Mosaique #89 : Rubin et le Paradoxe

Tu fais tourner ?
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Dans Mosaïque, La Vague Parallèle explore les multiples aspects et facettes cachés de ses artistes favoris pour en dresser un portrait original, esquissé à petites touches. Aujourd’hui, c’est l’artiste pop Rubin et Le Paradoxe qui s’est prêté à nos questions.

Un artiste ou une chanson qui t’a donné envie de faire de la musique ?

J’ai pris la claque de ma vie quand j’ai entendu Everything In Its Right Place de Radiohead. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai envisagé sérieusement de me lancer dans la musique.

Un morceau qui te rend heureux ?

À écouter le matin sans modération avant d’affronter le monde et son lot de tracas : Let ‘Em In de Wings. On devrait le prescrire sur ordonnance.

 

 

Un morceau qui représente ta personnalité ?

C’est vraiment difficile comme question, car une seule chanson ne peut pas suffire à me définir. Mais je pense que le titre Ouverture d’Étienne Daho reflète plutôt bien mon état d’esprit. Et puis je suis (comme beaucoup !) très admiratif de cet artiste, c’est une inspiration importante pour moi.

 

Un morceau qui te rappelle ton enfance ?
Il y a beaucoup de morceaux qui m’ont marqué pendant mon enfance mais je vais dire Sometimes It Snows In April de Prince. J’en étais complètement obsédé à l’époque et je le suis encore aujourd’hui !

 

 

Un morceau récent que tu aurais voulu écrire ?
Visions of Gideon de Sufjan Stevens, qui a été composé pour le film Call Me By Your Name. C’est une chanson profondément nostalgique pour laquelle j’ai eu un coup de cœur dès la première écoute. Après ça, quand j’ai vu le film, je l’ai trouvée encore plus forte et poignante.

Un morceau qui représente ton esthétique ?

Le Matin des Magiciens, qui est le morceau d’ouverture de mon premier EP et sur lequel j’ai eu la chance de collaborer avec Brigitte Fontaine. C’est une chanson clef pour moi, elle a donné la direction de ce qui est arrivé par la suite. C’est l’équilibre idéal entre la chanson et mon côté plus mystique, “beau bizarre”.

 

 

Un morceau que tu écoutes en tournée ?

Pulp – Common People.

Ce morceau, c’est de l’adrénaline pure ! Et c’est parfait avant de monter sur scène pour se sentir galvanisé.

 

 

 

 

Un.e artiste avec qui vous voudriez collaborer ?

Je viens de découvrir le premier EP de François Remigi et je l’écoute en boucle. J’espère avoir l’occasion de le rencontrer bientôt.

Un morceau beau comme un tour de magie ?

Chet Baker – But Not For Me.

La voix de cet homme me berce constamment, c’est pour moi la plus belle voix du monde.

 

 Un morceau pour te faire découvrir à mon père ?

REM – Losing My Religion.

La chanson parle d’un homme qui ne se sent pas à la hauteur de ce que la société lui demande. Michael Stipe fera son coming out quelques temps après.

 Un morceau plaisir coupable ?

Sans hésiter : Corynne Charby – Pile ou Face.

Impossible de ne pas penser au caractère sexuel de ces paroles… je dois vraiment avoir l’esprit tordu !

Un morceau qui est un vrai paradoxe pour toi ?

 Serge Gainsbourg – Je t’aime moi non plus.

Cette chanson est dingue, c’est un paradoxe absolu que personne n’entend de la même façon. C’était le génie de Gainsbourg.

Un morceau idéal pour saluer la nuit ?

J’aime énormément Closer de Nine Inch Nails, je le trouve complètement entêtant. Il nous invite à lâcher prise, c’est parfait pour une écoute nocturne.

 

 

Un morceau enchanteur ?

Mickey Newbury – She Even Woke Me Up to Say Goodbye.

Je ne pourrais même pas vous dire combien de fois j’ai pu écouter ce morceau magistral !

 

Un morceau pour se tenir la main ?

Très simplement, Main dans la main de Elli et Jacno. Ils sont à l’origine de ce qu’on appelle la nouvelle scène française. Je les trouve très modernes, encore aujourd’hui.