Les clips de la semaine #31

Tu fais tourner ?
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Les clips de la semaine, c’est votre rendez-vous du dimanche. Pour faire passer votre gueule de bois et pour adoucir votre week-end, on vous sélectionne les clips qui ont fait l’actu de ces derniers jours. Les clips de la semaine épisode 31, c’est maintenant.

 

Oré – Vacances

Oyez oyez, sentez vous les effluves du mois de juillet ? Il est grand temps de s’évader, vous ne pensez pas ? Quoi, vous êtes bloqué chez vous et vous regardez le ciel en pensant au bleu de l’océan ? Ne vous inquiétez pas, on a quatre minutes de bonheur à vous offrir. Forcément ça s’appelle Vacances et évidemment il y a l’amie Oré au micro et à la prod. Si au premier degré la chanson d’Oré parle de vacances, elle parle surtout d’évasion, de cette envie qu’on a tous parfois de tout plaquer, de s’évader de ce monde consumériste qui nous étouffe et nous dévore de l’intérieur. Alors on part, main dans la main, l’horizon comme seul but. C’est un peu tout ça Vacances, une ode à la fuite et à la rêverie. Derrière la caméra, on trouve le trio magnifique de La Sale Affaire avec une recette toute simple : du talent, de l’amour, de l’humour et un soupçon de bizarrerie. Devant la caméra, Oré bien sûr et son homme parfait Alphonse le mannequin. Un clip qui fait sourire et nous permet de mettre les soucis de côté à son visionnage. Oré retournera le point éphémère le 12 septembre, on vous en reparle bientôt.

Baptiste W. Hamon – Bloody Mary

Ambiance crépusculaire avec Baptiste W. Hamon. Pour Bloody Mary, le plus américain des Français trempe sa plume dans la mélancolie et sa guitare dans la nuit pour un titre éthylique qui sent les confessions qui tanguent, les rencontres qui bouleversent et les regards qui se croisent, se toisent et finissent par fusionner les uns dans les autres. Un titre languissant, presque inquiétant, où l’éphémère et l’alcool jouent les rôles de diluants pour laisser glisser l’honnêteté, celle qui peut tout changer et tout faire grandir. Pour la vidéo, Romain Winkler reconstitue le fantasme du bar du Texas, entre regards western prêt à dégainer, fantasmagorie et tension des corps qui virevoltent et expriment la force des mots. On se reprendrait bien un petit  Blood Mary tiens…

Lonepsi – Ma dernière chanson triste

Le poids des mots pour nous faire sentir le poids des maux : à l’écoute de Lonepsi c’est cette idée qui nous vient en tête. Loin de l’égotrip (même si on remarque sur le bus l’affiche de son concert à La Cigale le 27 novembre), le garçon joue plus de la poésie, des paroles pour nous faire vibrer. Avec Ma dernière chanson triste, le bonhomme sonne juste et tape fort avec une track prenante qui se balade entre douceur et efficacité brute, ne masquant jamais l’importance d’un texte qui nous sert de guide. Ces mouvements incessants, Jean Charles Charavin les met en image, offrant à Lonepsi un rôle presque fantomatique de personnage omniscient qui se promène entre différentes scénettes plus ou moins joyeuses, toujours à la recherche d’une chose qu’il ne semble pas pouvoir atteindre.

Vendredi sur Mer – Chewing-Gum

Les histoires d’amour finissent mal en général… Surtout les premières toujours trop intenses, furieuses et fatalement dévastatrices. Et si les souvenirs ne conviennent pas, si la réalité est trop brutale pour pouvoir garder les souvenirs qu’on voudrait voir exister, autant effacer la bande et tout recommencer en mieux ? C’est ce que fait Vendredi sur Mer avec Chewing-Gum, titre aussi enjoué dans sa production que sombre et désenchanté dans ses paroles. Pour la première fois la Suissesse apparaît dans une de ses vidéos, dans laquelle elle rejoue ses premiers amours pour Alice Kong. En jouant de cette dualité entre le faux et le vrai, entre ce qu’on aurait aimé vivre et la triste réalité, elle montre surtout que si les histoires d’amours font parfois du mal, ce sont aussi elles qui nous forment et nous permettent de grandir et de devenir ce que l’on est.

Penelope Antena – June’87

Lorsqu’un aïeul offre une once de son génie dans une petite boîte à bande. Lorsque, des décennies durant, le craquement feutré d’un Wurlitzer attend son ornement. Lorsque le passé s’écoute au présent. Si Marc Moulin n’est plus, sa brillante petite fille, aujourd’hui protagoniste de notre histoire, nous fait don d’une mélodie composée par ce dernier, un certain June’87, puis oubliée. Un hommage des plus attachant, une place de choix parmi les merveilles forgeant Antelope, premier opus de Penelope Antena sur lequel nous avons couché quelques phrases. Aussi authentiques que l’enregistrement, les clichés, joliment usés par le temps, nous invitent au cœur de son intimité. Des étendues, le refuge, quantité d’autres petites boîtes à bande, son visage, son sourire. La focale pointe le ciel cotonneux. Peut-être est-ce un salut à l’être perdu ou n’est-ce qu’une façon de confondre la poésie des mots à celle des paysages, dévoilés tout au long de ces brèves minutes volées aux mémoires familiales.

