Terrenoire dévoile un diptyque musical et visuel

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Découverts en 2018 avec un premier EP remarqué, les frangins de Terrenoire travaillent tranquillement à la création de leur premier album prévu pour 2020. En attendant, ils dévoilent deux titres composés ce printemps et le présentent aujourd’hui comme un diptyque aussi musical que visuel.

La vie est faite d’antagonismes. Des forces de puissances équivalentes qui se repoussent autant qu’elles s’attirent. Des pensées, des sentiments qui semblent opposés mais qui finalement ne pourraient vivre l’un sans l’autre et se complètent parfois dans un état aussi créatif qu’il peut être destructeur. Tout dépend de quel côté la pièce tombe, tout dépend de l’état, de l’instant du moment. Le monde face à nous peut se transformer en prison comme en château en un battement de cil, en une fraction de secondes. Les antagonismes forment le chaos, et parfois de ce chaos, de cette explosion des contraires peut sortir une création. C’est un peu ce qu’a fait Terrenoire avec ses deux nouveaux titres : De L’Ombre À La Lumière et Lâchons Prise.

 

Deux titres comme une quête, comme une réflexion entre le jour et la nuit. Deux titres aussi différents qu’ils en deviennent complémentaires, tant dans les thèmes que dans les ambiances. Ainsi De l’Ombre À La Lumière se veut une réflexion sur la quête de la célébrité, le besoin de reconnaissance qui peut virer facilement à l’addiction et à l’explosion. En résulte un titre aux influences volontairement brutales et directes, que ce soit dans la production mais aussi dans le choix des mots, flirtant par moments avec la vulgarité, et des punchlines scandées d’une manière proche du hip hop.

De l’autre côté du spectre il y a donc Lâchons Prise, plus poétique et atmosphérique, le second titre peut se voir comme la pensée des frères après l’explosion, comme le résultat de cette quête folle et désespérée qui se finit droit dans le mur. Là aussi le choix des mots est pensé comme un opposé à sa chanson sœur. Des mots simples, des phrases comme des mantras et une poésie de tous les instants baignée dans une tranquillité planante qui tranche avec la violence apparente qui apparaissait précédemment.

Le principe de dualité se joue aussi sur les vidéos, réalisées par Terrenoire, entre jour et nuit, entre forêt dans laquelle on se perd et ciel bleu et paisible où du linge sèche bercé par le vent. Avec ces deux titres, les frangins de Saint-Étienne offrent donc une œuvre en elle-même, qui ne se rattache à rien et qui vit par elle-même. Une manière d’enfoncer le clou d’un univers aussi singulier qu’attachant, qui marque ici une nouvelle étape dans leur réflexion artistique.