Et Lewis Ofman inventa le tringle

Tu fais tourner ?
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On plaisante un peu, mais à l’heure où l’actualité musicale est souvent guidée par les routines album-promo-tournée qui  plombent souvent toute spontanéité, la manière dont Lewis Ofman envisage les choses détonne un peu et nous fait du bien. On le retrouve comme on retrouve un copain, le rendez-vous n’est jamais vraiment sûr mais il est attendu. Cela créée une certaine connivence entre le jeune homme et son public, une manière de nous rappeler sa présence et de nous permettre de blinder régulièrement nos playlists de sa mélancolie douce et de son sens de la mélodie imparable.

Donc oui, le Parisien est de retour et comme il ne fait rien comme personne, et qu’il trouve le terme EP moche, il a inventé un nouveau concept : le tringle. Trois singles pour le prix d’un (alors que les nouvelles lois françaises interdisent cette pratique désormais, fais gaffe Lewis !), trois chansons aussi importantes et réjouissantes les unes que les autres : pas de jalouses, elles sont toutes les trois sublimes.

Ce tringle donc, c’est le remède idéal à la soirée un peu ratée, le genre de chanson qu’on écoute facilement dans le métro ou le bus, les yeux dans le vague en pensant à la fille de nos rêves. C’est aussi une manière pour Lewis Ofman d’affirmer un peu plus son projet de dynamiteur pop, dont les influences sont aussi diverses qu’elles sont éclatantes.

Ici on pense assez fortement au génie Vladimir Cosma sur Tes Yeux dans cette façon de mettre en avant la composition sans en avoir l’air, de nous faire voyager sur place, d’inviter à la rêverie. Sur ce titre, et aussi plus particulièrement sur Je Pense A Toi, on aime aussi la fragilité qui se dégage de la voix du garçon. Le placement n’est pas toujours parfait, ça frôle le faux par moment mais c’est ce qui renforce le sentiment de sincérité qui colle parfaitement aux paroles douces amères et hyper romantiques des deux titres.

Enfin, parce que c’est aussi son truc et qu’on serait un peu déçu de ne pas y avoir droit, Lewis Ofman nous offre une petite bombe instrumentale avec Yes. Ça sent l’italie, le disco, le soleil et le bonheur tout en maintenant cette légère vague nostalgique qui fait tout le sel de sa musique.

Avec ces trois nouveaux titres, Lewis Ofman espère s’ouvrir plus facilement aux gens et leur faire comprendre son projet et sa musique. Le message est une nouvelle fois 100% reçu chez nous. On se dit rendez-vous dans 2 mois ?