énergie de fou, donc je me dis “on va le faire”. Il est 14h30, on est en Écosse, on va y aller. Je commence à le passer, je me dis “j’espère que ça va aller, que les gens vont comprendre le truc”. Il y a cette espèce de basse acide qui est loopée dans l’edit que je joue et qui dure assez longtemps, donc on ne sait pas trop ce qu’il va y avoir derrière. Et au moment où la voix arrive, je me rends compte que tout le monde a compris le truc. C’était vraiment un moment de fou, c’était chaotique. On ne le voit pas trop parce que j’essaye de ne pas le montrer, mais c’était hyper stressant. Je n’entends plus rien parce que les enceintes n’étaient pas assez fortes, tout le monde est en train de crier, il y a des centaines de personnes en train de péter les plombs, ce qui fait qu’il y a un boucan pas possible. Mais c’est super positif, les gens montent sur scène, c’est le chaos, les platines se pètent la gueule… Ils l’ont cutté dans la version finale mais en fait toute la table part en avant et qu’on retient de justesse avec le mec qui était en-dessous et qui était à deux doigts de se la prendre sur la gueule. C’était un moment sorti de nulle part mais qui était vraiment magique. Et l’énergie qu’il y a eu dedans, ça m’a rajeuni de 10 ans. C’était une fontaine de jouvence le truc. Aujourd’hui, je reçois encore des dizaines de messages de personnes qui me disent qu’ils l’écoutent tous les matins, qu’ils dansent dessus tous les jours, qu’ils en ont besoin en se levant. C’est une grande fierté pour moi. 

 

LVP : Est-ce que tu crois que des moments comme celui-là vont revenir dans le futur ?

F: Oui, j’en suis sûr. Dès que ce sera possible. Toute la planète est une cocotte-minute dont la pression ne fait que monter. Dès qu’on va pouvoir recommencer à danser, retourner en teuf, l’énergie va être incroyable parce que tout le monde en est débordant actuellement et n’a qu’une envie : retourner danser avec ses potes, écouter de la bonne musique, chanter. Ça va être très cool quand on pourra y revenir et je n’ai aucun doute qu’on y revienne. 

LVP: L’autre jour, Guts poussait un petit coup de gueule sur les réseaux sur la limite de 5000 personnes assises pour les festivals d’été en France. Tu te verrais te produire devant un public réduit et assis comme ça ?

F: Oui, je dois avouer qu’il y a peu de choses qui feraient que je refuserais de me produire devant un public, à part des raisons idéologiques. Dans l’absolu, je serais juste très content d’aller jouer de la bonne musique à des gens qui vont l’écouter. Effectivement, ce ne sont pas les meilleures conditions. Jouer devant un public assis, ce n’est pas optimal, mais si le choix c’est que moi je leur joue de la musique ou quelqu’un d’autre, je préfère autant aller leur jouer la meilleure musique que je peux et essayer de leur faire passer un bon moment malgré la situation. 

Des festivals maintenus pour cet été mais dans des conditions très réglementées, ni debout, ni en grande jauge avec…

Publiée par GUTS sur Vendredi 19 février 2021

 

LVP: Tu as quand même bon espoir de présenter ton album en live cet été ?

F: Oui, après j’espère depuis un an présenter des choses. Mais oui, je pense que cet été il va y avoir des choses. Le vaccin a l’air de pas mal tourner, la situation va se décoincer petit à petit, même si en France on est encore un peu à la masse là-dessus. L’Angleterre commence à annoncer des choses, plein de pays recommencent aussi à programmer des trucs grâce aux campagnes de vaccination, donc moi j’y crois. Je ne sais pas à quelle ampleur, mais je pense que cet été il y aura des choses. Mais la vraie reprise, ce sera sûrement en 2022. 

LVP: Avec cet album, tu comptes continuer à te produire seul sur scène ou bien tu seras accompagné d’un live band ?

F: J’ai effectivement un projet à long terme de faire un live band, qui était prévu à la base pour 2021, mais ça ne se fera pas du coup. On y travaillait depuis 2019, le covid a fait qu’on a tout stoppé parce qu’on ne savait pas ce qui allait se passer. Donc là, tout est en pause, mais ça viendra. Ça a toujours été l’un de mes projets de faire un live band. Sur l’album, j’ai tout composé mais j’ai bossé avec des musiciens pour reproduire ce que j’avais composé. J’ai plein de très très bons musiciens autour de moi et j’aimerais beaucoup tourner avec eux. 

 

LVP: Plus globalement, est-ce que tu trouves qu’il y a pour le moment, en France, une nouvelle vague de musique électronique ?

F: Oui, il y a un truc. Après je crois qu’il y a toujours un truc en France, mais elle est un peu oubliée à l’internationale. Les médias internationaux de musique électronique notamment oublient souvent ce territoire qu’est la France. Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler d’une scène, parce que je nous trouve tous très différents. Si je pense à Bellaire, à Léo Pol, à Mézigue, à Labat, tout le monde est très différent. C’est ce que j’apprécie en France, tout le monde fait son propre truc avec diverses influences. Le lien qu’il y a entre nous tous, c’est peut-être l’amour du hip-hop, il y a un truc en France où l’on retrouve cet amour du hip-hop des années 90-2000 dans tous les artistes que j’ai cités. Depuis 5 ou 6 ans, il y a tellement d’artistes qui font des trucs supers. Je suis pressé que ces artistes-là aient la reconnaissance qu’ils méritent à l’internationale et que les Anglais et les Américains se rendent compte qu’il y a tellement d’artistes qui font des choses super en France, qui se battent pour toujours faire une meilleure musique et je trouve ça vraiment cool. 


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