Acid Arab : le soleil dans la nuit

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Chaleur à l’Aéronef en ce vendredi soir frisquet ! Eh oui, Acid Arab et ses potes Ammar 808 et ڭليثرGlitter٥٥ ont enflammé la salle de 21h à 3h du mat’ pour les plus déter’. On était là et on a eu très chaud ! Pas besoin d’aller en Tunisie, la chaleur était surtout humaine avec un public plein d’énergie qui danse comme jamais.

On a de l’énergie à revendre à Lille ! 21h : le début de soirée est assez obscur, de la bonne techno trap qui fait bouger lourdement le bassin. Ammar 808 a offert des visuels sensas entre psyché et statues antiques. 

A priori, la soirée s’annonçait dark jusqu’à ce que les sons de l’orient arrivent pour illuminer et fassent lever les bras. Il faut savoir que Ammar 808 a fait la tournée AMMAR 808 & The Maghreb United pendant l’été 2018. Le producteur Sofyann Ben Youssef resserrait donc son style autour du Targ, une musique traditionnelle du Nord-Ouest tunisien.

Voilà l’ambiance avec des sons comme Rajel, Degdega ou encore Boganga & sandia, éco-cup à la main, on se met bien.

© Maxime Delobel

La température monte, pile pour Acid Arab. La salle est désormais noire de monde, on se sert un peu plus pour danser. Guido Minisky et Hervé Carvalho arrivent triomphant d’avance (accueil chaleureux du public en même temps) avec leur copain claviériste Kenzi Bourras pour approfondir le voyage en Méditerranée. 

Pour célébrer « Jdid » (2019), le nouveau bébé des DJs. Une structure de métal en relief, sobre à l’arrière, pas besoin d’artifice, juste des variations de lumières qui changent la donne. Le décor présenté, on est rincé avec les gros succès du groupe : Stil, Gul l’Abi, extraits de « Musique de France » (2016). Évidemment, on a entendu quelques titres de leur dernier album, comme Club DZ, Électrique Yarghol 

© Maxime Delobel

0h30 : Alors qu’on était on fire, les DJs partent, quoi ? Déjà ? Non, ils sont juste allés chercher Cheikha Hadjla comme des gentlemen ! C’est la folie, tout le monde est fou et Dame Hadjla interprète le titre phare du dernier album : Malek Ya Zahri. Le contenu des verres commence à s’envoler un peu partout, on pousse un peu plus, la soirée bat son plein. Pari réussi pour les DJs qui ont transporté la chaleur du soleil dans la nuit.

1h30 : ڭليثرGlitter٥٥ prend la relève, la salle se vide un peu. On a plus d’espace pour danser, mais on a toujours aussi chaud. Dans le magazine Trax récemment, elle contrôle les platines chez Rinse France. La belle marocaine de Rabat n’a rien à envier à personne niveau prestance. 

Pour le coup, on repasse à de la techno bien bourrine aux influences raï, à cette heure on aime bien ! Elle lâche son mix et les plus téméraires tiennent jusqu’au bout (ou non). Dans tous les cas, c’était top et si elle revient, ne la rate pas, même Billboard la recommande.

© Maxime Delobel

Pour conclure, la soirée était vraiment au top et a fait du bien à tout le monde, remerciements à l’Aéronef pour ses prog’ on point et à WART pour l’organisation.