La Cigale sous le charme de Cléa Vincent

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Pour nous, il y a Cléa Vincent et puis il y a les autres. On a même pas envie de le cacher, encore moins d’être honnête, la parisienne est notre préférée. On en doutait pas vraiment, son second album Nuits Sans Sommeil nous l’a d’ailleurs confirmé, elle est celle qui fait vibrer la pop française pour nous. Logique qu’on aille donc la retrouver pour sa Cigale, histoire de danser avec elle et de la voir charmer son monde, une nouvelle fois.

Donc oui, on est amoureux de la musique de Cléa Vincent. Si vous nous suivez, vous vous en doutez un peu, on a toujours été charmé par la musique et la fraicheur de la jeune femme. On l’a donc vu un paquet de fois en live pour la tournée de Retiens Mon Désir et on pense que ce sera sans doute la même chose avec Nuits Sans Sommeil. On a donc débarqué à la Cigale déjà conquis, tant ce second album est fait pour ce qui fait vibrer Cléa Vincent : la scène. Dans ses intentions, dans sa production, cet album est fait pour s’envoler en live et emmener le public avec lui. Sans faire de faux suspens, ça a clairement été le cas ce soir-là. Mais avant de parler de la nouvelle reine de la nuit, on voulait rendre hommage à celui qui a pris le rôle de la première partie : Hervé. On l’aime beaucoup lui aussi et on était un peu surpris de le voir jouer avant Cléa, tant leurs musiques semblent opposées. Mais finalement un point commun important les rassemble : la scène, une nouvelle fois. Ainsi c’est tel un boulet de canon, avec une énergie folle et des lumières assez malades que le bonhomme originaire des Yvelines a fait le taff. Sa musique est une musique de contraste, entre tradition française et puissance électronique, entre chuchotement et puissance sonore, Hervé n’a pas ménagé son énergie pour emmener dans son univers le public de La Cigale. Mission réussie avec des titres beaux et intenses comme Mélancolie FC, Via Piano ou sa super reprise de La Peur Des Mots de Bashung, Hervé a empoché notre adhésion et on a hâte de le retrouver au Point Ephémère le 20 mai.

 

 

Une petite pause et voilà que débarque Cléa Vincent et ses musiciens sur scène. Et oui, ils nous ont offert un concert absolument superbe. On avait déjà pu le voir lors de son passage au festival Les Paradis Artificiels, mais la musique de Cléa Vincent a vraiment gagné en ampleur sur scène. Les nouveaux titres de l’album font passer un cap important et transforme rapidement La Cigale en véritable boite à danser. Et cette énergie, cette puissance s’insuffle aussi sur les anciens titres, que ce soit J’m’y Attendais Pas, Electricité ou Château perdu, ils grandissent et en imposent en live. Pour le reste, les nouvelles chansons de son répertoire prennent clairement vie sur scène, elles grandissent, mouvent et se changent. Comment résister à la puissance dansante de Sexe D’un Garçon, Dans Les Strass ou Laisse-Toi Aller ou encore Maldonne avec Voyou, véritable petit tubes  pop songs parfaites qui nous emportent avec elles. Que dire aussi de l’incroyable reprise de Femme est La Nuit et si Dalida était la reine de la nuit, la filiation est toute trouvée tant la la parisienne continue de faire de la scène son domicile de la première à la dernière note. Le public ne s’y trompe pas et danse, chante et accueille avec un enthousiasme nourri la belle soirée que nous offre Cléa Vincent. L’émotion fut aussi au rendez-vous avec les plus calmes I.R.L et Ici et Maintenant, prouvant que la jeune femme porte avec elle une palette musicale qui permet à son set de jouer avec l’intensité et d’offrir des jolis moments intimes. A peine le temps de reprendre son souffle que le quatuor reprenait place pour offrir les deux plus gros tubes du répertoire : Retiens Mon Désir et Nuits Sans Sommeil qui verront Cléa, Raphaël et Baptiste s’offrir des slams d’anthologies. Mais la fête était trop belle pour se terminer ainsi et c’est avec l’apparition de Kim sur scène pour deux titres de Tropi-Cléa que le concert se termine. D’abord en duo avec l’excellente Destination Tropicale, puis en fanfare avec la géniale Samba. Les lumières se rallument et on a beau regardé autour de nous, on n’arrive pas à voir un visage sans sourire. C’est ça la force de Cléa Vincent, nous offrir à chaque concert un moment de bonheur et un véritable shoot d’ondes positives.

 

Bonus : les photos de Alphonse Terrier