Tee : Lomepal embrasse l’ombre pour son grand retour
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Auteur·ice : Flavio Sillitti
03/06/2022

Tee : Lomepal embrasse l’ombre pour son grand retour

Indéniablement l’un des retours les plus attendus de l’année. Après avoir fait briller son dernier album Jeannine et sa réédition Amina sur toutes les scènes de la francophonie, Lomepal est prêt à nous dévoiler son prochain chapitre et balance un premier extrait, Tee. C’est sombre, c’est cru, c’est une toute nouvelle facette d’Antoine Valentinelli et ça nous promet des textes plus intenses et personnels que jamais. 

Si ses précédents albums ont chronologiquement relaté son ascension vers le succès et la reconnaissance, ce premier single semble dépasser les conjonctures extérieures pour aller sonder comment ça se passe à l’intérieur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Lomepal a laissé tomber les filtres. Sincère, direct, crachant, le texte de Tee n’hésite pas à refléter les névroses qui habitent l’artiste qui capitalise ici sur l’honnêteté pour réintroduire son art au grand public.

Le ciel est triste, que du gris dans la ville (La ville)
Envie d’prendre un acide et d’tout colorier (Colorier)
Qu’est-ce qu’on s’emmerde, ah ouais, c’est plus comme avant

À coups d’allusions au monde du golf (d’où le nom et la pochette du single), Lomepal laisse ici filer des démons qui se donnent la réplique le long d’une instru grasse aux saveurs trap. L’outro vient ralentir la cadence, sur fond de riffs mélancoliques et contemplatifs, qui accueillent des lignes évocatrices qui semblent bien refléter les philosophies créatives et intimes, aussi complexes soient-elles, dans lesquelles il se trouvait au moment d’écrire Tee :

La voix d’la sagesse en sourdine, contrôle de soi : un sur dix
Retient l’monstre à l’intérieur, repousse la date de sortie
J’ressemble tellement à ce monde, j’ai les névroses assorties
Envie d’planter quelques tomates et d’faire du son sans ordi

Le clip est signé par le Parisien Victor Boccard et joue la carte de la transposition presque littérale des paroles du morceau. Le tout dans des séquences à la photographie léchée et aux textures impeccables qui attestent d’une nouvelle direction artistique plus sobre et aboutie qu’auparavant. On y aperçoit notamment sa compagne Souheila Yacoub, nouveau visage du cinéma français, brillante dans les récents films En Corps ou Entre Les Vagues.

Lomepal est de retour, et le Mauvais Ordre risque bien de marquer cette année 2022.

 

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