Trois moments magiques à La Bonne Aventure

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En ce premier week-end de l’été, les parisiens se dirigeaient en masse vers Solidays. Pendant ce temps, certains adeptes du voyage partaient à la conquête de la mer, de Dunkerque et du festival La Bonne Aventure. Retour sur trois moments en bord de mer entre bonne humeur, groove et concert dans une église.

 

Le ciel, les oiseaux et Vaudou Game

En cette fin d’après-midi, le temps était bon, le ciel était bleu. Un vent de front de mer nous caressait les joues et rendait le moment agréable et tranquille alors que la foule commençait à se presser face à la scène du front de mer. Le moment idéal pour se laisser ensorceler. Mission accomplie dans les grandes largeurs par Vaudou Game qui nous a offert une heure de bonheur total. Il faut dire que la musique du Togolais a tout pour accrocher les oreilles des connaisseurs comme des curieux, accrochant au cours de son set un public de plus en plus nombreux attiré dans son passage par les rythmes endiablés entre guitare funk, intonations africaines et groove incandescent. Entre chaque titre Peter Solo s’amusera à arranger la foule, la poussant à danser, à bouger et à aimer, la poussant surtout à délaisser l’odeur de leur parfum de luxe pour l’odeur de la transpiration. De notre côté, on aura dansé avec plaisir et donné de nous-mêmes, en même temps comment résister à des titres aussi parfaits que La Vie C’est Bon, Pas contente, L’anniversaire ou Tata Fatiguée ? Un vrai moment de musique et de communion entre artistes et public comme on aimerait en voir plus en festival. On en profite au passage pour saluer les excellents musiciens, présents aux instruments mais aussi aux percussions sonores (plus communément appelé les chœurs). Une chose est sûre, on guettera avec attention les prochains rendez-vous possibles avec cet excellent Vaudou Game.

Parcels, la nuit leur appartient

Il est 23h30, la nuit est définitivement tombée, les héros de la soirée sont attendus sur scène. Une foule importante et relativement jeune (on a assisté à un exode massif des plus de 40 ans après la très bonne prestation de Charlotte Gainsbourg) se presse donc sur la scène principale de La Bonne Aventure. La raison ? L’arrivée des cinq garçons dans le vent du moment : Parcels. Il faut dire qu’avec leur premier album éponyme, les australiens sont passés de jolie promesse de la pop mondiale à valeur sûre du monde musical qui remplit toutes les salles qui croisent leur route et amène un public de plus en plus nombreux à leur rencontre en festival. Normal après tout tant leur prestations sont toujours remplies d’une classe tout en décontraction. Ces garçons ont le groove dans le sang et le talent au bout des doigts (et dans leur voix aussi). Dès les premières notes, on est ainsi embarqué avec eux dans leur univers aussi coloré dans ses orchestrations que parfois sombre et mélancolique dans ses paroles. Ce qu’on retient surtout, un peu comme Vaudou Game, c’est le plaisir communicatif qui transparaît de ce set. Parcels est une véritable machine à danser, le groupe ne prenant que rarement des pauses entre les chansons permettant ainsi de maintenir une tension permanente dans un set de festival plutôt raccourci (1h). Les garçons ont ainsi bien compris que dans ces conditions il fallait mieux offrir un set efficace et tendu, enchaînant des titres qui collent parfaitement à ce début d’été de Myenemy à Gamesofluck en passant par l’incontournable Overnight ou l’excellent Tieduprightnow.  Ce soir-là, la nuit appartenait définitivement à Parcels.

 

Grâce à Dieu, la messe pop de Silly Boy Blue

Silly Boy Blue était annoncée dans les parcours secrets de La Bonne Aventure, concept absolument génial qui vous propose d’embarquer dans un bus pour partir à la découverte d’un lieu et d’un artiste, sans savoir où vous allez ni qui va jouer pour vous. Alors oui on l’avoue sans grande honte, c’est après une course assidue au service presse et quelques supplications bienvenues qu’on a pu accéder avec certitude au concert de celle qui prend au fur et à mesure la place tant enviée de notre chouchou ultime. Et comme de bien entendu (après qu’elle nous ait royalement spoilé le lieu sur son Instagram…) on s’est donc retrouvé sur le ponton d’une église après un petit voyage en bus. L’auteur de ces lignes n’étant pas un grand amateur des églises, qu’il trouve particulièrement terrifiantes, c’est donc un effort particulier qu’on aura fait pour y pénétrer. Mais après tout cette histoire n’était que la finalisation totale du concept de “messe pop”.

Car oui Sainte Silly Boy Blue nous aura une nouvelle fois offert un concert tout en classe et en émotion, la jeune femme ne cessant de nous impressionner date après date, offrant plus d’intensité, de théâtralité et d’intention dans sa performance scénique. Que ce soit une introduction rallongée de Lea’s Birthday pour permettre aux gens de s’installer, une version  guitare-voix de Lantern qui se retrouvera accompagnée des carillons de l’église, une reprise entêtante du titre Pass This On de The Knife ou bien sûr son titre The Fight (qui reste pour nous un petit tube) on se retrouve une nouvelle fois fasciné par cette jeune femme aussi drôle que fragile, qui parvient à détraquer les battements de nos cœurs et nous faire monter les larmes aux yeux (si You’re Cool nous fait pleurer dans l’intimité, en live c’est encore pire) avec une facilité déconcertante. Le pari du parcours secrets fut une réussite totale et on est sûr que l’église où l’on était ce jour-là résonne encore des applaudissement mérités et des discussions enthousiastes des spectateurs après le concert.

 

 

 

Meute, les virtuoses