Structures : "Ce projet a une fonction thérapeutique de l'ordre de l'exutoire"

Tu fais tourner ?
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Si vous êtes adeptes de la scène Post Punk, vous avez sans doute entendu parler d’eux ces derniers temps. Comment passer à côté de Structures, un de nos coup de cœur du moment ! Après avoir sorti Long Life en septembre dernier, un EP qui fait partie des favoris de notre discothèque, les quatre jeunes amiénois gravissent petit à petit les échelons. Sélectionnés aux Inouïs 2019 du Printemps de Bourges, ils entament dès lors une belle tournée française et même à l’étranger. Après avoir découvert leur univers il y a quelques mois, on les a retrouvés autour de quelques bières pour parler un peu de cette Long Life qu’aura Structures !

LVP : Hello les gars, pour commencer j’aimerais simplement savoir comment Structures s’est formé ?

Pierre : On est tous des amis d’enfance à la base, on s’est tous rencontré à Amiens à des époques différentes. J’ai rencontré Oscar au collège donc on se connaît depuis très longtemps, ensuite Marvin et Adrien au lycée. Après on ne se côtoyait pas trop avec Oscar au début, lui il était en CHAM c’est genre le groupe élitiste du collège, un monde à part (rires). C’est les classes horaires aménagées musiques au collège.

Oscar : Oui j’étais en CHAM. En gros tous les lundis et jeudis après-midi on allait au conservatoire au lieu d’aller au collège et du coup on était un peu considérés comme une espèce d’élite, ce qui est pas du tout vrai puisque j’ai toujours été une merde à l’école mais c’est pas mon interview du coup j’aurais pas du dire ça. Voilà (rires). Mais oui on s’est connus vraiment tous au lycée et Structures est né plus tard puisqu’au début avec Adrien et Marvin on avait un groupe qui s’appelait les Hookers dans lequel on reprenait les Artic Monkeys, les Strokes et Placebo. En parallèle Pierre avait un groupe avec Adrien qui s’appelait Sobo, dans lequel j’avais remplacé le guitariste. Après ça a changé de projet, on était plus que 4 et au final Marvin c’est le petit dernier qui a remplacé Louis qui était bassiste avant. Donc le projet dans cette formation-là est né il y a environ 1 ans et demi.

 

LVP : Ah oui donc c’est finalement plutôt récent, vous êtes allés assez vite pour directement produire Long Life !

Pierre : Oui on est allés assez vite. C’est toujours plaisant de monter un nouveau projet, de se donner des nouvelles directives même si au final il n’y en avait pas trop pour le coup. On voulait simplement faire ce qu’on aime tous ensemble et pas se prendre la tête. C’était vraiment ça l’idée.

 

LVP : Vous avez tous participé à la composition de l’EP ?

Pierre : Ca dépend. On contribue tous en tout cas, ça peut partir de l’idée de quelqu’un de base qui aurait composé certaines parties d’un morceau ou alors ça peut partir d’un truc qu’on va faire complétement spontanément tous ensemble.

Marvin : On bosse généralement sur un morceau et après celui qui a une idée en fait part et ça fuse quoi ! Pierre écrit donc du coup il ramène des paroles en répète et on bosse dessus. Chacun apporte son truc quoi.

 

LVP : Vous composez la musique avant les paroles ou plutôt l’inverse ?

Pierre : On compose souvent la musique en premier parce qu’étonnement, enfin je sais pas si c’est étonnant ou pas (rires), mais personnellement vu que j’écris des textes, je m’inspire beaucoup de l’univers qui se dégage de ce qu’on produit en terme de mélodies, en termes de musique. On s’enregistre beaucoup quand on compose des choses spontanément, on « bœuf », on s’envoie même des fichiers audio complètement degeu. Et même des fois sur le moment quand on fait ça ensemble au niveau du chant il y a des mélodies qui me viennent directement même s’il n’y a pas de mots qui sont complètement posés il y en a toujours quelques-uns qui ressortent, qui sont peut-être complètement spontanés, que je ne comprends pas forcément au début. Ca sort puisque c’est ce qui m’inspire sur le moment et j’ai besoin d’un peu de recul par la suite pour pouvoir écrire tout mais en gros ça marche comme ça.

