Riffs endiablés et émotions partagées : Iskander Moon envoûte l’Ancienne Belgique
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Auteur·ice : Hugo Payen
21/05/2024

Riffs endiablés et émotions partagées : Iskander Moon envoûte l’Ancienne Belgique

| Photos : Hugo Payen pour La Vague Parallèle

Quelques mois seulement après nous avoir fait rentrer dans l’univers aussi puissant qu’émouvant de son Are You Lost Here ?, l’heure était venue pour nous de nous laisser charmer une fois de plus par la plume et l’énergie solaire d’Iskander Moon. Comme toute bonne fin de semaine qui se respecte, c’est entre les murs de l’Ancienne Belgique que l’on a atterri ce soir de mai.

On sait ce que vous vous dites. Oui, une fois n’est pas coutume, c’est à l’Ancienne Belgique que l’on décide d’aller se déhancher un samedi soir. Pour notre défense, la soirée était plus que prometteuse : entre les étincelles d’Iskander Moon et la poésie de Néomí en première partie ? On pouvait difficilement rêver mieux.

On ne va pas vous mentir, au rythme où on va, c’est presque à la maison qu’on a l’impression d’être ce soir. Une sacrée qualité sonore en plus quand même. Alors que le club de la salle bruxelloise se remplit doucement de fans venus célébrer la sortie du premier EP de l’artiste gantois, l’énergie qui s’en dégage ne laisse présager que du bon.

Ce soir, c’est aussi l’univers de Néomí qu’on est venu se mettre dans les oreilles. Rappelez-vous, c’est pour la sortie de son déchirant garden que l’on vous a présenté toute l’ingéniosité de l’artiste hollandaise. Brut et sensible, c’est avec ces adjectifs que l’on qualifiait alors l’univers de l’auteure-compositrice.

Pendant près de trente minutes – un peu trop courte à notre goût – Néomí nous envoûte sur cet échantillon d’histoires issues de son premier album somebody’s daughter. Un premier album, sorti la veille, qui se célèbre de la plus belle des manières. Plus acoustique qu’à son habitude, Néomí nous emmène alors dans quelques-uns de ses souvenirs de jeunesse, venus habiller l’album avec autant de sensibilité que d’étincelles. La soirée commence bien et quelque chose nous dit qu’on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Que la fête commence

Pour certain·es artistes, le live est l’occasion rêvée de donner vie à des textes écrits quelques années plus tôt, de faire ressurgir des émotions depuis enfuies. L’occasion d’emmener l’auditeur·rice dans ce tourbillon d’énergie. Ce soir, c’est bien ce qui nous attend. Pourtant, lorsque les lumières s’éteignent et que les premiers applaudissements retentissent à l’arrivée de l’auteur-compositeur sur les planches, nous ne le réalisons pas encore.

Are You Lost Here ? n’a à peine que quelques jours. Pourtant, on ne pouvait imaginer une atmosphère plus familière que celle qui règne entre les murs de l’Ancienne Belgique ce soir. Entre ces premières histoires de nomade moderne présentes sur ce premier EP et d’autres morceaux inédits tout autant gorgés d’émotions en tous genres, c’est un ensemble éclatant qui s’offre à nous ce soir.

Avec son énergie solaire rayonnant dans toute la pièce, difficile de ne pas suivre le pas. Entre les nombreux sourires au coin des lèvres et la centaine de têtes qui se déhanchent dans tous les sens, la fête bat son plein sur les arrangements flamboyants du groupe, alors en pleine alchimie.

Ce soir, les morceaux phares d’Are You Lost Here ? prennent vie au rythme de l’effervescence générale. D’un début en piano-voix sur American Dream aux envolées enflammées de Saturday Silence ou de Middle Of Everything, en passant par la poésie de ces quelques inédits comme New York City, Borderline ou Silently Hurting, Iskander Moon et son groupe frappe fort.

Toutes ces choses qui font de ce premier EP, l’un des plus réussis de ce début d’année et dont nous vous parlions il y a quelques semaines déjà, ne font qu’être sublimée. Indéniablement par le talent des musicien·nes présent aux côtés d’Iskander, mais aussi par le talent d’interprétation de l’auteur-compositeur. La salle est en feu, tout le monde chantonnent et se remuent au fil des morceaux.

Sans surprise, la soirée est inoubliable. Les textes forts de celui-ci brillent et résonnent différemment ce soir. Galvanisé par son auditoire et débordant d’énergie, Iskander Moon offre de nouvelles perspectives sonores à ses morceaux. Plus grands, plus forts, plus profonds aussi. Un peu à la hauteur de la prestation de tous les artistes ayant frôlé les planches de l’Ancienne Belgique en ce soir de mai d’ailleurs.


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