Première rencontre avec la DJ belge AliA

Tu fais tourner ?
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Un mot, quatre lettres : AliA. Originaire de Louvain, Alyah Rivière est la DJ belge en pleine ascension. Depuis deux ans, elle impose son style en matière de musique électronique. Son repère musical est impressionnant, sa sélection est pointue et variée : de la soul au garage, en passant par des morceaux house et funky, elle surprend son public à chaque set avec des nouveaux sons dénichés on-ne-sait-où. Prodigieuse, talentueuse, AliA maîtrise aussi la technique. Elle est déjà passée par le Fuse et le Club Vaag, et par les festivals belges tels Paradise City, Listen! ou Couleur Café. À seulement 19 ans, l’avenir semble prometteur pour cette jeune belge. L’occasion de se poser et de lui poser quelques questions, pour la première fois.

La Vague Parallèle : Salut AliA ! Enchantée. Allons-y directement, te rappelles-tu de ta première cuite ?

AliA : Haha, oui sûrement quand j’avais 14 ans. J’habite à Louvain et ça devait être avec les scouts. J’ai vraiment appris à boire là-bas (rires).

LVP : Et le premier vinyle que tu as acheté, tu t’en souviens ?

A : Je pense que c’était à Berlin, dans un magasin de vinyles OYE Records. C’était un vinyle du label Money $ex Records et ça devait être celui de Max Graef.

LVP : Et le premier que l’on t’a offert ?

A : Mmm, c’était au Pays-Bas, à une soirée du label Rush Hour. Un des organisateurs m’a donné un cadeau et un vinyle exclusif du label. Malheureusement, je ne joue pas encore sur vinyle donc je ne l’ai pas encore utilisé. Au moins je l’écoute (rires).

LVP : Le premier festival où tu as joué ?

A : Le premier gros festival, c’était Horst [ndlr. Horst Arts & Music Festival].

LVP : Le premier B2B mémorable que tu as fait ?

A : Le premier était avec… je pense que c’était avec Mambele. On a déjà joué deux fois ensemble mais la première fois c’était au Brussel Brost [ndlr. un festival étudiant à Bruxelles]. On faisait le closing de la main stage, c’était trop bien !

LVP : La première track que tu joues quand tu ouvres un set ?

A : J’essaye d’ouvrir avec un autre morceau à chaque fois. Parfois c’est le même mais le plus souvent non !

LVP : Si je te demande ton premier souvenir musical, qu’est-ce qui te vient en tête ?

A : J’ai grandi avec beaucoup de musique autour de moi. Mon père est un grand fan de jazz, de funk, de soul. Il a énormément de vinyles et le premier vinyle que j’ai trouvé chez lui, c’était un morceau de D’Angelo. J’étais vraiment à mes débuts, j’écoutais la musique de mon père. Je crois que ce CD m’a marquée (rires).

LVP : Et ta première claque musicale alors ?

A : Je pense que je devais avoir 14 ans. Mes parents m’ont emmenée au concert de Jamiroquai. Je me souviens, c’était au Suikkerock à Tienen. J’étais super impressionnée par les musiciens, par Jamiroquai. Tout était si bien. J’aurais aimé le revoir quand il est passé à Forest National en mai mais c’était trop cher (rires).

LVP : Ta première influence, tu dirais que c’est qui ?  

A : Quand j’ai commencé la musique, j’ai découvert Soulection. Je dirais que ce sont eux qui m’ont le plus influencée. J’adore cette vibe-là. Gilles Peterson et Lefto, ce sont aussi vraiment des inspirations pour moi.

LVP : Et ton premier fan ? Ou ta première fan ?

A : Pour moi, ce n’est pas une personne comme les autres. C’est une personne spéciale. Je dirais que c’est Carista. Elle m’a invité trois fois à jouer à Amsterdam, quand elle était un peu moins connue. Elle aimait vraiment ce que je proposais. Et moi j’étais déjà trop fan d’elle. Maintenant que je vois son parcours et comment elle a évolué, je me dis “Wouah elle me kiffe et je la kiffe” (rires). Peut-être qu’un jour on jouera en back-to-back. Je l’espère en tout cas !

LVP : Quelle est ta première collaboration ?

A : Je n’ai sorti qu’un seul morceau et c’était en collaboration avec Trian Kayhatu, un producteur de Rotterdam. Il est bassiste funk, il joue dans un groupe et il est super bon. On n’a fait que ce morceau-là.

LVP : Ton premier gros voyage pour jouer, c’était où ?

A : C’était au Worldwide festival, à Leysin, en Suisse. C’est le festival de Gilles Peterson, donc c’était super grand. Et le line-up était juste super impressionnant. Je n’arrivais pas à croire que j’allais jouer là. C’était trop fou. Lefto m’a invitée. C’était mon premier gros voyage. J’ai rencontré plein d’artistes là-bas, c’était incroyable !

LVP : Et enfin ta première Boiler Room, c’était comment ?

A : Olala c’était super stressant (rires) ! À nouveau, je ne réalisais pas que c’était possible : c’était moi qui faisais une Boiler Room. Je me disais : “Ça se passe vraiment là !”

Le dernier mix d’AliA pour The Red Light Radio, radio de renom amstellodamoise, est disponible ici. Appuyez vite sur play ! 

Interview à quatre mains réalisée avec François Bernaerts. Merci à toi !