 

LVP : L’EP est sorti en fin septembre 2018, vous l’aviez déjà expérimenté en live avant l’enregistrement j’imagine ?

Marvin : Moi peu avant l’EP.

Pierre : Marvin peu oui. En plus t’as pas enregistré tous les morceaux !

Marvin : J’ai enregistré 4 morceaux sur les 6 !

Adrien : Bien que tu touches les droits sur tous les morceaux. (rires)

Oscar : Merci maître pour cette précision. (rires)

 

LVP : Est-ce que le live vous a inspiré pour l’enregistrement par la suite ?

Pierre : Pour moi ça n’a pas changé grand chose car la version enregistrée est très différente de la version live. Il y a une énergie supplémentaire en live qui est importante, qui fait partie du projet parcequ’il y a un degré d’interprétation dans le groupe qui est hyper important.

Oscar : Le truc c’est qu’il y a une énergie en live de plus qui est là parcequ’en studio on a enregistré en piste par piste donc forcément c’est pas du tout la même chose. En terme de rendu, c’est forcément différent. Il y a peut-être un côté un peu plus vivant. En fait c’est un peu à double sens, enregistrer peut inspirer des choses pour le live et le live peut en inspirer pour l’enregistrement. Voilà.

Adrien : Le fait de jouer un morceau énormément en live avant de l’enregistrer fait qu’on l’a en tête et on sait hyper bien le jouer, ça devient limite automatique. Du coup on se permet des fois d’essayer d’autres notes, d’autres choses, remplir l’espace autrement et au fil des lives ça devient intéressant. Un morceau évolue forcément entre le moment où on le compose, où il est ultra brut et le moment où on l’enregistre après l’avoir joué en live une trentaine de fois.

Pierre : Justement, les jouer en live avant c’est bien puisqu’on a l’idée précise du morceau, on a toute son essence on va dire et quand on l’enregistre il y a toute une période de production qu’on rajoute, à laquelle on n’avait pas forcément pensé lorsqu’on l’a composé. Du coup on conçoit après de nouveaux lives qui incorporent cette partie de production qui est d’ailleurs parfois difficile à reproduire. On s’efforce d’avoir un rendu qui est proche de celui de l’enregistrement en apportant en plus la part de réel, de concret et de performance qu’il y a pendant les lives.

 

LVP : Comment vous définissez votre style ?

Pierre : En fait on part du principe où on se sent pas à l’aise dans la classification des genres et des styles. On fait ce qu’on appelle de la Rough Wave, ce sont deux mots qui représentent assez bien notre musique. Une vague assez brute puisque notre projet et notre mode d’écriture le sont. On ne réfléchi pas pendant 40 ans, on fait juste ce qui se dégage sur l’instant.

Oscar : On essaie de rester sincères dans ce qu’on produit.

Marvin : Avec une touche de mélancolie (rires).

Pierre : C’est ça, il y a un côté hyper mélancolique qui se dégage de notre musique puisqu’on réagit souvent musicalement à des choses qu’on ressent tous : des émotions fortes, des névroses parfois, des mal êtres, des angoisses. C’est sûr que c’est toujours plus intéressant d’écrire sur des choses qui sont fortes et qui nous animent. C’est toujours plus facile je pense d’écrire sur quelque chose de négatif pour le transformer en positif plutôt que de se forcer à écrire sur quelque chose de positif quand ce n’est pas vraiment le cas.

Oscar : Il y a vraiment un aspect thérapeutique dans tout ça.

Pierre : Voilà, si on pouvait sortir le champ lexical complet lié à notre projet ça serait lié à ça. Ce projet a une fonction thérapeutique, quelque chose de l’ordre de l’exutoire. Personnellement par exemple je sais que si on ne joue pas ensemble pendant 2 semaines, si on ne répète pas ou qu’on n’a pas de concert ça ne va pas. Toutes les angoisses existentielles reviennent.

Oscar : On fait ça parce que c’est nécessaire en fait. Voilà, pour citer Usé de Born Bad Records, big up à lui ! (rires)

 

LVP : Votre musique m’évoque vraiment des groupes plutôt Post Punk, New Wave, enfin tout ce qui se faisait un peu dans les années 80 à la Joy Division, ou même ce qui se fait plus récemment comme les Horrors. Satellite a même un côté un peu Interpol. Donc je me demandais quand même quelles pouvaient être vos influences, est-ce que vous avez baigné dans ces sons plus jeunes ?

