Métal : le nouvel album de Bleu Nuit à l’aura énigmatique
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Auteur·ice : Léa Formentel
05/11/2021

Métal : le nouvel album de Bleu Nuit à l’aura énigmatique

Deux années après la parution de leur tout premier LP Le jardin des mémoires, le quatuor montréalais revient avec Métal, un deuxième album plein de richesses. A paraître chez October Tone —qui héberge entre autres La Houle ou encore T/O—, on saluera le travail de Oliver Pitt pour le design de la pochette. Aussi beau que bon, à écouter sans modération.

On vous partageait leur tout dernier clip pour Mensonges il y a quelques jours, Bleu Nuit sort en ce vendredi 5 novembre Métal, leur second album aux influences art-rock et post punk. Sorti chez October Tone, Métal dévoile des chansons tantôt lentes et froides, tantôt rapides et pénétrantes. Se suivant simplement, les titres proposent tout au long du tracklisting une aura énigmatique allant de pair avec les clips hypnotisants de Mensonges ou encore Clef d’or.

 

De là naissent dans la tête des membres de Bleu Nuit une série de morceaux tout aussi riches les uns que les autres. Dès lors quelques-uns se démarquent : Automate par exemple, à peine les premières notes retentissent, qu’on ne peut s’empêcher de penser à 888888888 du génie Flavien Berger. Tout se passe dans l’intonation de la voix et son côté calme, presque en apesanteur ; on croirait presque qu’on s’est trompé de disque tant les similitudes sont frappantes. Puis viennent Métal, titre éponyme qui apparaît déjà un peu plus dur ou encore Utopie qui nous emmène dans un univers un peu plus techno. Enfin Résistance, titre pour le moins intéressant tant son approche expérimentale avec ses oscillations sonores, en plein milieu du titre, offre une atmosphère planante avant de rebondir sur un rythme plus entraînant. Grandement influencé par la musique krautrock des années 70 en Allemagne, c’est le drum and bass qui prend le dessus sur cette pièce quasi instrumentale.

Métal a été enregistré entre 2018 et 2021 à Montréal dans un studio construit par le groupe et mesurant à peine dix mètres carrés. La contrainte d’espace, la chaleur étouffante et la noirceur de ce lieu de création, ont participé à ces teintes et ces textures propres au disque. Pour comparer avec Le jardin des mémoires, le groupe de rock montréalais nous délivre ici un LP fondamentalement plus obscur et plus assumé, à paraître sur l’étiquette strasbourgeoise October Tone. Derrière la composition de ce projet se cache un récit dystopique mélangeant art-rock, post-punk et new wave. Sorte d’album concept labyrinthique, combinant poèmes autobiographiques, entouré de machines et d’instruments anthropoïdes. On ne saurait trop vous conseiller de l’écouter à fond sur vos enceintes, pour notre part, il est déjà en boucle sur nos platines.

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