Sprint énergétique au Witloof Bar avec Kojaque
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Auteur·ice : Giulia Simonetti
10/11/2021

Sprint énergétique au Witloof Bar avec Kojaque

Atypique et underground. C’est bien sur la scène intimiste du Botanique que Kojaque a fait son retour à Bruxelles, ce jeudi 4 novembre. Énergétique, le rappeur irlandais nous envoûte dans son univers à la fois expérimental, électrique et hip-hop jazzy. Une soirée intense, sportive et de quoi faire vibrer le public belge. 

Peu de lumière et une scène très proche du public : ambiance palpitante dans les fondations du Botanique. On aperçoit Kojaque dans la pénombre, sa tenue se mêle parfaitement au décor : noire, blanche et asymétrique. Il fait son entrée avec le premier titre, Heartbreak, tiré de son nouvel album Town’s Dead sorti en juin dernier. Le rappeur envoûte le public de son souffle. C’est avec Shmelly que le concert se poursuit, l’incontournable morceau joué notamment dans un COLORS show. Les interludes au saxo donnent une saveur très jazz et proche de l’improvisation. Près de son public, le rappeur irlandais n’hésite pas à lâcher quelques petites blagues en interaction avec celles et ceux qui sont venus l’applaudir, de quoi renforcer la connexion. Et, c’est cette énergie qui nous avait tant manqué pendant les périodes de confinement…

© Photo : Giulia Simonetti

Puis, le moment tant attendu de Sex N’Drugs  arrive ! Morceau accompagné habituellement par la voix délicate de Celia Tiab, qui malheureusement manquait à l’appel ce jeudi. Les deux artistes avaient dévoilé une session piano-voix magique et toute en simplicité en juillet 2021. Sex N’Drugs est un titre plus tendre que ce qu’on a l’habitude d’entendre. Sur cette même lignée arrive Eviction Notice, morceau lui aussi très rythmique et délicat. Kojaque et Kean Kavanagh fusionnent et ne forment plus qu’un le temps de cette interprétation. Une synergie magique où les deux artistes s’amusent, le public aime et chante à plein poumons. Autre ambiance avec Town’s Dead, où l’on retrouve Kojaque dans un mood plus agressif et rappé. Cela montre sa forte capacité à pouvoir être un artiste polyvalent : underground, excentrique et électrique. Il nous prouve que sur une même soirée, il peut jongler avec plusieurs ambiances, tout en restant fidèle à lui-même. Le moment de Curtians arrive, dernier titre de l’album et morceau marquant, entre autres, la fin de la soirée. Comme toujours, les au revoir ne sont pas faciles. Mais le rappeur irlandais reste encore quelques instants avec son public et cela est beau à voir !

© Photo : Giulia Simonetti


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