Pierre : On a baigné la dedans oui. On s’est tous engrainé la dedans quelque part !

Oscar : C’est un peu un noyau fort avec plein de satellites autour (rires).

Pierre : C’est vrai que le noyau fort du projet c’est tout le Post Punk et la New Wave des années 80 et beaucoup de choses récentes de styles différents. Et je dirais qu’on a même plus de références qui proviennent des styles actuels plutôt que de ceux d’avant mais en effet on ne peut pas ne pas y penser en écoutant ce qu’on fait car ça en est hérité, c’est une continuité et une évolution de ça.

Marvin : Même les groupes qu’on écoute maintenant viennent de ces sons là ! Donc du coup on est obligé de s’y retrouver.

Oscar : A côté de ça on est quand même très éclectiques. On écoute chacun un peu de tout je pense, du métal au jazz en passant même par Beyonce (rires).

Pierre : Pour citer Adrien il y a une demi-heure qui est venu ici en métro en écoutant Get Right de Jennifer Lopez (rires).

Adrien : Je pense que c’est hyper important d’écouter beaucoup de choses plutôt que toujours un même style. Surtout celui auquel on pourrait nous rapprocher. T’es vite enfermé dans une boucle après quoi.

 

LVP : Mais c’est vrai que pour avoir baignée aussi dans ces sons là, je trouve que des groupes de cette identité et proche de ces influences, en ce moment il n’y en a pas tant que ça, je pense par exemple à Rendez Vous qui tourne bien ! Comment vous vous y prenez pour y ajouter une certaine nouveauté ?

Marvin : Bien sûr, Rendez Vous ce sont des potes, on fait pas mal de dates avec eux. On les aime beaucoup ! (rires)

Pierre : Justement ça se fait naturellement, on ne réfléchit pas forcement au fait qu’il faut que nos morceaux, bien qu’ils sonnent très années 80, soient modernes. Ca vient naturellement avec les nouveautés qu’on écoute.

Adrien : Eux ils pensent que la nouveauté dans tout ça c’est de se teindre les cheveux (rires). Enfin moi j’y suis pas passé…

Pierre : Ça viendra ! (rires). Mais c’est vrai que ce sont des genres musicaux qui sont quand même assez peu représentés.

Oscar : Il y a quand même un nouvel engouement de ces genres, enfin c’est ce qu’on ressent. Même si ce n’est peut-être pas du tout la vérité. On a l’impression qu’actuellement il y a une petite vague de retour à cette New Wave, Post Punk !

Pierre : En France il n’y a pas énormément de groupes mais à l’étranger il y en a de plus en plus qui émanent de ça et en ce moment ça tourne pas mal. C’est une vraie scène internationale.

Oscar : Au final c’est la question de la demande car ça intéresse les pros aussi tu vois, donc c’est quand même que c’est un style un peu demandé ! Si c’était complètement has been, ça n’intéresserait personne.

Pierre : C’est toujours une question de cycle en fait. Tout se renouvelle, tout se  répète et parfois il y a des prouesses technologiques qui font que des nouvelles choses se produisent. Mais c’est un retour qui est tout de même différent.

Marvin : Après on nous dit souvent que justement on le fait d’une autre manière donc c’est plutôt cool.

Oscar : Voilà, apparemment on peut faire quelque chose avec ce projet. Et des gens nous disent que ça peut le faire donc c’est encourageant !

 

LVP : D’ailleurs est-ce que vous appréciez particulièrement les Siouxsie And The Banshees ? Je pense à ce titre de l’EP, Arabian Knights Club qui m’a tout de suite fait penser à Arabian Knights notamment. Est-ce qu’il y a un rapport ou absolument pas ?

Pierre : Si si, il y a un petit clin d’œil quand même à Arabian Knigts des Siouxie mais dans le nom plus qu’autre chose. C’est un petit jeu de mot ! Pour parler de ce morceau, c’est une ambiance qu’on aime développer musicalement. On aime pas mal tout ce qui est sonorités arabisantes, orientales. Ca fait aussi partie des choses un peu extérieures qu’on apporte au projet, qui donne aussi un plus à notre musique. Souvent on aime bien apporter cette sonorité-là.

