Vous reprendrez bien un peu de Björk n’est-ce pas ?
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Auteur·ice : Matéo Vigné
16/09/2022

Vous reprendrez bien un peu de Björk n’est-ce pas ?

L’artiste islandaise déracine la musique électronique en un champignon de sonorités bjorkiennes avec Atopos, pour teaser la sortie prochaine de Fossora.

Rares sont les artistes qui réussissent à transcender leur public sur cinq décennies sans prendre une ride musicale. Björk Guðmundsdóttir fait partie de ces artistes qui travaillent sans relâche sur un style en constante évolution avec son temps, sans prétention ni appropriation ringardes. 

Depuis ses débuts en 1977, Björk, avec son album éponyme composé essentiellement de reprises en islandais (notamment des bombes musicales comme Álfur Út Úr Hól, reprise de The Fool on the Hill des Beatles ou encore Búkolla, réinterprétation de Your Kiss is Sweet de Stevie Wonder) jusqu’à l’annonce de son onzième album Fossora, l’artiste a su dominer sans prétention des registres comme la pop, le disco, la musique punk, la dance et plus récemment des registres plus alternatifs de la musique électronique tels que le gabber ou la synth-pop.

 

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Aujourd’hui, celle qui a échappé à un attentat, fondé un groupe de punk et gagné, entre autres, un prix d’interprétation féminine au festival de Cannes, signe son retour avec un titre aux influences variées et à l’univers fantasmagorique. Farouchement juste dans le choix de ses thèmes, Björk, à travers Atopos, scande une critique de la société actuelle en se faisant partisane d’une vie plus simple, plus proche de la nature, plus humaine et plus unie. Dans ce morceau, elle chante un très poétique et lucide : « Notre union est plus forte que nous. L’espoir est un muscle » qui donne à réfléchir à sa façon.

Cette track composée avec le groupe indonésien Gabber Modus Operandi mêle noirceur, basses lourdes et pamphlets épiques chantés. Toujours dans un décor fantaisiste, Björk nous propose cette fois une balade cyber-goth cauchemardesque à la croisée des mondes entre un club alternatif, une odyssée lugubre et une déformation champignonnesque d’Alice au Pays des Merveilles.

Les références à la culture électronique sont multiples, du maquillage au DJ Booth en passant par la rythmique évolutive et un BPM qui s’envole pour atteindre des niveaux quasi hardcoriens. Un morceau que Björk qualifie de bonne introduction à son album qui devrait sortir dans le courant de l’année. On reprendra avec plaisir une bonne dose de Björk.

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