Samba De La Muerte présente Fast

Tu fais tourner ?
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En 2016 on découvrait en concert Samba De La Muerte. On tombait sous son charme et celui-ci se prolongeait avec son excellent album Colors, explosion musicale et déclaration d’amour à la musique. Trois ans plus tard, Adrien Lepêtre revient avec Fast, un titre qui rabat les cartes de son univers musical.

De Samba de La Muerte, on gardait cette image entre ombre et lumière, entre français et anglais, d’une musique aussi solaire que puissante. De la lumineuse Colors à la très dancefloor Love Song en passant par la rageuse You’ll Never Know When I Lie ou la plus atmosphérique La Roche, le caennais dressait une cartographie musicale diverse et réjouissante toujours portée par un talent mélodique étincelant et une véritable puissance émotionnelle de chaque instant. On avait eu de ses nouvelles en 2017 avec l’instrumental OK! puis l’an passé avec Les Passagers, son voyage musical en deux parties qui présentait un visage plus planant et rêveur de sa musique. C’est une nouvelle facette qu’il nous dévoile aujourd’hui avec Fast, premier extrait de son nouvel album A Life with Large Opening.
Désormais bien loin de ses intentions électroniques, c’est du côté de la new wave et du punk que Samba De La Muerte semble se diriger. Le sens de la mélodie est toujours bien présent, mais mis au service d’une musique plus sombre et plus mature. Porté par une basse addictive et hypnotique à laquelle répond une voix froide et presque martiale qui finit par exploser dans des chœurs aigus en fin de titre, Fast est un titre qui va vite et qui va bien, une fuite en avant de 4 minutes qui se révèle être une petite pépite qu’on prend plaisir à écouter en boucle. Avec ce nouveau titre, Samba De La Muerte prend donc le pari réussi de la surprise et nous déconcerte un poil, nous rendant ainsi très impatient quand à la découverte de son nouvel album.

Dans le cadre de la sortie de Fast, Samba De La Muerte a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

La Vague Parallèle : Hello Adrien, tu sors aujourd’hui ton nouveau titre Fast, peux tu nous raconter l’histoire derrière ce titre ?

Samba De La Muerte : Hello ! J’ai beaucoup écouté de post-punk et de dub ces dernières années. J’avais terriblement envie de ce genre de ligne de basse effrénée qui galope sur une boite à rythme, d’un tempo rapide, d’un morceau ‘lâcher-prise’, qui se danse, dans lequel on peut s’oublier ! Les paroles racontent ça à travers l’idée du voyage, retrouver une certaine forme de liberté parfois perdue. Je l’ai aussi pensé pour le live, comme un exutoire pour nous comme pour le public.

LVP : Fast semble très loin des styles développés dans Colors. Tu avais besoin de te renouveler ?
SDLM : Je ne pense pas avoir eu besoin de me renouveler. A chaque nouveau titre de Samba De La Muerte j’aime créer la surprise. Entre les deux albums, j’ai sorti un morceau house OK!, dans Colors il y avait du chant en Français, ça a toujours était très varié, très ouvert, c’est ce que j’ai envie de défendre dans ma musique. Je pense qu’au fond le public qui me suit et me fait confiance reconnaît la ‘patteSamba De La Muerte à chaque fois. Pour cet album j’ai voulu quelque chose d’homogène, trouver un son, Fast est une des entrées, il y en aura d’autres avant la sortie complète du disque.


LVP : Au niveau de la voix aussi l’évolution est notable, tu voulais t’amuser avec ça aussi ?

SDLM : J’ai beaucoup travaillé la voix ces dernières années, j’avais besoin d’avancer à ce niveau-là. J’ai fait attention aux tonalités en composant afin d’être le plus à l’aise possible, j’espère que ça se ressent. Et puis oui je me suis amusé, j’ai pris plus de temps pour enregistrer les voix afin d’être le plus juste possible dans l’interprétation. Ce n’est jamais évident quand on a pas encore joué les titres sur scène de donner la bonne intention en studio.
Et puis l’objectif aussi dans cet album c’était de réutiliser ma voix comme un instrument à part entière, ne pas la poser au dessus du reste mais l’intégrer à l’ensemble de la musique, que ça ne fasse qu’un.


LVP : Tu chantais avant autant en français qu’en anglais, est ce que cette alternance fait toujours partie de ta musique ?

SDLM : Non pas sur cet album, je ne chante qu’en anglais. J’ai adoré écrire et jouer les morceaux en français de Colors mais sur A Life with Large Opening ma boussole s’est carrément tournée à l’ouest de Caen, vers l’Angleterre. J’écoute beaucoup de musique venant de là bas, ça bouillonne, c’est passionnant, on retrouve cette énergie dans le titre Fast.
Ma musique est très spontanée, si les mélodies viennent en anglais alors le titre sera en anglais, pour Colors, le français se prêtait mieux à certains titres alors je me suis dit pourquoi pas mais ce n’était qu’une expérimentation parmi d’autres.

LVP : Fast annonce ton nouvel album, A Life With Large Opening. Est ce que ce nouveau titre annonce la couleur de l’album ou peut on s’attendre à des surprises ?
SDLM : SURPRISES ! A Life with Large Opening c’est d’abord un concept architectural japonais qui dit qu’un lieu doit avoir la capacité de susciter largeur d’esprit, empathie et solidarité…
Son créateur Sou Fujimoto nous raconte que : “Être relié, c’est communiquer, mais cela exige du respect pour l’autre. On peut dire que l’architecture est l’art de construire des lieux de séparation et de mise en relation. C’est le fondement même de la société.”
Quand j’ai découvert cela je rentrais du Japon et je venais de finir l’album. Ça m’a bouleversé, ces idées sont directement liées à ma musique et à la manière dont j’ai envie de défendre ce nouvel album  : « Une vie d’une grande ouverture pour une musique libre et indépendante ». C’est aussi un titre qui laisse pas mal d’espace à l’imaginaire des auditeurs, j’ai vraiment envie de leur laisser une place dans cette histoire, profiter de ces nouveaux morceaux pour créer une ouverture, un lien, de l’échange entre nous.
J’en profite aussi pour dire que toute l’identité visuelle de l’album a été une nouvelle fois réalisée par Sarah Guillain / Encore Bravo et est inspirée des lignes architecturales de ces bâtiments.