 

LVP : C’est vrai qu’elle se tire un peu de l’EP !

Pierre : Oui elle sort un peu de l’EP. Il y a Pyramids aussi qui est dans la même veine, qui a cette couleur.

Marvin : Elle a ce côté aussi un peu arabisant mais elle est plus froide qu’Arabian Knights Club.

Oscar : Elle est un peu plus glacée, plus vénère quoi !

Pierre : En fait la différence qu’il y a entre ces deux morceaux c’est que Pyramids a des sonorités un peu orientales et est plus sur quelque choses de très mélancolique alors qu’Arabian Knights Club est plus dans quelque chose de l’ordre de la rage et de la colère. Il y a plus d’intensité dedans, l’énergie n’est pas la même.

 

LVP : Pourquoi Structures finalement ?

Pierre : A la base on a énuméré pas mal de mots qui pourraient être à l’image de la musique qu’on fait. C’est vrai qu’on avait besoin aussi de quelque chose qui avait une sonorité particulière, quelque chose de marqué, avec beaucoup de consonnes. Quelque chose de tranchant, de très arrêté et on a cherché pas mal de mots avec des « k » justement, avec une sorte de sonorité très germanique, des choses très dures. On cherchait surtout quelque chose qui représentait notre musique au final, quelque chose d’assez froid, d’assez brutal et c’est comme ça qu’est sorti le mot Structures en fait, qui est très arrêté.

Oscar : Structures c’est quelque chose d’assez solide, d’assez massif.

Pierre : Oui c’est ça, c’est un nom qui nous correspond pas mal puisque comme on l’a évoqué tout à l’heure on est assez dispersés, on a pas mal de choses qui nous prennent la tête individuellement et même émotionnellement. Et ce projet c’est le truc qui nous canalise et qui nous structure tous ensemble et même individuellement. Ca fait complétement échos à nos personnalités.

 

LVP : Est-ce que vous êtes des mecs plutôt structurés ou à l’inverse plutôt adeptes du chaos ?

Pierre : On est complétement adeptes du chaos ! (rires)

Marvin : Carrément !

Pierre : En fait il y a des fulgurances parfois, il y a des prises de conscience et des moments de structuration individuelles qui sont assez chouettes. Je pense vraiment qu’on est prôneurs du chaos individuellement mais pas quand il s’agit du projet, de nous ensemble.

Oscar : Il y a ce côté thérapeutique qui revient et qui nous amène à être un peu plus structurés car on croit au projet, on a envie de le faire marcher, on aime ce qu’on fait ! Ça nous motive aussi à essayer simplement d’arrêter de jouer aux cons, voilà.

Marvin : Sauf qu’on n’arrête pas vraiment (rires).

Adrien : Et on peut dire aussi qu’on est complétement structurés puisqu’on a maintenant un ingé son, un tourneur, un éditeur et en plus de ça depuis récemment on est suivi par la SMAC d’Amiens, La Lune des Pirates, sur un accompagnement d’un an pour commencer. Donc il y a aussi du monde autour de nous, c’est cool ! Heureusement que je suis là pour garder un peu de sérieux !

 

LVP : Tout tourne autour de ce mot finalement !

Pierre : C’est vrai que du coup, sans forcément y faire attention on se rend compte que ce mot revient assez souvent dans la vie en général. Ca évoque quelque chose de sérieux et on est sérieux. (rires)

 

LVP : Si je dis : Long Life ?

Oscar : Moi je dirais qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations … (rires)

Pierre : C’est quelque chose qui a un double sens. De manière générale c’est quelque chose qu’on peut souhaiter à un projet ou à quelqu’un d’avoir une longue vie parceque c’est toujours cool de souhaiter quelque chose de bien. Mais c’est aussi un constat, par exemple Long Life évoque le fait d’avoir un ral le bol général de pas mal de choses et au final d’accepter son sort et de se dire : « voilà j’ai eu une longue vie, même aussi courte soit-elle, et je suis prêt à quoi que ce soit. » Après à titre personnel je pense que j’ai un réel problème avec le fait de vieillir. La vieillesse ça me fait peur !

