Metronomy : Live entêtant à La Cartonnerie

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Le quatrième album de Metronomy est sorti il y a déjà quelques mois. Le premier album du groupe Anglais « Pip Paine », paru en 2006, avait des sonorités expérimentales ; En 2008 « Nights out », faisait la part belle à l’électro ; « The English riviera », sorti en 2011, laissait quant à lui place à la pop ; Enfin, ce quatrième opus du groupe, « Love Letters » nous entraine, pour sa part, dans les nues d’une pop céleste.

Mardi 4 novembre 2014, 21h00, La Cartonnerie, Reims. Arrivé tardivement, je profite des quelques minutes avant l’entrée en scène de Metronomy qui joue ce soir en tête d’affiche, pour me diriger vers le bar et me procurer une boisson désaltérante à bulles sans laquelle un concert ne serait pas totalement digne de ce nom.

photo pass

J’entends alors les premières notes annonçant le début du concert et me rends, sans plus attendre, dans la grande salle de la SMAC rémoise, au public venu en grand nombre. Placé derrière la régie son, je suis rapidement absorbé par la magie qu’opèrent les sonorités du groupe anglais avec ses synthétiseurs au son ancien hypnotisant, sa batterie juste, le charisme musical de Joseph Mount, la voix limpide d’Anna Prior… Le quatuor, vêtu essentiellement de costumes blancs, rappelle l’imagerie d’une pop anglaise classique qu’il s’approprie avec désinvolture en lui insufflant, avec une excentrique retenue, l’essence de la contemporanéité du XXIème siècle d’une Angleterre fantasmée.

photo live

Le concert enchaîne évidemment les titres des derniers albums du groupe, « The English riviera » et « Love Letters », revisités pour le live. Après avoir vu Metronomy au festival Elektricity en 2011 devant la Cathédrale de Reims, au festival du Cabaret vert durant l’été et enfin à la Cartonnerie en cet automne 2014, c’est ce dernier Live qui m’a semblé le plus abouti [avis totalement personnel de l’auteur de ces lignes], éclairé et entêtant. Ceci est peut-être lié au fait qu’il soit joué en intérieur, dans la pénombre d’une salle de concert au son et aux lights irréprochables, à l’osmose avec un lieu et un public pourtant réputé comme difficile et froid.

L’ultime note étant jouée, nous nous éloignons de la foule compacte pour nous rendre backstage, avec Razmo [cofondateur de la vague parallèle], et y percevoir l’envers du décor. Là, dans le couloir menant aux loges, sont alignées d’imposantes malles bondées d’un arsenal de costumes et de dizaines de paires de Repetto blanches : La panoplie parfaite d’excentriques anglais aux antipodes du normcore actuel. Une dernière coupe avant de prendre congé…, les titres de Metronomy, tournant en boucle dans mon esprit, promettent d’accompagner mes rêveries nocturnes. Bonne nuit.

photo loge

 

photo malle

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