Thylacine – Versailles

Joyau passé à l’as la semaine dernière, nous souhaitons tout de même présenter Versailles, chef-d’œuvre du maître de l’extraordinaire Thylacine. Imaginez-vous seul au milieu du prestigieux château. Que feriez-vous ? Une utopie pour certain, une réalité pour le désormais couronné roi de l’électro, ici muni de son matériel d’enregistrement afin de saisir l’infime musique du géant. Une invitation qu’il n’aurait pu refuser connaissant son évidente curiosité et son goût inextinguible pour l’aventure, en témoigne ROADS – Vol.1 sorti en début d’année. Un voyage, autant visuel que sonore, où dorures, cristaux et horlogeries chantent les secondes à une galerie des glaces chaque fois plus somptueuse. Quand Thylacine s’inscrit au patrimoine français.

Fadah – BPM

Entre rap et ambiance électronique, le rappeur Fadah fait valser les BPM dans son dernier morceau. Il kicke un texte conscient sur l’instrumentale enjouée de BLV. Un contraste permettant au morceau d’être festif malgré un thème sérieux. Les images de Skip donnent vie au morceau. Il s’est inspiré de l’ambiance de la série américaine Black Mirror pour réaliser ce clip. Dedans on y voit des livreurs effectuer leur travail. Mais leurs livraisons sont tout sauf ordinaires : entre armes et humains, autant dire que leurs clients ont des goûts particuliers. Le clip ainsi que le morceau traitent de l’aliénation et de la dépendance à ce qui nous entoure. Fadah arrive avec une nouvelle vision du rap, ce qui fait de lui une des personnes à suivre dans ce milieu.

Slim & The Beast – Lisbon

Le soleil est toujours là, alors autant en profiter. On pourrait vous faire le coup de la fausse devinette mais vu le titre de la chanson, vous vous doutez bien de l’endroit où nous emmène Slim & The Beast. Le groupe franco-américain a donc décidé de retourner aux origines de l’inspiration de sa chanson pour tourner son clip… à Lisbonne, au Portugal. Vous êtes surpris ? Nous aussi. Lisbon est un titre lumineux, enjoué et entraînant dans sa rythmique estival mais dans les paroles, une pointe de mélancolie apparaît, celle de l’été qui arrive toujours à sa fin, des relations qui se terminent et de celles qu’on a manquées. En attendant, comme dit précédemment, le soleil est là et l’été ne fait que commencer alors autant en profiter pour danser, vivre et profiter avec ce joli clip ensoleillé qui pousse au voyage et à la découverte de nouveaux lieux. Rendez-vous à Lisbonne ?

INÜIT x DISIZ – PLEINS PHARES

Cette semaine, la palme de la collab la plus innatendue et improbable est décernée à Inüit et Disiz pour le morceau Plein Phares. Le groupe nantais ne cesse de nous surprendre depuis la sortie de leur album Action qui a été un véritable coup de cœur à la rédaction. Entre la voix percutante et envoûtante de Coline Rio, chanteuse du groupe, et les talents inégalables des multi-instrumentistes que sont Pierre, Rémy, Simon, Alexis et Pablo, difficile de trouver un artiste à leur hauteur. Et pourtant, ils l’ont fait ! La fusion de l’univers indéfinissable de Disiz (mais non pas dénué d’une force et d’un talent qui lui collent aux baskets depuis près de 20 ans) où son flow tranchant domine et de celui d’Inüit où la pop et l’électro sont maîtres, a fait l’effet d’une belle surprise et on peut dire qu’ils se sont bien trouvés car le résultat est sans pareil. À la prod, on y retrouve Vladimir Cauchemar, the one and only, mais aussi Lazy Flow et Inüit, qui ont également souhaité mettre leur main à la pâte. Du côté du clip, la bonne humeur règne et c’est sans prise de tête que les artistes nantais se laissent aller. On irait même jusqu’à dire que les 2min36 de ce morceau nous laissent un peu sur notre faim, car oui c’est véritablement trop court pour un titre aussi rythmé et entraînant que celui-ci. Et c’est à peine sorti, qu’il s’est de suite retrouvé dans nos playlists pour accompagner nos soirées estivales entre copains et on vous recommande de faire de même. Promis, personne ne sera déçu.

MARBLE ARCH – Moonstruck

Ces noms vous sont familiers ? C’est normal, le groupe figure parmi nos chouchous donc il va de soi que l’on sera toujours aux aguets pour chacune de leurs sorties. Dernièrement, l’artiste breton nous a offert un clip pour le morceau Moonstruck qui dévoile des sonorités pour le moins enchanteresses et captivantes tout autant que ces visuels psychédéliques signés Vinyl Williams et qui vous tiendront en haleine pendant près de 7 minutes, de quoi vous permettre de décrocher de la réalité un instant et de vous laisser emporter dans ce monde parallèle et fantasque issu tout droit du monde des rêves. Ce morceau mélancolique qui figurait déjà parmi nos favoris lors de la sortie de l’album en mars dernier, comble parfaitement nos attentes d’un point de vue des visuels. L’atmosphère est poétique, tendre et se mêle idéalement à la voix de l’artiste. Une atmosphère qui nous fait perdre tout sens de l’orientation, à tel point qu’on se demande si nous faisons encore face au réel ou si c’est le fantastique qui nous a emporté tant les deux se confondent parfaitement. Pour conclure, ce morceau c’est celui à lancer en fin de journée, au bord de votre piscine, l’idéal pour planer en somme.