Adrien : Surtout qu’on est déjà très vieux !

Pierre : On est vieux pour le club des 27.

Adrien : C’est un sujet horrible en ce moment pour moi ça. (rires)

Pierre : Non mais c’est vrai que c’est compliqué de vieillir je pense. Surtout tout ce qui s’en suit avec l’inactivité etc. Aujourd’hui c’est même au cœur du problème puisqu’au niveau de la société on parle d’activité, de retraite etc. Personnellement ca m’angoisse en fait.

Marvin : Justement tout à l’heure on évoquait la thérapie puisqu’on est très angoissés et justement on a l’impression que nos maux s’élargissent de plus en plus.

Adrien : Alors moi ce n’est pas vraiment le fait de vieillir qui m’angoisse le plus. C’est le fait de voir qu’il y a des gens qui ont fait des trucs à mon âge, que je n’ai pas fait. Je parle de projets musicaux etc. Ca fou une espèce de pression que je trouve négative en fait. Je dis pas que mon temps est compté mais que j’aurais pu faire plus.

Marvin : Kylian Mbappé il a 19 ans et il a une coupe du monde quoi ! (rires)

Oscar : Oui d’accord mais bon, on ne peut pas être tous au top tout le temps ! Moi je dirais qu’en fait la vie est un truc assez long et qu’il faut en profiter quoi. C’est tout ce que j’aurais à dire la dessus.

Pierre : Il y a une chose qui est sûre c’est qu’on se sent tous les 4 et le projet en lui-même dans une espèce d’urgence ! On a clairement la dalle et il y a ça qui pèse sur nous à des niveaux complètements différents je pense et c’est pour ça qu’on veut aller vite, aller fort et faire du mieux possible !

 

LVP : Comment vous envisagez la suite justement ? Après cette sortie d’EP, est-ce que vous réfléchissez déjà à un album ?

Pierre : On pense ressortir quelque chose d’ici peu, un deuxième EP ou un deux titres. On va sortir des clips. L’album c’est pas pour maintenant car c’est quand même quelque chose qui paradoxalement demande assez de temps. C’est pas rien, un album c’est quelque chose d’important.

Marvin : C’est un accomplissement un album et on se sent pas prêts pour le faire maintenant. On a envie d’évoluer un peu plus encore avant de pouvoir le faire. On ne fait pas un album dès le premier soir ! (rires)

Pierre : Après on a des rapports de temporalité peut être différent de tout le monde ! On dit qu’on ne se sent pas encore prêts mais au final ça peut venir dans 1 ans quoi, ou dans 2 jours ! (rires). Non le but c’est surtout de tourner, on entreprend 2019 avec quand même pas mal de dates et tourner et faire des concerts c’est un peu le cœur du projet, c’est sur scène que tout prend son sens, d’ailleurs on invite tout le monde à venir nous voir !

Adrien : Il y a une vingtaine de dates qui vont être annoncées, dont des dates à l’étranger.

Pierre : On commence aussi à s’exporter hors de Paris et ça fait plaisir ! Par exemple on joue au Portugal le 25 mai au Monitor Festival à Leiria.

 

LVP : Est-ce qu’il y a un artiste en particulier dont vous aimeriez faire la première partie ?

Pierre : Je vais en citer deux, j’aimerai bien qu’on joue en première partie de The Soft Moon ou de Shame !

Marvin : Moi je dirais de These New Puritans ou des Horrors.

Oscar : Pour dire des noms différents, je sais pas je dirais les Horrors ou Shame par exemple ! (rires)

Pierre : J’aurai bien aimé jouer en première partie des Happy Mondays ou de Blur aussi ! Les Beatles pourquoi pas !

Adrien : Moi The KVB en fait !

Pierre (qui ne s’arrête plus): Ah j’aimerai bien jouer en première partie de Agent Side Grinder, Detachments, Rendez Vous !

Adrien : Iron Maiden !

Marvin : Et Rolling Stones !

Et le mot de la fin de cette interview : VOILA !

On vous donne rendez vous Samedi à La Clef à Saint-Germain-En-Laye (78) pour un live plus qu’agité aux côté de Rendez Vous et Wallenberg !

Toutes les dates à venir :