General Elektriks donne tout à la Cigale

Tu fais tourner ?
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Jeudi 12 avril. Retour à La Cigale pour assister au grand retour du groupe culte General Elektriks, qui revient pimpant comme jamais pour donner le coup d’envoi de sa nouvelle tournée marathon. Fer de lance de la funk-pop française depuis plus de 10 ans, le groupe emmené par Hervé “RV” Salters pose ses valises dans la fameuse salle du 18ème arrondissement de Paris le temps d’un show rentre-dedans et particulièrement efficace. Dès lors que les cinq membres s’emparent de la scène, leur énergie ne faiblira pas pendant 1h30 : réputé pour sa générosité, General Elektriks a littéralement tout donné pour le public parisien.

Leur dernier album, Carry No Ghosts, est sorti le 2 février dernier sur le super label AntiFragile Records et c’est un vrai succès : le disque oscille entre pépites dansantes et belles chansons langoureuses. Fort de ce succès, les deux Cigales programmées sont complètes et le public est chauffé à blanc ; rarement on a vu la salle à ce point bondée. Les chansons du nouveau disque sont à la hauteur des espérances, lumineuses et contagieuses. Le public intègre les trois têtes de proue du nouvel album Never Can Get EnoughAmour über Alles et Au tir à la carabine, avec une rapidité déconcertante. On apprécie également la reprise léchée de Tainted Love (Soft Cell) et le passage obligé par le tube Raid the Radio, qui reste en tête au moins trois semaines après chaque écoute. Les nouvelles sonorités fonctionnent bien, l’utilisation du mythique synthétiseur Prophet 5 – fil rouge du nouveau disque – est faite à très bon escient et les nouveaux morceaux ne dépareillent pas des anciens.

Côtés musiciens, c’est du solide : le guitariste fait le boulot tout en finesse, les deux batteurs (!) envoient du lourd à tour de rôle, les solos de vibraphone sont bien sentis… C’est carré. En revanche, même si la basse est esthétiquement très jolie (transparente, cinq cordes, aucune mécanique, WOW), elle sonne plutôt mal et c’est fâcheux. Désolé Chaton – c’est le surnom du bassiste je n’invente rien – mais te dandiner comme Prince ne suffit pas. Heureusement, notre sympathique frontman RV fait le show, saute plus haut que ses synthés et fais des grimaces : niquel.

Après deux rappels et une ovation générale, le groupe quitte les lieux avec un sentiment de devoir accompli : le public est lessivé et ravi. On les croisera avec plaisir dans les festivals cet été, pour danser encore et encore sur les douces vibes synthétiques de Hervé et sa bande.

Fils caché de Thomas Mars et Dan Snaith, j’ai quitté ma ville pour la capitale. C’est une bonne situation ça scribe ?